Christophe Le Bot

  • Navigation rapide
Pratique de la conception numérique

Derniers commentaires

  • Test d’interface : paiement d’amendes en ligne
    • julienne | J’ai payé ce une contravention sur le cite dédié à cela ,je n’ai pas eu mon justificatif d paiement je suis inquiète car la semaine prochaine je serai dans la semaine ou je...
    • loren | L’algorithme surpuissant imaginé par les grands cerveaux de cette administration élimine la 5eme case lorsque les 3 premiers chiffres entrés par le citoyen verbalisé sont égaux. Pour...
  • Ajouter un disque à un serveur Linux Debian
    • nicolasg | Bonjour, Je réponds un peu tard à bosco Il est possible d’ajouter le deuxième disque comme un disque normal, et de faire un montage LVM (LVM : logic volume manaaer) avec les deux...
  • Récupérer le dernier auto-incrément MySQL avec PHP
    • chanteur06 | salut , une question : comment je remplace ça svp? >> $id_resto_tmp = mysql_insert_id(); mysql_query(‘INSERT INTO users_restos SET id_user=\ ».$_SE...
    • franky | Je pense que c’est ton commit qui n’est pas bon… relis le code de la fin de l’article… A+ utile plus de 5 ans après…
 

Archives de la catégorie
Concevoir

Agence web ou SSII : que choisir ?

Lors d’une conférence aux RSI Midi-Pyrénées, j’ai été amené à répondre à une question sur le choix du prestataire pour une plate-forme e-commerce. Ma réponse a été suffisamment maladroite et incomplète pour que plusieurs visiteurs me relancent sur le sujet dans les couloirs de Sup Info.

La fameuse question

La question était à peu près : « est-ce que le choix entre agence web et SSII n’est qu’une simple question de coût ? ».

J’ai donc répondu que le débat ne se situait pas là, puisque nous constatons une évolution profonde des agences web et des SSII autour des prestations Internet.

La fameuse réponse

Il y a 15 ans, quand démarraient les premiers projets Internet, il y a avait peu de technologies associées. Juste du HTML, même pas de CSS ! Ce nouveau canal de diffusion servait essentiellement à la communication d’entreprises. Naturellement, ce sont les services de communication et/ou de marketing qui ont hérité des projets Internet et ont, à leur tour, transmis les demandes à leurs prestataires habituels : les agences de communication et de design.

Résultat : ces agences ont créé des départements web autour de méthodes et outils utilisés dans les métiers de création. Il suffit de relire les cahiers des charges des sites web de l’époque pour s’en convaincre…

Puis, tout a évolué très vite. Les technologies ont débarqué à un rythme effréné. Attirés par ce nouveau marché juteux, les agences web ont fleuri (en débauchant des profils d’agences de communication et de design) et ont intégré de plus en plus de profils techniques, sans radicalement changer leurs méthodes. Jusqu’à l’éclatement de la « Bulle Internet » en 2000 et 2001.

Internet avait prouvé son intérêt, mais il fallait l’aborder autrement. Les entreprises ont donc impliqué d’autres profils, ceux de l’informatique, autour de méthodes et outils très différents.

D’une façon générale, les agences web qui avaient survécu au crash, ont continué leur chemin autour de la communication et de la conception de contenu et d’interfaces. Les SSII ont récupéré les développements techniques et l’exploitation des services Internet.

Avec le temps et parce que les deux mondes coexistaient sans réellement se comprendre, les rapprochements étaient inévitables. C’est ce que nous vivons depuis quelques années, avec les fusions-acquisitions d’agences web par les SSII (l’inverse est plus rare).

J’ai conclus ma « fameuse » réponse sur ce point. J’ai donc pris beaucoup (trop) de raccourcis et oublié la suite !

Ce que j’aurais dû ajouter

Bien sûr, se faire manger tout crû par une SSII n’a pas plu à certains responsables d’agences web qui réclament haut et fort leur indépendance et leur culture. Et je leur donne mille fois raison !

Voici donc la suite de ma pensée… qui reste toujours la mienne et soumise à débat.

En réponse à la demande des internautes (dont le comportement a fortement évolué avec la généralisation du haut débit), les acteurs d’Internet se spécialisent. Les profils et les prestations deviennent très techniques et mettent à l’écart les agences web qui n’ont pas su évoluer ou recentrer leur activité. Non seulement les méthodes des métiers de la création côtoient les méthodes de développement logiciel, mais Internet a fini par favoriser la création de nouvelles méthodes (méthodes agiles, développements pilotés par les tests, conception centrée utilisateur, etc.). S’il existe encore des agences web indépendantes, c’est parce qu’elles utilisent ces nouvelles approches.

A côté de cela, une myriade de nouveaux acteurs se focalise sur les marchés de niche : référencement, marketing viral, e-mailing, e-commerce, vidéo web, réseaux sociaux, univers virtuels, veille, développement RIA/RDA, M2M, convergence web / mobile, etc. Cette dynamique structure le marché des prestations Internet et favorise la créativité, technique à l’appui.

C’est ma vision des choses qui ne demande qu’à évoluer grâce à vos commentaires.

Magento et le web sémantique

Si vous êtes à Toulouse le mardi 27 mai et voulez tout savoir sur les solutions internet actuelles, je vous invite à vous inscrire aux RSI Midi-Pyrénées. 19 conférences sont programmées autour de trois thèmes majeurs : le e-commerce, les technologies web et les stratégies innovantes.

J’ai l’immense privilège (et la lourde tâche !) d’être invité à deux conférences pour aborder ces sujets et montrer le résultat d’approches innovantes dans le e-commerce. Je vais donc prendre mon sujet de prédilection du moment : Magento ! Et pour compliquer la chose, j’y ajouterai une dose de web sémantique, grâce aux travaux menés par Ekinos et Mondeca sur de nouvelles interfaces de sites marchands (navigation contextuelle, filtres à facettes, moteur de recherche sémantique, association de produits et conseils d’achat en temps réel, etc.). Et comme un bon exemple vaut mieux qu’un long discours, je prendrai comme support un site e-commerce Magento que nous développons en ce moment.

Je serai ravi de vous rencontrer sur place pour discuter de tous ces sujets qui me passionnent. Si vous venez, faites-moi signe ! Maxime et Florent, je vous ai déjà repérés ! D’ailleurs, merci Maxime pour ton dernier billet : je vais en avoir bigrement besoin mardi !

Dernière chose, si vous loupez Toulouse, l’équipe d’Ekinos sera présente à Paris le 5 juin pour le TEC Paris – Île de France.

Sauvez les développeurs !

Mettre au point des sites web qui fonctionnent avec Internet Explorer 6 relève du défi ! Ce qui devait arriver, arrive : Save the developers!

Pour ma part, j’ai pu mesurer le temps passé à mettre au point une interface pour Internet Explorer 6 : 15 à 25% du temps de développement des interfaces web ! Sans parler de l’énervement au sein des équipes de développement…

Alors, s’il vous plaît, mettez à jour votre navigateur web ! Ce sera bénéfique pour tout le monde : les développeurs pourront concevoir des interfaces plus rapidement, les applications web seront plus stables et vous bénéficierez d’un outil efficace et adapté au web d’aujourd’hui.

Vous avez l’embarras du choix :

Téléchargez Internet Explorer

Si vous tenez à rester dans le giron de Microsoft, installez dès que possible Internet Explorer 7. Les améliorations sont notables, même si nous sommes encore loin d’un résultat idéal. Il paraît qu’Internet Explorer 8 sera enfin un navigateur digne de ce nom. J’attends de voir… Bref, vous l’aurez compris : ce n’est pas mon préféré.

Téléchargez Firefox

Firefox 2 est le navigateur web le plus utilisé par les développeurs, grâce à une interface intuitive et une multitude d’extensions. Seule ombre au tableau : sa gourmandise en terme de ressources mémoire. Mais Firefox 3 apportera un sérieux changement de ce côté. Incontournable et recommandé par les professionnels.

Téléchargez Opera

Opera, c’est LE navigateur web par excellence. Léger, rapide, complet, il a tout pour plaire, en particulier son support quasi parfait des normes du W3C. S’il reste marginal sur les ordinateurs, il est le roi du web mobile !

Téléchargez Safari

Proposé par Apple, Safari est le navigateur web par défaut de MacOS, mais il fonctionne aussi sous Windows. Un bon produit qui possède la magie Apple. Parfait pour l’utilisateur qui ne veut pas s’embarrasser de technique.

Quel que soit votre choix, le plus important est d’abandonner Internet Explorer 6 !

Naviguer dans les graphes, un défi pour la conception d’interfaces ?

Le web sémantique est à la mode. Cette nouvelle « découverte » des notions fondamentales de l’informatique (le web est jeune, qu’il en soit pardonné…) entraîne une évolution des interfaces, à commencer par celles qui facilitent la compréhension et la manipulation de graphes de données.

Exemple avec le site dédié à l’exposition Design and the Elastic Mind du MoMA.

Interface du site web Design and the Elastic Mind
Interface du site web Design and the Elastic Mind.

L’interface (réalisée en Flash) permet de naviguer d’un article à un autre, grâce aux liens typés affichés sur chaque article sélectionné. L’idée est intéressante et l’aspect très réussi, mais l’ensemble manque d’efficacité (la destination d’un lien est imposée et la représentation mentale de l’ensemble est difficile).

Finalement, malgré son âge (7 ans), je trouve Kartoo plus efficace pour naviguer d’une information à l’autre, via leurs relations intrinsèques (même si ces dernières sont déduites de l’indexation des sites et ne gèrent ni l’orientation, ni la composition). Je l’utilise régulièrement quand un moteur « classique », comme Google, ne peut affiner une recherche floue.

Exemple de résultat Kartoo
Exemple de résultat de recherche avec Kartoo.

Autre approche, Visuwords qui tente de typer fortement les relations entre les données. Le résultat est exhaustif, mais, au-delà d’un item (ce que ne fait pas Visuwords), sa lecture nécessite du temps et un effort intellectuel important.

Visuwords
Recherche d’un mot dans le dictionnaire Visuwords.

Malgré le degré de finition de ces quelques exemples (et de tant d’autres glanés sur le web), je reste encore sur ma faim. Est-ce si difficile de concevoir une interface efficace pour naviguer dans des graphes complexes de données ? Je finis par le penser. A croire que notre (mon) cerveau n’a pas naturellement vocation à maîtriser ce type de représentation de l’information qui nous semble pourtant si intuitif…

Au bout du compte, j’en viens à me demander si la manipulation de graphes ne devrait pas être la chasse gardée des machines. Twine semble parfaitement tirer profit de cette approche.

Graphe de données Twine
Un graphe Twine… que l’utilisateur ne verra jamais !
Interface de Twine
L’interface de Twine, simple et pertinente.

Bug Labs crée les « user generated devices »

BUG 2
BUG de Bugs Labs.

Après l’ère du contenu généré par l’utilisateur (user generated content) et alors que nous commençons tout juste à avoir les outils pour créer facilement nos applications (user generated applications), Bug Labs commercialise des briques matérielles bien réelles pour créer ses propres appareils électroniques. Les user generated devices sont nés.

La gamme BUG se compose de BUGbase, la brique de base sur laquelle viennent se greffer les BUGmodules, tels qu’un capteur GPS, une caméra vidéo, un écran tactile, un capteur de mouvement, des touches, etc.

BUGbase
La BUGbase…
BUGmodules
… et ses BUGmodules.

Même si Lego le fait depuis longtemps, n’allez pas croire que BUG est un simple jouet ! Vous avez un potentiel créatif sans limite, servi par une excellente utilisation de la programmation orientée objet, l’objet ayant dans ce cas une réalité matérielle peu fréquente. Pour développer les fonctions de son appareil, le « créateur-concepteur-utilisateur » dispose d’un environnement de développement (BUG SDK, fonctionnant sous Eclipse) qui repose sur des technologies éprouvées (Java + framework OSGi).

BUG SDK
Le BUG SDK en action.

C’est donc tout naturellement que Bug Labs vient de remporter un CES award 2008.

Shoogle, votre téléphone mobile en sera secoué !

Lorsqu’en 2006, je défrichais le terrain de la téléphonie mobile pour quelques projets innovants (dont Goojet), certains ergonomes et designers préconisaient de se servir du mouvement pour manipuler les téléphones dans des contextes d’utilisation particuliers (déplacement, obscurité, discrétion…).

Aujourd’hui, les premiers résultats sont là et le projet de l’université de Glasgow le montre parfaitement.


Le projet Shoogle de l’université de Glasgow.

Le projet Shoogle met ainsi en oeuvre les capteurs de mouvement de certains téléphones pour simuler des interactions du monde matériel, comme secouer un objet pour savoir ce qu’il contient. La modélisation des sons reproduits repose sur une approche purement physique (principe de masses ancrées, ressort, friction, collision, granularité de surface), d’où la grande fidélité de restitution.

Source : InternetActu

Nouvelle année, nouvelles idées

Je souhaite que 2008 soit, pour nous tous, une nouvelle année de création, d’innovation et de réalisation. Avec beaucoup de satisfaction à la clé !

Internet qui fêtera ses 18 ans cette année, sera encore et toujours une source d’inspiration inépuisable. Un florilège pour bien commencer l’année :

Johnny Chung Lee. Etonnant tracking via la caméra infrarouge de la télécommande WII (novembre 2007).


AudioFaktor. Création musicale collaborative par des étudiants du Department of Computer Science (Daimi) de l’Université d’Aarhus (février 2007).
Projet Wiiwiiwiiwii
Wiiwiiwiiwii project. Ou comment jouer de la musique avec la Wiimote (septembre 2007).

Scratch. Un incroyable environnement de programmation accessible aux enfants, créé par Mitchel Resnick du fameux Medialab (mai 2007).
Pianoteq
Pianoteq. La modélisation numérique d’instruments est enfin une réalité commerciale grâce à cette série de pianos de toute beauté… et un beau succès mondial pour une entreprise toulousaine (avril 2007).

L’ère de l’overdose du savoir

Je cherchais depuis quelques temps une réponse à mon malaise persistant. John Maeda me l’a donnée :

Aujourd’hui, nous avons accès à tellement de choses, à des choses dont nous n’avons même plus besoin, c’est devenu un problème : beaucoup d’occasions d’apprendre, mais pas de temps pour apprendre.

Sous l’apparente évidence de cette phrase, se cache un bouleversement de taille : c’est la première fois que l’être humain se trouve dans cette situation !

Certes, on peut relativiser ces propos quand on sait que la moitié de la population française n’a pas un accès régulier à Internet…

Via Etienne Mineur

Cryptage MD5 réversible ? Indirectement, oui !

Le cryptage de mots de passe par MD5 est sans doute la mesure de sécurité la plus utilisée par les développeurs. Son intérêt : crypter une chaîne de caractères, sans avoir la possibilité mathématique de faire l’opération inverse. Enfin presque…

Depuis 2004, on sait que MD5 n’est plus très sûr. Cependant, casser cet algorithme n’est pas à la portée de tout le monde. Aucun risque pour vos bases de données utilisateurs ? C’est sans compter sur les bases de hash MD5. Leur but : stocker des chaînes de caractères et leur hash. Comme les utilisateurs entrent souvent des mots communs ou connus, il est très simple d’interroger ces bases pour obtenir la liste des chaînes de caractères compatibles avec un hash MD5. GData en est un exemple particulièrement efficace et complet.

Vous voulez connaître le mot de passe caché derrière le hash MD5 fe01ce2a7fbac8fafaed7c982a04e229 ? Le voici en 1/10e de seconde : demo. Et celui-ci, assez fréquent dans les bases mal paramétrées : 21232f297a57a5a743894a0e4a801fc3. C’est admin !

Il est temps de changer de méthode de cryptage…

Source : Nexen

Une interface tangible… en pots de yaourt !

Voilà une découverte qui me sort de ma léthargie bloguesque : une interface tangible composée de carton et de pots de yaourt !

Lors d’un précédent article, j’avais présenté le projet Reactable, un instrument de musique électronique collaboratif avec interface tangible multi-touch. Au-delà de la définition qui semble noyer l’incrédule dans un discours technico-commercial bien ficelé, la vidéo de démonstration suffisait à comprendre l’intérêt de la chose. La voici, rien que pour le plaisir :


La Reactable, projet du MTG de l’Université Pompeu Fabra de Barcelone.

Encore un projet de recherche inabordable pour l’internaute bêta ? Cette fois-ci, non, car une partie du projet Reactable est mise à disposition de tous en open source. Il s’agit de reacTIVision, le composant applicatif qui permet de capter les mouvements des objets sur la table.

Il n’en fallait pas plus pour qu’un ingénieux bidouilleur crée sa propre surface tangible, avec si peu de moyens que tout internaute peut l’avoir chez soi ! Voilà le résultat :

Interface tangible économique avec reacTIVision

Grâce à ce didacticiel clair et précis, vous avez là un excellent moyen de recycler vos pots de yaourt ! Très tendance.