Sun l’a écrit en très gros parce que c’est un très gros événement pour la communauté open source.
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Veille économique
Sun l’a écrit en très gros parce que c’est un très gros événement pour la communauté open source.
Je ne suis pas sûr que Goojet ait vraiment besoin de cet article pour assurer son succès, tant le concept, l’approche, l’expertise et la technique sont solides. La levée de fonds de 2,3 millions d’euros, annoncée aujourd’hui, confirme mon avis. C’est juste une façon pour moi de marquer l’événement autour d’un projet que je suis (de loin) depuis le début.
Bonne chance à toute l’équipe dans cette aventure de la convergence web / mobile ! En même temps, connaissant leurs compétences, je ne me fais pas trop de soucis…
Etrange surprise que de voir le développement agile à la 18e place du classement Business 2.0 de CNN Money. Alors que la plupart des équipes informatiques ne comprennent pas encore pourquoi, ni comment de telles méthodes de gestion de projets apportent des résultats, voilà qu’elles deviennent un des 50 piliers de la profonde transformation du monde des affaires.
C’est oublier un peu vite qu’un bon business man est avant tout visionnaire…
Source : Scrum – Méthodes agiles
Si votre voisin de pallier vous demande à quoi sert le web 2.0, autant lui montrer des exemples de référence. Pour nous épargner des jours de sélection et de tests, Christophe Lefevre nous propose une liste de services en ligne largement démonstrative, classée par catégorie.
Bien sûr, c’est tout aussi efficace avec un client un peu conservateur…
C’est Christian Fauré qui a la bonne petite phrase du jour :
Avec lentreprise 2.0 cest le management qui fait confiance aux salariés, et non le management qui demande la confiance aux salariés.
Source : L’Entreprise 2.0
La pandémie « web 2.0″ gagne du terrain et touche maintenant le marché de la téléphonie mobile. Ce n’est pas un scoop puisque les projets fleurissent partout, y compris en France… et surtout à Toulouse où j’aide quelques « groupes de travail » à développer des services mobiles qui vont, bien sûr, changer le monde. Mais promis, je ne dirais rien !
Le web 2.0 pour mobiles vous rend euphorique ? Voici l’heure de la douche froide. Dans le rôle du rabat-joie, un petit article de MocoNews a le mérite de décrire objectivement la situation : le Mobile web 2.0 est trop ambitieux, nous devrions l’appeler Mobile 0.5.
Un avis que je partage totalement, car il ne rejette pas la révolution à venir des applications mobiles mais insiste seulement sur l’immaturité du marché, des interfaces et des modèles économiques :
If there is a wireless revolution under way, then its certainly a slow one. Were really at mobile Web 0.5, to be completely honest, Sumit Agarwal, a product manager in Googles mobile division, was quoted as saying.
[...]
Mobile web 2.0 will happen – in good time.
La voie est pourtant tracée :
The real thing about Web 2.0 is people introducing applications to each other. [...] True viral applications, something sent from one person to another, will absolutely be a big part of mobile.
J’en connais un qui va être ravi de voir ses décisions stratégiques confirmées de la sorte…
Publié depuis 1899 par le MIT (Massachusetts Institute of Technology), le magazine Technology Review est entièrement dédié aux nouvelles technologies (au sens large : biotechnologie, nanotechnologie, informatique, médecine, matériaux, etc.).
Voici maintenant la version française ! Avec un contenu solide et un regard critique qui mettent en perspective les enjeux et les risques de ces technologies innovantes.
Vive la presse papier ! Oui, je sais, c’est un peu opportuniste, mais je suis un papivore (bien plus qu’un bloguivore) et quand je peux faire partager la qualité de certaines feuilles, je saute sur l’occasion.
Pour en savoir plus : site français de Technology Review
Sur son blog Ecosphère, Emmanuel Parody nous alerte sur une des limites du Web 2.0 : les services en ligne autogérés. Prenant l’exemple de Digg, il montre que l’appropriation de la gestion du contenu par des petits groupes d’utilisateurs très actifs entraîne un détournement du service. Des dérives qui signeront inévitablement un retour vers le contrôle a priori du contenu :
Jen discutais avec Emmanuel Davidenkoff [...]. Son choix, très motivé, consiste à imposer la modération a priori des commentaires et des contributions au nom de la cohérence éditoriale et de la qualité. Du coup on perd sans doute en spontanéité et on doit aussi supporter le coût de lopération. Pourquoi ne pas faire le pari de laisser ses contributeurs sautogérer ? Parce que, selon lui, derrière la communauté se crée un noyau dur qui tend à développer sa propre culture, ses codes, sapproprie lespace au point dexclure rapidement les nouveaux arrivants. Bref en apparence le site gagne son pari en fidélisant un noyau dur mais passe à côté de sa mission fédératrice. (extrait de l’article Digg : 1$ par vote, cest cher payé sur Ecosphère)
Cet exemple me fait penser aux déboires de USA Today qui a joué à 100% la carte du Web 2.0 pour la dernière version de son site web… sans avoir mesuré préalablement le désintérêt de 92% des lecteurs pour ses services participatifs. Si l’origine du problème vient d’une mauvaise conception du projet (overdose de « buzz » ?), il montre également que les principes du Web 2.0 ne s’appliquent pas à tous les projets web.
Les réseaux sociaux très permissifs du Web 2.0 ne sont pas les seuls à montrer leurs limites. Nova Spivack, le président de Radar Networks, montre, schémas à l’appui, l’inadéquation des mots-clés (les fameux « tags ») pour qualifier l’information à mesure que le web grossit :
La recherche par mots-clefs ne comprend pas le sens de linformation. La recherche en langage naturel est un peu meilleure pour comprendre le sens de linformation – mais elle ne sintéresse pas plus à la structure de linformation. Pour vraiment améliorer la productivité de la recherche sur le web, nous aurons besoin de nouvelles approches qui structureront les données – cest-à-dire qui seront capable de chercher dans et entre des bases de données structurées et pas seulement sur du texte sans structure ou de lHTML semi-structuré. (extrait de l’article Beyond Keyword (and Natural Language) Search, traduit par InternetActu)
Verra-t-on un retour vers une classification plus classique (arbre, hiérarchie, facettes, graphes…) ? Sans nul doute, à condition de créer des interfaces suffisamment simples et rapides pour éviter de transformer chaque internaute en documentaliste. Le web sémantique dont on parle depuis que le web existe va devenir incontournable.
Je terminerai par ce qui me semble être la principale limite du Web 2.0 : la propriété intellectuelle. Il ne faut pas oublier que le monde réel est entièrement fondé sur la propriété : biens, marques, modèles, brevets, etc. Sauf à créer un autre monde, il faudra bien que le web se plie à cette règle du jeu séculaire. Les conflits et les enjeux en croissance constante le prouvent : purge de YouTube, signatures d’accords avec les auteurs, presse belge contre Google. Or le Web 2.0 doit notamment son succès au pillage des contenus. Que restera-t-il des réseaux sociaux une fois les procédures judiciaires abouties ? Comment garantir la stabilité du marché de la publicité en ligne sur des contenus instables ? Comment les internautes vivront ce douloureux passage d’un web anarchique et prolifique à un web raisonné et respectueux ? Ou bien, se dirige-t-on vers un web totalement libre, comme le voyait son créateur, Tim Berners-Lee ? Devra-t-on rendre l’économie classique « open source » ? Nous n’en sommes encore qu’à la préhistoire de l’internet…
A l’occasion de la première soirée des Designers interactifs, Etienne Mineur a présenté une histoire du design interactif.
Google, Yahoo et Microsoft, frères ennemis ? Pas toujours ! Ils savent aussi travailler ensemble quand cela favorise leurs intérêts respectifs. Un exemple : le protocole Sitemap, initié par Google, fait maintenant l’objet d’un site dédié (sitemaps.org) et d’une licence Creative Commons pour favoriser son adoption. Autant dire de suite que Sitemap sera LE standard d’indexation du contenu des sites web.
Avec Sitemap, le webmaster reprend la main sur l’indexation de son site : il peut en décrire la hiérarchie, favoriser l’importance d’une page ou indiquer la régularité des mises à jour. Ces données sont stockées dans un ou plusieurs fichiers XML soumis directement aux moteurs d’indexation.
C’est toujours mieux que le simple fichier robots.txt, mais ce n’est pas encore la panacée. Sitemap est parfait quand la structure du site évolue peu. Par contre, lorsqu’à l’occasion d’une refonte, des contenus changent de rubriques, sont fusionnés ou éclatés, changent de domaine, Sitemap ne sait pas décrire ces changements. Certes, les codes de statut HTTP peuvent y remédier, notamment les 301, 302, 303 et 307, mais ils sont souvent mal exploités (quand ils le sont…) par les systèmes de gestion de contenu et sont plutôt destinés aux navigateurs web qu’aux moteurs d’indexation.
La bonne idée serait donc d’ajouter quelques balises dans les fichiers XML Sitemap pour indiquer les changements de structuration du contenu (suppression, déplacement, fusion, éclatement, pages liées, etc.). On pourrait alors se passer du fichiers robots.txt et de quelques balises META dans le code HTML de chaque page. On pourrait même imaginer se passer des codes de statut HTTP si le navigateur web savait exploiter les fichiers XML Sitemap. Il me reste à contacter les frères ennemis pour mettre tout cela en place !