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Savoir

World of Goo : le design numérique par excellence


World of Goo, LA surprise numérique de cette fin d’année.

Noël approche ! C’est le moment de penser aux cadeaux. Et pour ceux qui cherchent encore, j’ai LE truc qui va plaire à tout le monde : World of Goo.

« Quoi ? Un jeu vidéo !? »

A première vue, oui, mais ce serait passer à côté de l’essentiel : il s’agit surtout d’une oeuvre numérique parfaitement réalisée. Pour calmer cet emballement juvénile soudain (cela doit faire 15 ans que je n’ai pas touché un jeu vidéo), je vais aborder le sujet sous un angle plus rabat-joie technique. Voici donc le cocktail détonnant qui compose la chose…

Un gameplay basique, mais un univers totalement décalé

Pour perdre du temps à jouer sans culpabilité, il faut pouvoir se plonger dans un univers en décalage complet avec la réalité. Avec World of Goo, on est servi ! Le but du jeu est plutôt simple (mettre des Goos dans un tuyau), mais l’histoire, les messages, les transitions entre les scènes nous plongent dans un univers caustique et sarcastique (rien que ça !), à mi-chemin entre le doux rêve et le cauchemar absolu.

Une création graphique originale

Chaque élément de l’interface est travaillé pour servir le jeu. Tous les détails comptent : la forme, le comportement, les interactions avec les autres éléments, les messages dans lesquels sont cachés des astuces. Le tout traité avec une grande cohérence graphique. Un excellent travail !

Une bande son extraordinaire

Les concepteurs de jeu le savent bien : le son est plus efficace que l’image pour immerger l’utilisateur. Et les concepteurs de World of Goo ne l’ont pas oublié. La musique se fond parfaitement aux phases du jeu, les bruitages sont superbes (la palme au bruit du Goo se faisant croquer !).

Une programmation sans faille

Dommage que je ne puisse pas accéder au code source… Quand on voit le jeu tourner, on perçoit immédiatement la qualité de la programmation (orientée objet, cela va de soi). Sa fluidité incroyable offre une parfaite maîtrise des éléments qui composent la scène. Aucun bug constaté.

Les lois de la physique parfaitement respectées

Je finis par ce qui fait le principal intérêt de World of Goo : son respect maniaque des grands principes de la physique : masse, inertie, élasticité, énergie, gravité, mécanique des fluides. Tout repose sur la parfaite intégration de ces notions intuitives. Nul doute que tout est programmé grâce aux formules mathématiques adéquates. D’ailleurs, le résultat semble largement inspiré d’autres projets, comme les animaux de SodaZoo (huit ans déjà !) ou les expériences de Yugo Nakamura.

Joyeux Noël !

Après ce déluge d’éloges, je ne peux que vous inciter à essayer ce jeu, d’autant que son prix reste très abordable (20$). Pour ma part, je garderai de ce projet l’exemple d’une parfaite intégration des différents métiers du numérique : scénario, création graphique, composition musicale, programmation objet, etc. Même si l’équipe derrière ce bijou se résume à quelques fous furieux talentueux !

Magento sur le Journal du Net

Le JDN|Développeurs publie une très bonne présentation de Magento. Un tour d’horizon plutôt flatteur, mais très réaliste.

Il faut dire que son auteur, Fabrice Beck, commence à bien maîtriser la bête puisqu’il est aussi l’auteur de deux jolis modules Magento pour Fia-Net : FIA-NET Core et FIA-NET ReceiveAndPay.

Magento et la TVA : bientôt la fin du casse-tête

La plate-forme e-commerce Magento est un excellent projet, mais il a le défaut d’être américain. Je ne vais pas m’étendre sur les différences de point de vue entre Américains et Européens, par contre, une chose est sûre : nous travaillons très différemment.

Conséquence, Magento a eu du mal à s’adapter aux contraintes du marché européen.

Je prends l’exemple de la version 1.0, aux fonctionnalités fabuleuses, mais totalement inexploitable en France. Pourquoi ? Simplement parce qu’aux Etats-Unis, les prix sont toujours affichés hors taxes, même pour les particuliers. Du coup, impossible de gérer correctement l’affichage et le calcul des prix TTC parce que la solution ne prévoyait pas ce cas !

Il a fallu un certain temps pour que l’équipe de Magento intègre la complexité de nos systèmes fiscaux et apporte une réponse dans la version 1.1. Je me souviens encore de la remarque de Yoav Kutner (le directeur technique de Varien) lors d’une discussion : « C’est vraiment aussi compliqué que ça, chez vous ? ». Oui, hélas ! Et il faut bien faire avec car, à mon avis, cela ne va pas s’arranger. Nous sommes plus à l’ère de la « micro-taxabilité » qu’à la simplification du système…

Donc, depuis la version 1.1, on peut afficher et calculer correctement les prix des produits, du panier, des commandes et des factures. Sauf que les conditions d’application des promotions n’ont pas bénéficié de cette évolution…

Je prends un exemple : je veux offrir 10 € pour 100 € d’achat. Si je suis sur un site grand public, la logique (et même la loi, maintenant) impose que je raisonne en prix TTC. Ce qui donne : « 10 € TTC offerts pour toute commande supérieure à 100 € TTC ». Donc, si je sélectionne des articles pour 130 €, je me retrouve avec un panier à 130 € TTC et une commande à 120 € TTC. Sous Magento, cette condition est actuellement impossible à définir. En effet le seuil qui sert de condition est considéré hors taxes, ce qui fait qu’on obtient la règle « 10 € TTC offerts pour toute commande supérieure à 100 € HT ». Pas très vendeur…

Il y a bien des astuces, comme le fait de mettre comme condition l’équivalent hors taxes du seuil TTC. Dans le cas présent 83,61 €… si tous les produits ont un taux de TVA à 19,6% ! Sinon, c’est nettement plus dur : il faut créer un module spécifique qui va spécifier le comportement des calculs.

Reste le rêve d’avoir tout simplement la possibilité de définir la base de calcul de la condition : hors taxes ou taxes comprises. Vous en rêvez ? Magento va le faire ! Pas l’année prochaine, non, très bientôt. Cette nouvelle fonctionnalité sera intégrée dans Magento 1.1.7 !

Je me sens agile !

Excellente journée, aujourd’hui !

Pour commencer, une jolie acquisition finalisée ce matin (la 4e entreprise du groupe) dont je laisse au padrone le soin d’annoncer la nouvelle. Ce sera le 21 octobre. Oui, je sais, ça fait un peu buzz

Et puis, c’était surtout la journée Agile Tour 2008 à Toulouse ! Inutile de tourner autour du pot : j’ai été très agréablement surpris ! Et ce, pour plusieurs raisons :

  • L’organisation était parfaite : accueil sympathique, horaires respectés, pauses gourmandes généreuses, matériel et salles adaptés, atmosphère détendue propice aux échanges.
  • Les salles étaient combles, preuve que les méthodes agiles commencent à s’installer doucement mais surement.
  • Les intervenants étaient passionnés, passionnants et pédagogues.
  • Les exemples d’utilisation étaient clairs et convaincants.
  • La programmation était judicieuse pour avoir une vision globale du sujet (1. Origine, théorie ; 2. Application via les ateliers ; 3. Retours d’expérience).
  • L’effort des sponsors a permis d’ouvrir gratuitement cette journée à tous, sans rogner sur la qualité des interventions.

Que du bonheur ! Il faut dire que c’était facile : l’organisation de ces journées Agile Tour a elle-même bénéficié d’une approche agile…

Sur ce coup, les absents ont eu tord, mais ils pourront (légèrement) se rattraper en consultant les supports des conférences sur le site de la SigmaT dès demain.

Pour finir, voici en vrac ce que je retiens de cet événement :

  • Lire deux livres : The Mythical Man-Month, de Frederick P. Brooks, et Peopleware, de Tom DeMarco et Timothy R. Lister.
  • L’Agile Manifesto et ses 12 principes.
  • La complémentarité de l’approche Lean sur les projets agiles.
  • Le constat à l’origine de la création de Scrum : « le processus de développement est imprévisible ».
  • Scrum est utilisé dans 3 projets agiles sur 4 (Scrum seul 49%, Scrum + XP 22%).
  • Le coeur de cible agile : un nouveau projet pas trop critique, piloté par un management accomodant, sur une architecture définie, développé à temps plein par une équipe de 5 à 12 personnes réunies en un même lieu, s’appuyant sur des outils et systèmes interactifs ! C’est un idéal, bien sûr…
  • Sélectionner les méthodes agiles adéquates et les adapter au contexte.
  • Shu Ha Ri : suivre, comprendre, adapter. Auquel j’ajouterais améliorer.
  • Bien penser son architecture avant d’appliquer un développement agile.
  • Ne pas oublier de documenter son travail (non par formalisme, mais parce que tout ne peut pas être déduit du code, comme les séquences).
  • L’atelier XP Game qui a vite montré à tous les participants l’intérêt de l’Extreme Programming pour piloter un projet.
  • L’excellent retour d’expérience d’Igeoss qui a adopté les méthodes agiles dès l’origine pour développer ses solutions, avec un réel avantage productif et qualitatif.
  • L’excellente discussion avec Ramiro Sarmiento, agile coach chez Agilii et organisateur de l’Agile Tour 2008.

Parmi les blogs que je lis régulièrement sur le sujet, je vous recommande :

Merci à tous les organisateurs d’Agile Tour 2008 pour cette belle réussite ! Leurs efforts méritent bien ce petit retour.

Magento à Paris

Magento event

La solution e-commerce Magento a cela de paradoxal qu’elle est à la fois très en vogue et très obscure. Une communication habile qui attire la foule, mais qui commence aussi à inquiéter les premiers clients. Je vous invite à relire mon article sur le business model de Magento et ses commentaires très instructifs…

Parmi les incertitudes, on peut citer celles qui reviennent tout le temps :

  • Quel est le but de Magento et de son éditeur Varien ?
  • Comment s’assurer de la pérénité de la plate-forme ?
  • Faut-il craindre un changement de licence vers un modèle commercial ?
  • Pourquoi n’y a-t’il pas une documentation technique officielle et complète du produit ?
  • Les performances de Magento sont-elles aussi médiocres qu’on le dit sur certains forums ?

Si ces questions vous turlupinent, Magento vous donne rendez-vous à Paris le 23 septembre 2008 à 20h30 (lieu à déterminer). Ce sera un moment important pour faire un point complet sur l’état et l’avenir de la solution, sans oublier que vous découvrirez enfin l’équipe solide qui se cache derrière ce projet.

Les partenaires français, eux, sont invités la veille (22 septembre à 20h30) pour discuter des premières expériences de terrain et renforcer leur stratégie e-commerce autour de Magento. J’y serai, bien entendu, aux couleurs d’Ekinos.

Journée riche pour Magento

Trois événements majeurs pour le projet Magento, pratiquement au même moment :

Voilà les quelques informations qui manquaient encore pour convaincre les plus réticents !

Concernant la nouvelle version, tout a déjà été écrit sur le blog officiel ou sur celui de Fragento. J’ajouterai que nous avons maintenant la maturité qui manquait pour réaliser de jolis projets e-commerce !

Tel est pris qui croyait prendre

Internet fraud costs victims millions of dollars each year. Protect yourself with Escrow.com!

Mon petit doigt me dit que cette entreprise va avoir un peu de mal à développer son activité sur les marchés francophones… Pourtant, elle a des atouts indéniables :

Prix Escrow

Il reste comme un malaise, non ?

Journée IHM à Toulouse le 30 juin 2008

Comme l’an dernier, Midi-Pyrénées Innovation et le SIGCHI (Special interest group on computer-human interaction) organisent une Journée Interface homme-machine et interaction innovante. Cette fois-ci, la rencontre se déroulera au Museum d’histoire naturelle de Toulouse le 30 juin 2008.

Au programme, le meilleur de l’ergonomie d’interfaces avec de nombreuses études de cas et des démonstrations : IntuiLab, Thales Avionics, Aeroconseil, Smiths Dectection, Microsoft, Immersive Solutions, Blanc Tailleur, SL Dimension, IRIT, etc. Il y a aura même Metapages, cette boîte de fous furieux (de génie) dans laquelle j’ai passé deux ans inoubliables !

Si l’édition 2008 est aussi réussie que l’an dernier, je vous conseille vivement de vous y rendre !

Agence web ou SSII : que choisir ?

Lors d’une conférence aux RSI Midi-Pyrénées, j’ai été amené à répondre à une question sur le choix du prestataire pour une plate-forme e-commerce. Ma réponse a été suffisamment maladroite et incomplète pour que plusieurs visiteurs me relancent sur le sujet dans les couloirs de Sup Info.

La fameuse question

La question était à peu près : « est-ce que le choix entre agence web et SSII n’est qu’une simple question de coût ? ».

J’ai donc répondu que le débat ne se situait pas là, puisque nous constatons une évolution profonde des agences web et des SSII autour des prestations Internet.

La fameuse réponse

Il y a 15 ans, quand démarraient les premiers projets Internet, il y a avait peu de technologies associées. Juste du HTML, même pas de CSS ! Ce nouveau canal de diffusion servait essentiellement à la communication d’entreprises. Naturellement, ce sont les services de communication et/ou de marketing qui ont hérité des projets Internet et ont, à leur tour, transmis les demandes à leurs prestataires habituels : les agences de communication et de design.

Résultat : ces agences ont créé des départements web autour de méthodes et outils utilisés dans les métiers de création. Il suffit de relire les cahiers des charges des sites web de l’époque pour s’en convaincre…

Puis, tout a évolué très vite. Les technologies ont débarqué à un rythme effréné. Attirés par ce nouveau marché juteux, les agences web ont fleuri (en débauchant des profils d’agences de communication et de design) et ont intégré de plus en plus de profils techniques, sans radicalement changer leurs méthodes. Jusqu’à l’éclatement de la « Bulle Internet » en 2000 et 2001.

Internet avait prouvé son intérêt, mais il fallait l’aborder autrement. Les entreprises ont donc impliqué d’autres profils, ceux de l’informatique, autour de méthodes et outils très différents.

D’une façon générale, les agences web qui avaient survécu au crash, ont continué leur chemin autour de la communication et de la conception de contenu et d’interfaces. Les SSII ont récupéré les développements techniques et l’exploitation des services Internet.

Avec le temps et parce que les deux mondes coexistaient sans réellement se comprendre, les rapprochements étaient inévitables. C’est ce que nous vivons depuis quelques années, avec les fusions-acquisitions d’agences web par les SSII (l’inverse est plus rare).

J’ai conclus ma « fameuse » réponse sur ce point. J’ai donc pris beaucoup (trop) de raccourcis et oublié la suite !

Ce que j’aurais dû ajouter

Bien sûr, se faire manger tout crû par une SSII n’a pas plu à certains responsables d’agences web qui réclament haut et fort leur indépendance et leur culture. Et je leur donne mille fois raison !

Voici donc la suite de ma pensée… qui reste toujours la mienne et soumise à débat.

En réponse à la demande des internautes (dont le comportement a fortement évolué avec la généralisation du haut débit), les acteurs d’Internet se spécialisent. Les profils et les prestations deviennent très techniques et mettent à l’écart les agences web qui n’ont pas su évoluer ou recentrer leur activité. Non seulement les méthodes des métiers de la création côtoient les méthodes de développement logiciel, mais Internet a fini par favoriser la création de nouvelles méthodes (méthodes agiles, développements pilotés par les tests, conception centrée utilisateur, etc.). S’il existe encore des agences web indépendantes, c’est parce qu’elles utilisent ces nouvelles approches.

A côté de cela, une myriade de nouveaux acteurs se focalise sur les marchés de niche : référencement, marketing viral, e-mailing, e-commerce, vidéo web, réseaux sociaux, univers virtuels, veille, développement RIA/RDA, M2M, convergence web / mobile, etc. Cette dynamique structure le marché des prestations Internet et favorise la créativité, technique à l’appui.

C’est ma vision des choses qui ne demande qu’à évoluer grâce à vos commentaires.

Magento et le web sémantique

Si vous êtes à Toulouse le mardi 27 mai et voulez tout savoir sur les solutions internet actuelles, je vous invite à vous inscrire aux RSI Midi-Pyrénées. 19 conférences sont programmées autour de trois thèmes majeurs : le e-commerce, les technologies web et les stratégies innovantes.

J’ai l’immense privilège (et la lourde tâche !) d’être invité à deux conférences pour aborder ces sujets et montrer le résultat d’approches innovantes dans le e-commerce. Je vais donc prendre mon sujet de prédilection du moment : Magento ! Et pour compliquer la chose, j’y ajouterai une dose de web sémantique, grâce aux travaux menés par Ekinos et Mondeca sur de nouvelles interfaces de sites marchands (navigation contextuelle, filtres à facettes, moteur de recherche sémantique, association de produits et conseils d’achat en temps réel, etc.). Et comme un bon exemple vaut mieux qu’un long discours, je prendrai comme support un site e-commerce Magento que nous développons en ce moment.

Je serai ravi de vous rencontrer sur place pour discuter de tous ces sujets qui me passionnent. Si vous venez, faites-moi signe ! Maxime et Florent, je vous ai déjà repérés ! D’ailleurs, merci Maxime pour ton dernier billet : je vais en avoir bigrement besoin mardi !

Dernière chose, si vous loupez Toulouse, l’équipe d’Ekinos sera présente à Paris le 5 juin pour le TEC Paris – Île de France.