Christophe Le Bot

  • Navigation rapide
Pratique de la conception numérique

Derniers commentaires

  • Une excellente thèse sur Simile Exhibit
    • Olivier Rossel | Bonjour. Malgre les annees, avez vous toujours en memoire vos usages d’Exhibit? Je serais ravi d’en discuter avec vous. Cordialement, Olivier Rossel.
  • Utiliser le planificateur de tâches OVH (crontab) avec PHP
    • Max | Bonjour, comme faire pour appeler une version de PHP qui n’est plus proposée par défaut dans le manager ? J’essaie de lancer un cron avec php 5.3 mais le log affiche No such file...
    • Christophe | @absolument Merci pour ces précisions. Je n’ai pas mis en place de tâches cron récemment, mais j’ai reçu quelques notifications étranges d’OVH il y a quelques...
  • Récupérer le dernier auto-incrément MySQL avec PHP
    • Thy | Sujet toujours *très* utile en 2015 ! Je réponds à Serge tsimba qui récupère un « Resource id ». (Et à tous ceux qui ont le même souci mais qui ne le disent pas) :)...
  • Régler l’heure de serveurs virtuels sous Debian
    • Ares_XL | Il semble que sur Débian la commande « tzconfig &ra quo; soit dépréciée et remplacée par : « dpkg-reconfigure tzdata » elle donne accès à une...
 

Archives de la catégorie
Qualité

Une traçabilité fine pour un pilotage global

« Tu as besoin de combien de temps sur cette tâche ? »

Quand on vous pose cette question, vous répondez toujours avec certitude et exactitude, sans qu’il y ait de remise en cause de votre engagement en fin de projet, n’est-ce pas ? Dites-moi oui et je ne vous croirai pas !

Même si les méthodes de gestion de projets donnent des indicateurs satisfaisants, notamment en approche agile, les écarts sur certaines tâches restent problématiques. Les raisons sont multiples : besoins imprécis, évaluation partielle du travail technique, mauvaise compréhension des objectifs, compétences inadaptées, planification défaillante… Si vous cumulez tous ces exemples, ce n’est pas gagné ! Mais en général, c’est plus pernicieux. Tout semble rouler… à part quelques tâches par ci, par là. Celles qui vont grignoter votre marge si difficile à atteindre !

Alors, ne peut-on vraiment pas faire mieux ? Avec une démarche d’amélioration continue, si.

Mais c’est quoi, ce temps qui file ?

J’ai vécu un projet un peu difficile (c’est le moins qu’on puisse dire…) qui m’a poussé à trouver une solution efficace. Sans prétendre vous donner les recettes miracles du projet calé à la minute près, je vous présente simplement un exemple d’approche qui a remis le projet sur les rails et assurer un pilotage de grande précision.

Ce projet, c’est celui de la rédaction de mon livre Magento. Il avait toutes les caractéristiques du projet foireux :

  • Première expérience dans la rédaction d’un ouvrage de référence.
  • Sujet récent qui manquait d’informations de qualité.
  • Projet personnel réalisé en dehors des heures de travail.

Autant dire que mon évaluation de départ n’était pas réaliste : 7 mois de travail qui en sont devenus 14. Mais le pire, c’est qu’après cinq mois, je n’avais toujours pas mesuré qu’il m’en restait 9 ! Le gros du boulot me semblait bien avancé, mais les finitions allaient s’avérer interminables : relecture, corrections, création de l’index, des schémas et des images…

D’où vient le problème ?

Si le projet était personnel, je devais néanmoins le caler avec la feuille de route de mon éditeur. Au fur et à mesure de la rédaction, mes estimations s’affinaient, je connaissais le temps de rédaction pour 100 lignes, le nombre de copies d’écrans réalisées en une heure, le temps de relecture d’un chapitre… Mais, le résultat n’était pas assez précis. Je n’arrivais pas à déterminer les priorités et je débordais souvent. Sans doute à cause de ces milliers de micro-tâches de quelques dizaines de secondes éparpillées dans 550 pages.

Bon sang, mais c’est ça le problème ! Ces micro-tâches, prennent-elles 10 ou 20 secondes ? Sont-elles 200 ou 500 par chapitre ? Voilà les bonnes questions !

Tracer au plus fin

Il fallait trouver le moyen d’évaluer la moindre tâche. Pourtant, on le sait : tout mesurer est inutile et coûteux. Eh bien, non ! C’est même ce qui m’a sauvé. L’astuce a consisté à placer un marqueur dans le texte dès qu’une tâche était identifiée. Ce marqueur permettait de connaître le type de travail et le temps estimé pour le réaliser.

Une image à faire, un marqueur. Une phrase à revoir, un marqueur. Un paragraphe à rédiger, un marqueur. Une page à relire, un marqueur. En quelques jours, j’avais mes milliers de marqueurs… et un premier résultat redoutable : je voyais sous mes yeux le reste à faire presque au double de mes estimations !

Après la douche froide, ce fut un vrai plaisir. Les temps estimés étaient respectés, l’analyse des grands lots très précise, la feuille de route bien tracée. Je pouvais organiser mon travail selon mes disponibilités : « Une heure de libre ? Ah tiens, je peux faire les 7 corrections du chapitre 12 et les livrer à l’éditeur ».

Et en pratique, ça donne quoi ?

Mon éditeur m’a laissé le choix des armes : Word ou OpenOffice. Si vous avez déjà tenté de rédiger un ouvrage de quelques centaines de pages sous Word avec un sommaire, des illustrations et des index, vous comprendrez vite pourquoi j’ai choisi OpenOffice, beaucoup plus fiable et adapté aux documents volumineux et structurés. D’ailleurs, l’ouvrage a tenu 14 mois dans OpenOffice sans un seul bug ! Ce que je dis là est valable pour LibreOffice, bien entendu.

Grâce à la recherche par expression rationnelle (regexp en anglais) d’OpenOffice, j’avais de quoi poser des marqueurs dans le texte et les extraire pour analyse. J’ai donc imaginé une nomenclature simple pour décrire les tâches :
-TODO [priorité] [type] [chapitre] [charge] [commentaire] TODO-

  • -TODO : début de marqueur
  • [priorité] : indicateur de priorité (A ou B)
  • [type] : type de tâche (rédaction, création de figure, correction, relecture, etc.)
  • [chapitre] : numéro du chapitre
  • [charge] : temps estimé en h
  • [commentaire] : pour savoir quoi faire
  • TODO- : fin de marqueur

Voici un exemple :

-TODO A WRITE C19 0,4 exemple getData() getDemoName() TODO-

Ce marqueur indique une tâche prioritaire (A) concernant la rédaction (WRITE) dans le chapitre 19 (C19) pour une charge de 0,4h. Le commentaire précise qu’il faut rédiger un exemple d’utilisation de deux méthodes (exemple getData() getDemoName()).

Marqueurs de tâches dans OpenOffice
Exemples de marqueurs de tâches dans une page sous OpenOffice.

La regexp suivante me permettait d’extraire tous les marqueurs du document :

-TODO .* TODO-

Recherche par regexp
Recherche des marqueurs de tâches dans le document OpenOffice.

Le résultat était récupéré dans le tableur OpenOffice Calc pour faire toutes les analyses possibles : temps de charge par chapitre ou par type d’activité, pourcentage d’avancement des chapitres, charge par priorité, etc. J’étais enfin dans le concret !

Liste des tâches dans le tableur
Liste des tâches dans le tableur.
Tableau croisé dynamique de la charge
Tableau de la charge par chapitre et par type d’activité.
Graphique de la charge
Graphique de la charge par chapitre.
Graphique des taux d'avancement
Graphique des taux d’avancement par chapitre.
Graphique de priorité
Graphique des priorités et de la charge par chapitre. Sans doute l’outil le plus utile pour prendre les bonnes décisions.

Et ça marche pour tout ?

L’énorme avantage de ce système, c’est d’affiner au fur et à mesure les estimations de charge des tâches. Le temps réel est facilement comparable au temps estimé, directement sur chaque marqueur du document de travail. Par expérience, on est donc de plus en plus précis sur les estimations des tâches qui se ressemblent.

Peut-on extrapoler ce principe à d’autres activités ? Oui, mais pas toutes. La rédaction d’un ouvrage est une activité particulière, assez « linéaire » : il faut remplir le contenu page après page. D’autres activités nécessitent des tâches plus imbriquées, plus diversifiées. Dans ce cas, il est difficile d’utiliser des marqueurs communs dans des outils et contenus différents.

A mes yeux, il existe une activité pour laquelle l’approche est pertinente et efficace : le développement informatique. Depuis très longtemps, les éditeurs de code acceptent des marqueurs pour gérer le travail des développeurs. Il y a même le fameux @todo pour lister les tâches à réaliser ! Alors pourquoi ne pas aller jusqu’au bout ? Dans les solutions complexes comme Magento, il n’est pas toujours facile d’estimer l’ensemble des micro-tâches autour du développement d’un module : implémentation des méthodes, optimisation des objets, modification des interfaces, calage des feuilles des styles, optimisation des performances, refactorisation, tests, etc.

Grâce à vos marqueurs, vous verrez bien plus vite qu’un module presque terminé nécessite encore le double de travail ! L’inverse est vrai aussi : quand vous allez plus vite que l’estimation, vous le voyez plus tôt, ce qui vous permet d’optimiser votre plan de charge ! Et les développeurs sont heureux : ils n’ont pas à sortir la tête du code pour faire leur compte-rendu au chef de projet 😉

Agile Tour Toulouse 2011

Le mercredi 19 octobre 2011, l’association SigmaT organise l’étape toulousaine de l’Agile Tour.

Agile Tour Toulouse a pour objectif d’être une journée de formation, d’échange, de partage d’expérience, de réflexion et de rencontre autour de l’agilité.
En 2010, pour la 3e édition, plus de 250 personnes ont assisté à la conférence.

Suite au succès des trois précédentes éditions, la journée aura lieu cette année à l’espace de congrès Diagora :

  • Un amphithéâtre de plus de 500 places pour les sessions plénières
  • Trois salles dédiées pour les ateliers et les sessions en parallèle
  • Un espace de plus de 500 m2 – la Place – où seront situés les stands des sponsors
  • Un espace salon de discussion ainsi qu’un buffet traiteur

Toutes les informations sont sur le site dédié à l’évènement :

http://agiletoulouse.org/

Le guide pratique Scrum bientôt dans les bacs

Encore 9 jours de patience avant de découvrir un livre très attendu : Scrum, de Claude Aubry, chez Dunod. Les méthodes agiles ont le vent en poupe et les précurseurs, comme Claude, ont maintenant suffisamment de recul et d’expérience pour nous expliquer Scrum avec beaucoup d’efficacité et de pédagogie.

A lire sans retenue !

Si après ça, vous n’êtes pas convaincus, je ne sais plus quoi faire. Ah si, venir aux ateliers du SigmaT (dont Claude Aubry est le président !). Le prochain est mercredi 3 février et ce sera un XP Game, parfait pour découvrir l’efficacité d’une démarche agile.

Barcamp PHP toulousain : la synthèse

Bacrcamp PHP Toulouse

Jeudi dernier se tenait le Barcamp PHP Cheese & Wine. Même si le vin et le fromage ont été très appréciés, nous n’étions pas venus (seulement) pour ça. Alors pour les absents qui ont eu tort de l’être, voici une petite synthèse de cette longue soirée.

Un vrai barcamp

Premier bon point : c’est un vrai barcamp où les participants se présentent et définissent le contenu des ateliers. Tous les barcamps ne respectent pas cette règle de base… Xavier Gorse, président de l’AFUP, a donc joué le rôle de « maître de cérémonie » pour établir le programme d’après les souhaits de chacun  :

  • PHP et sécurité
  • PHP 5.3
  • Déploiement d’applications PHP
  • PHP et les bases de données « NoSQL »
  • Outillage PHP
  • PHP et testing
  • Frameworks PHP

Pour ma part, j’ai participé aux ateliers :

  • Déploiement d’applications PHP
  • PHP et les bases de données « NoSQL »
  • PHP et testing

Je limite donc mon article à ces sujets, sachant que d’autres synthèses ont déjà été publiées :

Déploiement d’applications PHP

Cet atelier a mis en évidence la difficulté de déployer des applications web en général (technologies nombreuses et environnement hétérogène). Tous les outils existants ont été passés en revue, du paquet Linux (.deb) aux outils spécifiques à PHP (PEAR, Phing, Phar) en passant par des intermédiaires parfois plus adaptés (makefile, Puppet, Capistrano, Ant). Deux groupes de participants étaient clairement représentés, avec des besoins très différents :

  • Déploiement d’une solution sur un parc important et hétérogène (cas des éditeurs de solutions, comme Linagora avec OBM)
  • Déploiement d’un projet sur-mesure sur un ou quelques serveurs, mais très fréquemment et avec des contraintes d’intégration de contenus externes (cas des agences web, avec plusieurs déploiements par jour).

Dans le premier cas, la difficulté est d’identifier la configuration des serveurs cibles et de préparer les paquets d’installation correspondants (.deb pour chaque distribution Linux, .msi pour chaque version de Windows, etc.), tout en assurant la compatibilité des données sans toujours les connaître (tests de régression).

Dans le second cas, il faut savoir intégrer pendant le déploiement les données du site en exploitation (base de données, templates gérés par un web designer externe, etc.), avec d’éventuelles transformations (ETL, Extract Transform Load).

J’ai ajouté qu’un déploiement ne se limite pas à la livraison de la partie applicative mais doit aussi savoir traiter la mise à jour des outils liés au projet (plate-forme de gestion de tickets, extranet, feuille de route, tests, sauvegardes, alertes, etc.).

En dehors de PEAR, trés utilisé et qui est un outil de déploiement à l’origine, j’ai une préférence pour Ant + Phing et Capistrano.

Bases de données « NoSQL »

Là, on entre dans une autre dimension. Les bases « NoSQL » sont des bases de données non relationnelles. En gros, on ne retrouve pas le schéma habituel « tables contenant des champs et étant reliées entre elles ». L’avantage est d’obtenir des performances exceptionnelles sur des entrepôts de données énormes. Parmi les acteurs majeurs qui développent et utilisent des bases « NoSQL », on peut citer : Google (projet Big Table qui a inspiré le projet Cassandra), Facebook ou Linkedin.

Si on revient à la dure réalité d’un acteur de dimension modeste, on constate que ces technologies émergentes et prometteuses sont encore très spécifiques. Les bases relationnelles ont de beaux jours devant elles. La difficulté est notamment de réintégrer dans l’application PHP ce qui fait la force des systèmes SQL : sélection, jointures, intégrité référentielle, etc. Le volet testing des projets en prend un coup…

PHP et testing

Atelier en petit comité (6 personnes), en concurrence déloyale avec l’atelier Frameworks qui a fait le plein ! Nous avons tenté de lister les types de tests liés à une application web, en dépassant autant que possible la simple vue du développeur :

  • Tests unitaires (PHP et Javascript)
  • Tests fonctionnels
  • Tests d’IHM (via Selenium Core, Selenium RC et Selenium IDE)
  • Tests de recette
  • Tests de non régression
  • Tests de performance
  • Tests de charge
  • Tests de conformité (normes, W3C, accessibilité, etc.)
  • Tests ergonomiques (tri par cartes, paper prototyping, tests utilisateurs, etc.)
  • A/B testing

Les échanges sur nos expériences ont été très instructifs. Nous étions tous d’accord pour insister sur la définition précise des cas d’utilisation qui facilite la gestion des tests pendant toute la durée du projet avec le client. D’où une phase de spécifications sérieuse qui conditionne la qualité du travail livré. Certains tests peuvent faire l’objet de validation contractuelle, comme les wireframes issus de tests ergonomiques qui servent ensuite de feuille de route aux intégrateurs et développeurs.

La difficulté avec les tests, c’est de savoir placer le curseur pour ne pas s’y noyer. Il n’est pas réaliste d’appliquer les tests de façon exhaustive. C’est un idéal en contradiction avec les budgets et les délais imposés en pratique. Il faut donc savoir réaliser les bons tests, au bon endroit et au bon moment. Par exemple, sur le calcul des prix d’un panier de site e-commerce, sur l’intégration des données lors d’un couplage entre deux systèmes, sur l’ergonomie d’une interface riche, etc.

En résumé

Une excellente soirée qui a largement dépassée les 5 heures prévues ! L’accueil de Linagora et de l’AFUP était parfait, l’ambiance très sympathique et le niveau des échanges très pointu. Il y a des gens qui savent faire des choses avec PHP en Midi-Pyrénées ! Je pense qu’on remettra ça sous peu. Prochaine étape : le Bargento, lundi 9 novembre à Paris. Je serai présent avec l’équipe de l’AFUP pour organiser et animer cette journée qui s’annonce exceptionnelle. Et à la suite, le Forum PHP 2009, tout aussi exceptionnel. Sur ce coup-là, je déclare forfait. Il faut bien travailler un peu !

L’Agile Tour 2009 à Toulouse le 22 octobre

Agile Tour 2009

L’Agile Tour est de retour à Toulouse ! Le principe reste le même : faire découvrir les méthodes agiles et partager les retours d’expérience de leur application sur des projets réels.

L’édition 2008 a été un réel succès, alors ne boudez pas celle de 2009 ! L’efficacité des organisateurs et un contenu riche et utile vous rempliront la tête d’idées.

Ce sera le 22 octobre toute la journée, mais pas au même endroit que l’an dernier. Hélas ! Je ne pourrai pas m’y rendre, c’est une catastrophe… Heureusement, les comptes-rendus sont toujours complets, avec une copie des présentations faites à l’assistance. Que du bon en somme.

Informations et inscription : Agile Tour 2009

Un bien joli panier pour Magento 1.4

Panier Magento 1.4

Ouf ! Ce fut long et difficile, mais le résultat est là. Magento 1.4 arrive bientôt… avec un contrôle bien plus fin des calculs de prix et de TVA ! Suffisamment pour respecter les lois françaises sur les sites ouverts aux particuliers et pour programmer les promotions les plus folles en déclarant correctement la TVA !

Ceux qui se sont arraché les cheveux avec ça comprendront tout de suite l’intérêt de cette simple capture d’écran…

Je remercie l’équipe de Varien pour cet excellent travail et pour sa compréhension des subtilités de la fiscalité française. Vu des Etats-Unis, ce n’était pas gagné d’avance…

Donc, c’est un grand jour. Il faut maintenant attendre la validation de la version 1.4 qui devrait sortir bientôt. A Varien d’en faire l’annonce ! 😉

Bien préparer le barcamp Magento

203 participants enregistrés pour le barcamp Magento du 2 février ! Un résultat complètement fou pour un événement improvisé autour d’une idée d’Olivier, Daniel et François.

Tout est parti du constat que les échanges entre les utilisateurs de Magento devenaient nécessaires pour partager nos expériences et améliorer cette plate-forme e-commerce aussi exceptionnelle par sa puissance que par son exigence. Il faut croire que tout le monde attendait la petite étincelle pour s’agiter !

Maintenant que l’envie de partager est évidente, il va falloir gérer ce barcamp à 203 personnes. D’autant que les profils sont très variés : au-delà de l’éditeur (Roy Rubin, le CEO de Varien sera présent) et des intégrateurs Magento (partenaires officiels, agences web, développeurs freelance, consultants), on y trouvera aussi des utilisateurs (actuels ou futurs) en recherche d’informations pour exploiter leur site e-commerce. J’y rencontrerai même certains clients !

Que va donner ce joyeux mélange ? C’est tout le mystère d’un barcamp. Il peut prendre trois orientations :

  • une grande messe marketing à la gloire de la solution
  • un séminaire hyper-technique animé par des experts
  • une place de marché pour les porteurs de projets e-commerce et les prestataires concernés

Il sera sans doute les trois à la fois, parce que les sujets ne vont pas manquer et que des groupes vont rapidement se former autour de certains points-clés (performances, TVA, marché européen, fiscalité, livraison, échanges de données, optimisation du référencement).

Chacun apportant sa pierre à l’édifice (c’est le principe du barcamp), il me paraît important de bien préparer ce rendez-vous et donc d’avoir une idée claire des sujets que l’on souhaite partager. [Note aux organisateurs : peut-être aura-t-on un outil avant le barcamp pour évaluer les principaux sujets et donc le nombre et le type de groupes ?]. Après les débats, il serait intéressant d’avoir des comptes-rendus des différentes discussions, mais à 203, je ne vois pas vraiment comment ce sera possible. A moins de s’inspirer des méthodes agiles en nommant un rapporteur dans chaque groupe.

Pour ma part, j’ai bien envie de prendre un chemin à contre-courant de l’enthousiasme ambiant. Je vais me concentrer sur les aspects techniques et notamment les erreurs de jeunesse de Magento. Cela peut sembler provocateur, mais l’occasion est trop belle pour ne pas en profiter. Le but n’est pas de descendre en flèche une solution que je trouve exceptionnelle. Non, il est simplement de consolider rapidement Magento pour rendre son exploitation totalement compatible avec nos contraintes européennes.

Comme je le mentionnais dans un précédent billet (et je ne suis pas le seul), Magento a été conçu aux Etats-Unis, loin des contraintes (parfois absurdes) de notre marché. Varien fait un travail exceptionnel pour adapter Magento à nos besoins. Mais il reste encore quelques points très gênants, en particulier les calculs de TVA pour les sites B2C dont les prix de référence comprennent les taxes (loi Chatel oblige). Appliquez une remise sur un panier dont les produits n’ont pas tous le même taux de TVA et vous comprendrez assez vite ce que je veux dire… Ces faiblesses nous contraignent à sous-exploiter certaines fonctionnalités en attendant leur correction.

Ce grand rendez-vous serait alors l’occasion de travailler ces questions pour proposer à Varien l’ensemble des cas d’utilisation et les solutions techniques. Une sorte de consensus global qui contenterait tous les intégrateurs et faciliterait la tâche d’adaptation pour l’équipe de développement de Magento.

Je me lance ! Qui me suit ?

World of Goo : le design numérique par excellence


World of Goo, LA surprise numérique de cette fin d’année.

Noël approche ! C’est le moment de penser aux cadeaux. Et pour ceux qui cherchent encore, j’ai LE truc qui va plaire à tout le monde : World of Goo.

« Quoi ? Un jeu vidéo !? »

A première vue, oui, mais ce serait passer à côté de l’essentiel : il s’agit surtout d’une oeuvre numérique parfaitement réalisée. Pour calmer cet emballement juvénile soudain (cela doit faire 15 ans que je n’ai pas touché un jeu vidéo), je vais aborder le sujet sous un angle plus rabat-joie technique. Voici donc le cocktail détonnant qui compose la chose…

Un gameplay basique, mais un univers totalement décalé

Pour perdre du temps à jouer sans culpabilité, il faut pouvoir se plonger dans un univers en décalage complet avec la réalité. Avec World of Goo, on est servi ! Le but du jeu est plutôt simple (mettre des Goos dans un tuyau), mais l’histoire, les messages, les transitions entre les scènes nous plongent dans un univers caustique et sarcastique (rien que ça !), à mi-chemin entre le doux rêve et le cauchemar absolu.

Une création graphique originale

Chaque élément de l’interface est travaillé pour servir le jeu. Tous les détails comptent : la forme, le comportement, les interactions avec les autres éléments, les messages dans lesquels sont cachés des astuces. Le tout traité avec une grande cohérence graphique. Un excellent travail !

Une bande son extraordinaire

Les concepteurs de jeu le savent bien : le son est plus efficace que l’image pour immerger l’utilisateur. Et les concepteurs de World of Goo ne l’ont pas oublié. La musique se fond parfaitement aux phases du jeu, les bruitages sont superbes (la palme au bruit du Goo se faisant croquer !).

Une programmation sans faille

Dommage que je ne puisse pas accéder au code source… Quand on voit le jeu tourner, on perçoit immédiatement la qualité de la programmation (orientée objet, cela va de soi). Sa fluidité incroyable offre une parfaite maîtrise des éléments qui composent la scène. Aucun bug constaté.

Les lois de la physique parfaitement respectées

Je finis par ce qui fait le principal intérêt de World of Goo : son respect maniaque des grands principes de la physique : masse, inertie, élasticité, énergie, gravité, mécanique des fluides. Tout repose sur la parfaite intégration de ces notions intuitives. Nul doute que tout est programmé grâce aux formules mathématiques adéquates. D’ailleurs, le résultat semble largement inspiré d’autres projets, comme les animaux de SodaZoo (huit ans déjà !) ou les expériences de Yugo Nakamura.

Joyeux Noël !

Après ce déluge d’éloges, je ne peux que vous inciter à essayer ce jeu, d’autant que son prix reste très abordable (20$). Pour ma part, je garderai de ce projet l’exemple d’une parfaite intégration des différents métiers du numérique : scénario, création graphique, composition musicale, programmation objet, etc. Même si l’équipe derrière ce bijou se résume à quelques fous furieux talentueux !

Configurer Xdebug pour Eclipse PDT en utilisant un serveur de test distant

Fini le développement web approximatif ! Aujourd’hui, les applications web deviennent de véritables usines à gaz qu’il faut savoir maîtriser. Certains regrettent l’époque du développement procédural avec ses projets de moins de 2000 lignes de code, mais il faut se rendre à l’évidence : le web est la plate-forme, il a besoin d’applications riches, complexes et stables. Un exemple, Magento : 300.000 lignes de code…

Sans outils d’aide au développement, il n’est plus possible de garantir la qualité de son code. Heureusement, ils ne manquent pas, encore faut-il les installer et les configurer correctement.

Parmi les outils indispensables, le debugger et le profiler arrivent en tête. Ils permettent de tracer tout ce que le code source est censé faire : inclusions, chargement de données, valeurs de variables, temps d’exécution, contenu des objets, etc. Avec eux, on gagne déjà la moitié du temps de test ! Je devrais plutôt dire : sans eux, on ne fait pas de vrais tests !

Je vais prendre l’exemple d’une application web PHP développée avec Eclipse et son extension PDT (PHP Development Tools), en utilisant Xdebug comme debugger. Cela n’a rien d’original, des milliers de développeurs PHP utilisent cette configuration, mais je vais sortir des sentiers battus pour traiter un cas plus délicat, mais plus courant en entreprise : comment utiliser xdebug sous Eclipse quand mon serveur web de test n’est pas mon poste de travail, mais un serveur distant ?

Lire la suite »

Magento et la TVA : bientôt la fin du casse-tête

La plate-forme e-commerce Magento est un excellent projet, mais il a le défaut d’être américain. Je ne vais pas m’étendre sur les différences de point de vue entre Américains et Européens, par contre, une chose est sûre : nous travaillons très différemment.

Conséquence, Magento a eu du mal à s’adapter aux contraintes du marché européen.

Je prends l’exemple de la version 1.0, aux fonctionnalités fabuleuses, mais totalement inexploitable en France. Pourquoi ? Simplement parce qu’aux Etats-Unis, les prix sont toujours affichés hors taxes, même pour les particuliers. Du coup, impossible de gérer correctement l’affichage et le calcul des prix TTC parce que la solution ne prévoyait pas ce cas !

Il a fallu un certain temps pour que l’équipe de Magento intègre la complexité de nos systèmes fiscaux et apporte une réponse dans la version 1.1. Je me souviens encore de la remarque de Yoav Kutner (le directeur technique de Varien) lors d’une discussion : « C’est vraiment aussi compliqué que ça, chez vous ? ». Oui, hélas ! Et il faut bien faire avec car, à mon avis, cela ne va pas s’arranger. Nous sommes plus à l’ère de la « micro-taxabilité » qu’à la simplification du système…

Donc, depuis la version 1.1, on peut afficher et calculer correctement les prix des produits, du panier, des commandes et des factures. Sauf que les conditions d’application des promotions n’ont pas bénéficié de cette évolution…

Je prends un exemple : je veux offrir 10 € pour 100 € d’achat. Si je suis sur un site grand public, la logique (et même la loi, maintenant) impose que je raisonne en prix TTC. Ce qui donne : « 10 € TTC offerts pour toute commande supérieure à 100 € TTC ». Donc, si je sélectionne des articles pour 130 €, je me retrouve avec un panier à 130 € TTC et une commande à 120 € TTC. Sous Magento, cette condition est actuellement impossible à définir. En effet le seuil qui sert de condition est considéré hors taxes, ce qui fait qu’on obtient la règle « 10 € TTC offerts pour toute commande supérieure à 100 € HT ». Pas très vendeur…

Il y a bien des astuces, comme le fait de mettre comme condition l’équivalent hors taxes du seuil TTC. Dans le cas présent 83,61 €… si tous les produits ont un taux de TVA à 19,6% ! Sinon, c’est nettement plus dur : il faut créer un module spécifique qui va spécifier le comportement des calculs.

Reste le rêve d’avoir tout simplement la possibilité de définir la base de calcul de la condition : hors taxes ou taxes comprises. Vous en rêvez ? Magento va le faire ! Pas l’année prochaine, non, très bientôt. Cette nouvelle fonctionnalité sera intégrée dans Magento 1.1.7 !