Une définition de la créativité par Sir Ken Robinson :
La créativité est la capacité de pouvoir apporter de nouvelles idées qui ont de la valeur.
Source : L’école tue la créativité… selon Ken Robinson – Gwix.net
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Recherche et innovation
Une définition de la créativité par Sir Ken Robinson :
La créativité est la capacité de pouvoir apporter de nouvelles idées qui ont de la valeur.
Source : L’école tue la créativité… selon Ken Robinson – Gwix.net
Midi-Pyrénées Innovation organise, le 18 juin 2007 à la Cité de l’Espace, la Journée Technologique Interface Homme-Machine.
L’objectif est de sensibiliser les décideurs aux atouts de la conception d’interfaces homme-machine dans le développement de projets innovants. Au programme, un état des lieux du métier et de ses enjeux, des témoignages d’industriels et de chercheurs, des démonstrations d’applications interactives, sans oublier l’aspect formation et l’avenir des IHM.
Ce sera surtout l’occasion de découvrir le potentiel de la région Midi-Pyrénées en matière d’ergonomie et de conception d’IHM, avec des intervenants tels que :
Rendez-vous donc à la Cité de l’Espace le 18 juin. J’y serai, bien sûr…
Pour en savoir plus et s’inscrire : site web Midi-Pyrénées Innovation
Encore une encyclopédie ! Encore un projet qui exploite la tendance « ecolo-citoyenne » ! Encore une référence en matière de préservation de la biodiversité et de la protection des espèces ! Et pourtant, l’Encyclopedia of Life (EOL) a toutes les chances d’atteindre ces objectifs.
A quoi sert EOL ? A répertorier les 1,8 million d’espèces vivantes, avec un soin du détail digne d’un maniaque. L’interface est particulièrement réussie, non seulement sur la forme mais surtout dans sa navigation intuitive et efficace.
Les fonctions sont aussi nombreuses qu’utiles :
L’interface offre des outils de personnalisation, notamment un curseur pour définir son niveau d’expertise et ainsi adapter le contenu au lecteur.

Offrir autant d’informations (oui, j’ai oublié de dire que l’accès est gratuit !) demande des moyens conséquents. EOL se donne dix ans pour y parvenir, avec des fonds privés, la participation d’institutions scientifiques et chercheurs du monde entier et une équipe actuelle de 30 personnes.
Seule ombre au tableau : EOL n’est pas encore en ligne… et ne le sera sans doute pas avant fin 2008, le temps de développer l’interface et le contenu essentiel.
Source : L’Atelier
De l’article consacré aux difficultés de Dell, diffusé par Le Monde (Fragilisé, Dell se cherche un nouveau modèle, 3 mai 2007), je n’ai retenu qu’une phrase. Non pas que les objectifs de Michael Dell, de retour dans la galère le navire ne m’intéressent pas, mais parce qu’il y est question de design :
Des designers ont été recrutés et désormais un produit sera dessiné avant d’être conçu. Avant c’était le contraire.
Cet aveu est étonnant à double-titre :
Comment en est-on arrivé là ? Le problème vient de l’incompréhension du mot design et du rôle du designer. Le design est trop souvent perçu comme synonyme exclusif d’apparence (ou d’aspect, de forme, d’esthétique, si vous préférez). D’où la tentation de limiter le coût du design à un peu de saupoudrage visuel, juste avant la mise en production.
A qui la faute ?
« Bon finalement, le designer sert à quoi ? » Voici la définition qu’en donne l’École nationale supérieure de création industrielle (ENSCI – Les Ateliers) :
Au sein de l’équipe de conception, le designer veille à la cohérence structurelle du produit. Les solutions qu’il retient sont non seulement de nature à garantir le bon aspect de l’objet produit mais surtout sa parfaite organisation interne et la pertinence de son rapport à l’utilisateur.
Verner Panton disait :
Le travail du designer est de coordonner à tous les niveaux de production, d’étudier et de répondre aux exigences du consommateur, de dépasser les bases objectives et de trouver une cohésion claire et délibérée entre les facteurs pratiques et esthétiques.
« C’est bien beau ces discours, mais moi, quand dois-je faire intervenir le designer ? » Tout au long du projet, et en particulier au début, quand les grandes orientations doivent être définies. Imaginez juste un instant un produit Apple dessiné après avoir été conçu…
Après le JazzMutant Dexter que j’ai déjà présenté, voici encore un bon exemple d’interface innovante dans le domaine de la musique assistée par ordinateur (MAO) : les AudioCubes de la société belge Percussa.
Vendus par quatre, ces petits cubes permettent de contrôler des applications musicales (via le protocole d’échange MIDI, pour les connaisseurs). Même si la démonstration ne me semble pas à la hauteur du concept, elle est suffisamment limpide pour m’éviter d’écrire 50 lignes sur leur fonctionnement :
Outre leur position respective, les AudioCubes gèrent leur rotation et la distance de la main par rapport à leurs faces. Autre détail ergonomique intéressant, la configuration des AudioCubes passe par une extension de l’application musicale habituellement utilisée. L’apprentissage se limite à la manipulation des AudioCubes !

Ceux qui ont vu la Reactable de l’Université Pompeu Fabra de Barcelone me diront qu’il n’y a rien de nouveau, sauf que (comme pour le Dexter) les AudioCubes sont en vente. A 600 les quatre, c’est même très tentant…
Ces interfaces montrent la tendance actuelle des objets communicants : des objets qui, isolés, répondent à des fonctions très basiques, mais qui, une fois reliés (virtuellement ou physiquement), révolutionnent les usages et rendent notre univers numérique plus tangible.
La musique n’est bien sûr pas le seul secteur à s’intéresser aux objets communicants et à leurs interactions. Les produits de Violet (créateur du fameux Nabaztag) ou de Ambient en sont de bons exemples actuellement. Les technologies Machine to Machine (M2M) ont de l’avenir !
Depuis un certain temps, je cherche un outil qui assiste intelligemment ma navigation à travers le web. Il y a bien sûr les favoris, l’historique, les agrégateurs et autres services web 2.0, mais je n’ai encore rien trouvé d’idéal pour m’assister quand je navigue.
Enfin, je n’avais pas trouvé car je teste actuellement Navicrawler (une extension pour Firefox) et il se pourrait bien que ce soit la réponse à mes besoins. Dixit les auteurs de ce bijou, « le Navicrawler est un outil d’exploration du web qui analyse le contenu et la structure des pages et des liens hypertextes pour accompagner l’utilisateur au cours de sessions de navigation. »
La description sur le site officiel est très claire, mais j’en garde les meilleurs morceaux :
Il s’adresse en premier lieu à la recherche en Sciences Humaines et Sociales, mais il peut être utilisé à d’autres fins. Il permet notamment de mieux comprendre sa propre activité de navigation, de la contextualiser en indexant tous les liens hypertextes (même ceux qu’on n’a pas cliqués) et de constituer des prises pour interpréter le web. Le Navicrawler produit ainsi des graphes dans lesquels les sites sont les noeuds et les liens sont les arcs ; ces dessins à plat ou en trois dimensions manifestent le parcours web de la session de navigation, à condition de les visualiser dans un logiciel adapté (par exemple Guess ou Graphiltre). Les graphes produits par le Navicrawler sont enrichis de nombreuses données issues de la navigation, qui permettent une interprétation poussée du terrain-web qu’on a exploré.
[...]
Contrairement aux crawlers classiques qui produisent des graphes à interpréter dans un second temps hors du web, le Navicrawler fournit le graphe de l’exploration pendant laquelle l’utilisateur a essayé de comprendre quelque chose du web. Le Navicrawler accompagne l’utilisateur et capitalise sa navigation : toutes ses fonctionnalités sont pensées pour l’aider à s’orienter et à voir ce qui est caché.
[...]
Le Navicrawler permet d’enrichir les données à la main. L’utilisateur peut ainsi commenter et classer les sites dans des catégories qu’il crée d’après la compréhension qu’il a des sites sur lesquels il navigue. Petit à petit, il peut affiner cette couche de description pour construire une première interprétation du domaine web qui l’intéresse.
[...]
Il est possible d’exporter la session de navigation sous différents formats : Graphes en .gdf (Guess) ou .net (Pajek), ou encore données brutes au format .csv (tableurs comme Excel ou OpenOffice Calc).
Stop, n’en jetez plus ! Je craque ! Et je le garde !
S’il y a un secteur à la pointe de la conception d’interfaces, c’est bien celui de la musique assistée par ordinateur (MAO). Elle reste pour moi une source d’inspiration inépuisable qui garde, depuis 20 ans, une longueur d’avance sur les autres technologies informatiques.
Les produits de la société bordelaise JazzMutant en sont un exemple particulièrement démonstratif. Il s’agit de surfaces de contrôle qui pilotent des applications musicales, telles que des séquenceurs, des synthétiseurs ou des instruments virtuels.
Je vous propose une petite comparaison :
Tous les ergonomes et concepteurs d’interfaces ont en tête cette démonstration époustouflante de Jeff Han avec son écran tactile multi-touch. Le problème, c’est que nous n’avons pas encore cette merveille sur nos bureaux…
Le Dexter, dernier produit de JazzMutant, fait moins de bruit (sur le web, pas sur scène), mais il est en vente ! Son écran tactile (lui aussi multi-touch) permet de contrôler la musique en temps réel, avec une grande liberté d’expression et d’interprétation.
Le moindre détail de l’interface est travaillé. Chaque élément est à sa place, le tout est optimisé pour une utilisation en milieu sombre (sauf peut-être la réflectivité de l’écran), tout semble si naturel… C’est devant ce genre de produit que je dis : « Wouah ! »
Publié depuis 1899 par le MIT (Massachusetts Institute of Technology), le magazine Technology Review est entièrement dédié aux nouvelles technologies (au sens large : biotechnologie, nanotechnologie, informatique, médecine, matériaux, etc.).
Voici maintenant la version française ! Avec un contenu solide et un regard critique qui mettent en perspective les enjeux et les risques de ces technologies innovantes.
Vive la presse papier ! Oui, je sais, c’est un peu opportuniste, mais je suis un papivore (bien plus qu’un bloguivore) et quand je peux faire partager la qualité de certaines feuilles, je saute sur l’occasion.
Pour en savoir plus : site français de Technology Review
A l’occasion de la première soirée des Designers interactifs, Etienne Mineur a présenté une histoire du design interactif.

C’était en 1990. Tim Berners-Lee mettait en ligne la première page web. J’avoue ne pas bien savoir combien il y en a aujourd’hui…
Son code source vaut aussi le détour. Il fera bondir les intégristes de l’accessibilité !