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Génie logiciel

Agile Tour Toulouse 2011

Le mercredi 19 octobre 2011, l’association SigmaT organise l’étape toulousaine de l’Agile Tour.

Agile Tour Toulouse a pour objectif d’être une journée de formation, d’échange, de partage d’expérience, de réflexion et de rencontre autour de l’agilité.
En 2010, pour la 3e édition, plus de 250 personnes ont assisté à la conférence.

Suite au succès des trois précédentes éditions, la journée aura lieu cette année à l’espace de congrès Diagora :

  • Un amphithéâtre de plus de 500 places pour les sessions plénières
  • Trois salles dédiées pour les ateliers et les sessions en parallèle
  • Un espace de plus de 500 m2 – la Place – où seront situés les stands des sponsors
  • Un espace salon de discussion ainsi qu’un buffet traiteur

Toutes les informations sont sur le site dédié à l’évènement :

http://agiletoulouse.org/

Surveillez le trafic maritime en temps réel

Trafic maritime en Manche, samedi 14 août 2010 en fin d’après-midi : plus de 2000 navires !

Il y a vraiment des applications Google Maps étonnantes ! MarineTraffic en est un exemple parfait. Ce site web trace en temps réel la route des navires civils qui émettent des données AIS. Ce système de tracking est devenu obligatoire pour les navires de fort tonnage et pour ceux qui transportent des passagers. D’autres de petits tonnages (notamment les bateaux de pêche) l’utilisent également car son système anti-abordage efficace sécurise la pratique de la mer.

Un petit tour sur la Manche. Ma doué ! Il y a du monde pour un samedi d’août ! Et ceux-là ne rentrent pas de vacances !

Je fais un tour vers un petit coin que je connais bien : la rade de Brest. Ah, tiens ? Le câblier de France Telecom est de sortie ! Il progresse doucement dans le goulet. Il part peut-être poser de la fibre au fond de l’Atlantique. D’autres navires sont à quai à Brest.

Passage du câblier René Descartes dans le goulet de Brest
Le câblier René Descartes… en vrai !

L’expérience utilisateur est surprenante. Je « vois » le René Descartes à 970 km de là, alors que mes cousins, sur les rives du goulet, ne le distinguent pas à travers le crachin !

Petite règle de prudence : n’utilisez pas ce service en mer, depuis votre joli iPad tout neuf. Rien, ni personne, ne garantit que les données sont conformes à la réalité ! Donc ouvrez l’oeil et branchez le radar ! C’est comme partir avec un GPS, sans prendre les cartes marines papier : quand il tombe en panne, on finit sur les cailloux. Ne rigolez pas, c’est arrivé…

Un grand merci à la station SNSM de Camaret qui m’a fait découvrir ce truc.

Le guide pratique Scrum bientôt dans les bacs

Encore 9 jours de patience avant de découvrir un livre très attendu : Scrum, de Claude Aubry, chez Dunod. Les méthodes agiles ont le vent en poupe et les précurseurs, comme Claude, ont maintenant suffisamment de recul et d’expérience pour nous expliquer Scrum avec beaucoup d’efficacité et de pédagogie.

A lire sans retenue !

Si après ça, vous n’êtes pas convaincus, je ne sais plus quoi faire. Ah si, venir aux ateliers du SigmaT (dont Claude Aubry est le président !). Le prochain est mercredi 3 février et ce sera un XP Game, parfait pour découvrir l’efficacité d’une démarche agile.

Barcamp PHP toulousain : la synthèse

Bacrcamp PHP Toulouse

Jeudi dernier se tenait le Barcamp PHP Cheese & Wine. Même si le vin et le fromage ont été très appréciés, nous n’étions pas venus (seulement) pour ça. Alors pour les absents qui ont eu tort de l’être, voici une petite synthèse de cette longue soirée.

Un vrai barcamp

Premier bon point : c’est un vrai barcamp où les participants se présentent et définissent le contenu des ateliers. Tous les barcamps ne respectent pas cette règle de base… Xavier Gorse, président de l’AFUP, a donc joué le rôle de « maître de cérémonie » pour établir le programme d’après les souhaits de chacun  :

  • PHP et sécurité
  • PHP 5.3
  • Déploiement d’applications PHP
  • PHP et les bases de données « NoSQL »
  • Outillage PHP
  • PHP et testing
  • Frameworks PHP

Pour ma part, j’ai participé aux ateliers :

  • Déploiement d’applications PHP
  • PHP et les bases de données « NoSQL »
  • PHP et testing

Je limite donc mon article à ces sujets, sachant que d’autres synthèses ont déjà été publiées :

Déploiement d’applications PHP

Cet atelier a mis en évidence la difficulté de déployer des applications web en général (technologies nombreuses et environnement hétérogène). Tous les outils existants ont été passés en revue, du paquet Linux (.deb) aux outils spécifiques à PHP (PEAR, Phing, Phar) en passant par des intermédiaires parfois plus adaptés (makefile, Puppet, Capistrano, Ant). Deux groupes de participants étaient clairement représentés, avec des besoins très différents :

  • Déploiement d’une solution sur un parc important et hétérogène (cas des éditeurs de solutions, comme Linagora avec OBM)
  • Déploiement d’un projet sur-mesure sur un ou quelques serveurs, mais très fréquemment et avec des contraintes d’intégration de contenus externes (cas des agences web, avec plusieurs déploiements par jour).

Dans le premier cas, la difficulté est d’identifier la configuration des serveurs cibles et de préparer les paquets d’installation correspondants (.deb pour chaque distribution Linux, .msi pour chaque version de Windows, etc.), tout en assurant la compatibilité des données sans toujours les connaître (tests de régression).

Dans le second cas, il faut savoir intégrer pendant le déploiement les données du site en exploitation (base de données, templates gérés par un web designer externe, etc.), avec d’éventuelles transformations (ETL, Extract Transform Load).

J’ai ajouté qu’un déploiement ne se limite pas à la livraison de la partie applicative mais doit aussi savoir traiter la mise à jour des outils liés au projet (plate-forme de gestion de tickets, extranet, feuille de route, tests, sauvegardes, alertes, etc.).

En dehors de PEAR, trés utilisé et qui est un outil de déploiement à l’origine, j’ai une préférence pour Ant + Phing et Capistrano.

Bases de données « NoSQL »

Là, on entre dans une autre dimension. Les bases « NoSQL » sont des bases de données non relationnelles. En gros, on ne retrouve pas le schéma habituel « tables contenant des champs et étant reliées entre elles ». L’avantage est d’obtenir des performances exceptionnelles sur des entrepôts de données énormes. Parmi les acteurs majeurs qui développent et utilisent des bases « NoSQL », on peut citer : Google (projet Big Table qui a inspiré le projet Cassandra), Facebook ou Linkedin.

Si on revient à la dure réalité d’un acteur de dimension modeste, on constate que ces technologies émergentes et prometteuses sont encore très spécifiques. Les bases relationnelles ont de beaux jours devant elles. La difficulté est notamment de réintégrer dans l’application PHP ce qui fait la force des systèmes SQL : sélection, jointures, intégrité référentielle, etc. Le volet testing des projets en prend un coup…

PHP et testing

Atelier en petit comité (6 personnes), en concurrence déloyale avec l’atelier Frameworks qui a fait le plein ! Nous avons tenté de lister les types de tests liés à une application web, en dépassant autant que possible la simple vue du développeur :

  • Tests unitaires (PHP et Javascript)
  • Tests fonctionnels
  • Tests d’IHM (via Selenium Core, Selenium RC et Selenium IDE)
  • Tests de recette
  • Tests de non régression
  • Tests de performance
  • Tests de charge
  • Tests de conformité (normes, W3C, accessibilité, etc.)
  • Tests ergonomiques (tri par cartes, paper prototyping, tests utilisateurs, etc.)
  • A/B testing

Les échanges sur nos expériences ont été très instructifs. Nous étions tous d’accord pour insister sur la définition précise des cas d’utilisation qui facilite la gestion des tests pendant toute la durée du projet avec le client. D’où une phase de spécifications sérieuse qui conditionne la qualité du travail livré. Certains tests peuvent faire l’objet de validation contractuelle, comme les wireframes issus de tests ergonomiques qui servent ensuite de feuille de route aux intégrateurs et développeurs.

La difficulté avec les tests, c’est de savoir placer le curseur pour ne pas s’y noyer. Il n’est pas réaliste d’appliquer les tests de façon exhaustive. C’est un idéal en contradiction avec les budgets et les délais imposés en pratique. Il faut donc savoir réaliser les bons tests, au bon endroit et au bon moment. Par exemple, sur le calcul des prix d’un panier de site e-commerce, sur l’intégration des données lors d’un couplage entre deux systèmes, sur l’ergonomie d’une interface riche, etc.

En résumé

Une excellente soirée qui a largement dépassée les 5 heures prévues ! L’accueil de Linagora et de l’AFUP était parfait, l’ambiance très sympathique et le niveau des échanges très pointu. Il y a des gens qui savent faire des choses avec PHP en Midi-Pyrénées ! Je pense qu’on remettra ça sous peu. Prochaine étape : le Bargento, lundi 9 novembre à Paris. Je serai présent avec l’équipe de l’AFUP pour organiser et animer cette journée qui s’annonce exceptionnelle. Et à la suite, le Forum PHP 2009, tout aussi exceptionnel. Sur ce coup-là, je déclare forfait. Il faut bien travailler un peu !

L’Agile Tour 2009 à Toulouse le 22 octobre

Agile Tour 2009

L’Agile Tour est de retour à Toulouse ! Le principe reste le même : faire découvrir les méthodes agiles et partager les retours d’expérience de leur application sur des projets réels.

L’édition 2008 a été un réel succès, alors ne boudez pas celle de 2009 ! L’efficacité des organisateurs et un contenu riche et utile vous rempliront la tête d’idées.

Ce sera le 22 octobre toute la journée, mais pas au même endroit que l’an dernier. Hélas ! Je ne pourrai pas m’y rendre, c’est une catastrophe… Heureusement, les comptes-rendus sont toujours complets, avec une copie des présentations faites à l’assistance. Que du bon en somme.

Informations et inscription : Agile Tour 2009

Barcamp PHP à Toulouse le 29 octobre

Bacrcamp PHP Toulouse

Linagora GSO, société spécialisée dans les Logiciels Libres, organise avec la participation de l’AFUP (Association Française d’Utilisateurs de PHP), son premier Barcamp sur le thème de PHP autour d’un Cheese and Wine.

Une bonne occasion de voir ce que le Sud-Ouest est capable de faire avec PHP, le tout chez mes amis de Linagora. Une excellente soirée en perspective !

> Informations et inscription

Un bien joli panier pour Magento 1.4

Panier Magento 1.4

Ouf ! Ce fut long et difficile, mais le résultat est là. Magento 1.4 arrive bientôt… avec un contrôle bien plus fin des calculs de prix et de TVA ! Suffisamment pour respecter les lois françaises sur les sites ouverts aux particuliers et pour programmer les promotions les plus folles en déclarant correctement la TVA !

Ceux qui se sont arraché les cheveux avec ça comprendront tout de suite l’intérêt de cette simple capture d’écran…

Je remercie l’équipe de Varien pour cet excellent travail et pour sa compréhension des subtilités de la fiscalité française. Vu des Etats-Unis, ce n’était pas gagné d’avance…

Donc, c’est un grand jour. Il faut maintenant attendre la validation de la version 1.4 qui devrait sortir bientôt. A Varien d’en faire l’annonce ! 😉

Virage stratégique pour Magento

Les choses avancent chez Varien et l’avenir de Magento se précise. Aujourd’hui, Varien a présenté à ses partenaires ses objectifs et le nouveau programme de partenariat (le troisième en un an). Changement radical ! Je ne vais pas tout dévoiler, c’est à Varien de le faire publiquement, mais un certain nombre d’intégrateurs vont devoir revoir leur stratégie de développement e-commerce autour de Magento. Rien que ça…

Magento Enterprise Edition arrive. Cette version propriétaire et payante (chère pour beaucoup mais abordable quand on regarde la concurrence directe) était prévue depuis l’origine, mais on en connait maintenant le contenu et les points forts (qui seront eux aussi dévoilés par Varien). La surprise vient du nouveau programme de partenariat, complètement revu autour de cette version.

3 niveaux (au lieu des 4 existants) définiront la capacité des intégrateurs à mettre en oeuvre cette version sur laquelle Varien compte beaucoup. Un donnant-donnant qui place la barre très haut ! Les partenaires seront de fait plus solides, autour d’un éditeur qui sera de fait plus impliqué.

Qu’en sera-t-il de la communauté Magento, centrée autour de la version open source et qui a fait le succès du buzz autour de Magento ? Varien tient à nous rassurer sur le sujet : la version open source s’appuiera sur les mêmes fondamentaux que la version Enterprise et en même temps (un peu à la SugarCRM sans doute). Reste à savoir comment seront réparties les contributions entre version libre et version propriétaire.

De mon côté, je vais devoir mesurer les conséquences de ces changements sur notre activité :

  • Peut-on encore vendre des projets Magento ? La question se pose légitimement. Avec des budgets moyens de plusieurs dizaines de k€, je suis sûr que oui, mais ça se mesure quand même !
  • Vers quel niveau de partenariat s’orienter ?
  • Comment structurer les offres autour des deux versions ?
  • Comment intégrer le coût annuel des licences ?
  • Comment assurer le service de garantie de la version commerciale ?
  • Comment définir les critères de sélection de la version libre ou de la version commerciale ?
  • Doit-on vendre à Varien notre expertise métier quand elle est intégrée dans la version commerciale seulement (la fameuse différence entre contribution et prestation) ?
  • etc.

Beaucoup de questions, donc. Ensuite, viendra le temps des retours. Varien a beaucoup insisté sur la nécessité d’avoir un feedback de ses partenaires sur le sujet. Je pense que cela n’a jamais été aussi nécessaire qu’aujourd’hui. Chacun peut et doit y trouver son compte.

Si ce virage est bien pris, Varien aura définitivement orienté Magento sur des marchés à gros potentiels. Le risque est peut-être de voir les petites agences et freelances s’orienter vers des solutions plus légères. Nous le sentions depuis un certain temps, mais ça se confirme d’un coup.

Bien préparer le barcamp Magento

203 participants enregistrés pour le barcamp Magento du 2 février ! Un résultat complètement fou pour un événement improvisé autour d’une idée d’Olivier, Daniel et François.

Tout est parti du constat que les échanges entre les utilisateurs de Magento devenaient nécessaires pour partager nos expériences et améliorer cette plate-forme e-commerce aussi exceptionnelle par sa puissance que par son exigence. Il faut croire que tout le monde attendait la petite étincelle pour s’agiter !

Maintenant que l’envie de partager est évidente, il va falloir gérer ce barcamp à 203 personnes. D’autant que les profils sont très variés : au-delà de l’éditeur (Roy Rubin, le CEO de Varien sera présent) et des intégrateurs Magento (partenaires officiels, agences web, développeurs freelance, consultants), on y trouvera aussi des utilisateurs (actuels ou futurs) en recherche d’informations pour exploiter leur site e-commerce. J’y rencontrerai même certains clients !

Que va donner ce joyeux mélange ? C’est tout le mystère d’un barcamp. Il peut prendre trois orientations :

  • une grande messe marketing à la gloire de la solution
  • un séminaire hyper-technique animé par des experts
  • une place de marché pour les porteurs de projets e-commerce et les prestataires concernés

Il sera sans doute les trois à la fois, parce que les sujets ne vont pas manquer et que des groupes vont rapidement se former autour de certains points-clés (performances, TVA, marché européen, fiscalité, livraison, échanges de données, optimisation du référencement).

Chacun apportant sa pierre à l’édifice (c’est le principe du barcamp), il me paraît important de bien préparer ce rendez-vous et donc d’avoir une idée claire des sujets que l’on souhaite partager. [Note aux organisateurs : peut-être aura-t-on un outil avant le barcamp pour évaluer les principaux sujets et donc le nombre et le type de groupes ?]. Après les débats, il serait intéressant d’avoir des comptes-rendus des différentes discussions, mais à 203, je ne vois pas vraiment comment ce sera possible. A moins de s’inspirer des méthodes agiles en nommant un rapporteur dans chaque groupe.

Pour ma part, j’ai bien envie de prendre un chemin à contre-courant de l’enthousiasme ambiant. Je vais me concentrer sur les aspects techniques et notamment les erreurs de jeunesse de Magento. Cela peut sembler provocateur, mais l’occasion est trop belle pour ne pas en profiter. Le but n’est pas de descendre en flèche une solution que je trouve exceptionnelle. Non, il est simplement de consolider rapidement Magento pour rendre son exploitation totalement compatible avec nos contraintes européennes.

Comme je le mentionnais dans un précédent billet (et je ne suis pas le seul), Magento a été conçu aux Etats-Unis, loin des contraintes (parfois absurdes) de notre marché. Varien fait un travail exceptionnel pour adapter Magento à nos besoins. Mais il reste encore quelques points très gênants, en particulier les calculs de TVA pour les sites B2C dont les prix de référence comprennent les taxes (loi Chatel oblige). Appliquez une remise sur un panier dont les produits n’ont pas tous le même taux de TVA et vous comprendrez assez vite ce que je veux dire… Ces faiblesses nous contraignent à sous-exploiter certaines fonctionnalités en attendant leur correction.

Ce grand rendez-vous serait alors l’occasion de travailler ces questions pour proposer à Varien l’ensemble des cas d’utilisation et les solutions techniques. Une sorte de consensus global qui contenterait tous les intégrateurs et faciliterait la tâche d’adaptation pour l’équipe de développement de Magento.

Je me lance ! Qui me suit ?

World of Goo : le design numérique par excellence


World of Goo, LA surprise numérique de cette fin d’année.

Noël approche ! C’est le moment de penser aux cadeaux. Et pour ceux qui cherchent encore, j’ai LE truc qui va plaire à tout le monde : World of Goo.

« Quoi ? Un jeu vidéo !? »

A première vue, oui, mais ce serait passer à côté de l’essentiel : il s’agit surtout d’une oeuvre numérique parfaitement réalisée. Pour calmer cet emballement juvénile soudain (cela doit faire 15 ans que je n’ai pas touché un jeu vidéo), je vais aborder le sujet sous un angle plus rabat-joie technique. Voici donc le cocktail détonnant qui compose la chose…

Un gameplay basique, mais un univers totalement décalé

Pour perdre du temps à jouer sans culpabilité, il faut pouvoir se plonger dans un univers en décalage complet avec la réalité. Avec World of Goo, on est servi ! Le but du jeu est plutôt simple (mettre des Goos dans un tuyau), mais l’histoire, les messages, les transitions entre les scènes nous plongent dans un univers caustique et sarcastique (rien que ça !), à mi-chemin entre le doux rêve et le cauchemar absolu.

Une création graphique originale

Chaque élément de l’interface est travaillé pour servir le jeu. Tous les détails comptent : la forme, le comportement, les interactions avec les autres éléments, les messages dans lesquels sont cachés des astuces. Le tout traité avec une grande cohérence graphique. Un excellent travail !

Une bande son extraordinaire

Les concepteurs de jeu le savent bien : le son est plus efficace que l’image pour immerger l’utilisateur. Et les concepteurs de World of Goo ne l’ont pas oublié. La musique se fond parfaitement aux phases du jeu, les bruitages sont superbes (la palme au bruit du Goo se faisant croquer !).

Une programmation sans faille

Dommage que je ne puisse pas accéder au code source… Quand on voit le jeu tourner, on perçoit immédiatement la qualité de la programmation (orientée objet, cela va de soi). Sa fluidité incroyable offre une parfaite maîtrise des éléments qui composent la scène. Aucun bug constaté.

Les lois de la physique parfaitement respectées

Je finis par ce qui fait le principal intérêt de World of Goo : son respect maniaque des grands principes de la physique : masse, inertie, élasticité, énergie, gravité, mécanique des fluides. Tout repose sur la parfaite intégration de ces notions intuitives. Nul doute que tout est programmé grâce aux formules mathématiques adéquates. D’ailleurs, le résultat semble largement inspiré d’autres projets, comme les animaux de SodaZoo (huit ans déjà !) ou les expériences de Yugo Nakamura.

Joyeux Noël !

Après ce déluge d’éloges, je ne peux que vous inciter à essayer ce jeu, d’autant que son prix reste très abordable (20$). Pour ma part, je garderai de ce projet l’exemple d’une parfaite intégration des différents métiers du numérique : scénario, création graphique, composition musicale, programmation objet, etc. Même si l’équipe derrière ce bijou se résume à quelques fous furieux talentueux !