Christophe Le Bot

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Pratique de la conception numérique

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Essayez vos lunettes avec Enjoy Sunglasses

Accueil Enjoy Sunglasses

Et voilà, Enjoy Sunglasses est en ligne ! Ce site e-commerce qui vend des lunettes de soleil, est l’un des rares à proposer d’essayer ses produits… en temps réel et en ligne !

Pour un client, rien n’est plus frustrant que d’acheter un produit qui ne lui va pas. Pour un vendeur, rien n’est plus frustrant que de perdre des ventes parce que le client n’a pas essayé le produit. Partant de ce constat, Enjoy Sunglasses a misé sur des technologies innovantes et propose l’essayage des paires de lunettes sur son propre visage. Une prouesse rendue possible par l’utilisation des outils d’essayage de Fitting Box.

Intégré à chaque étape-clé de la navigation, l’essayage virtuel offre enfin un moyen rapide de sélectionner la bonne paire de lunettes en fonction de la forme de son visage.

Retours d’expérience

Au-delà du concept plus qu’intéressant, j’ai eu la chance et le plaisir de vivre ce projet de l’intérieur. Toute l’équipe d’Ekinos a, en effet, participé à la construction de ce site autour de la plate-forme e-commerce Magento. Un travail parfois long et souvent difficile car les besoins étaient très éloignés du standard et les technologies utilisées longues à caler.

Sans tout dévoiler (ce n’est pas fini, une suite est déjà en route…), ce projet nous a permis de sortir des sentiers battus et de mettre à profit l’architecture si particulière de Magento. Oui, Magento est un gigantesque Lego. Oui, on peut faire des choses étonnantes avec. Mais quelle exigence ! J’avoue que la jeunesse de la solution nous a causé pas mal de soucis, cependant nous avons acquis une belle expertise dans le développement de modules, l’optimisation des performances et les méthodes de production adaptées à Magento (cycles de tests, packages, données de test et de production, installation, migration, etc.).

Nous avons maintenant une longue liste de points d’amélioration pour les futures versions de Magento, avec, en première ligne, la gestion des règles de calcul de prix pour le marché français et européen (prix HT, prix TTC, TVA, remises et escomptes, règles officielles d’arrondis sur 5 décimales, contextes d’application, etc.). Je reviendrai sur ce sujet pour préciser les aspects métier et fiscaux qui doivent être intégrés dans le standard Magento. C’est curieux : tous les intégrateurs Magento ont ce soucis, mais personne n’ose le dire…

Manque plus que l’soleil !

Maintenant, le site est en production. Avec l’arrivée du printemps (plus quelques fonctionnalités…), Enjoy Sunglasses sera, je l’espère, l’un des piliers du e-commerce ! Il faut bien rêver un peu, d’autant que les équipes d’Enjoy Sunglasses et de Fitting Box méritent bien ce succès : le projet est réfléchi, exigeant, précis et bien piloté. J’avoue prendre beaucoup de plaisir à travailler avec des gens qui ont des idées et de l’énergie pour les concrétiser. Surtout quand ils ont l’intelligence d’être souples face aux obstacles !

Je tiens aussi à remercier l’équipe qui partage mon quotidien chez Ekinos et a réalisé ce travail. Le challenge valait le coup, non ? Oui, bon, je sais, on soufflera plus tard : on doit livrer des projets encore plus dingues… J’y retourne !

Simile Exhibit 2.0 officiellement en français

Logo Simile

Depuis aujourd’hui, Simile Exhibit 2.0 supporte officiellement le français.

Je remercie David Huynh, créateur talentueux de cet outil précurseur des nouveaux usages du web, d’avoir accepter d’intégrer ma modeste contribution au code source officiel. Je remercie également les french beta testers qui m’ont permis d’affiner la version française, suite à mes précédents articles (ici et ). Et une mention spéciale à Got pour m’avoir remis sur les rails.

Si vous avez quelques exemples d’utilisation d’Exhibit en français, n’hésitez pas à les ajouter dans les commentaires. Amusez-vous bien !

“Web 2.0″, Ajax, interfaces riches et prospective

J’ai toujours détesté le terme « web 2.0 ». Il ne signifie rien. Il englobe ce que chacun veut y mettre et ne sert qu’à convaincre les clients crédules de la nécessité d’une refonte de leurs services en ligne.

Les acteurs du web n’ont pas attendu la vague du « web 2.0 » (à quand le ressac ?) pour créer des communautés ou des applications en ligne (on remarquera au passage que les web applications sont devenues des SaaS, softwares as a service, c’est plus « tendance »).

Et que dire du contenu généré par les utilisateurs (le fameux User Generated Content si cher au « web 2.0 ») ? N’est-ce pas la fonction première du web que de permettre la diffusion rapide, massive et économique de contenu ? Depuis 1990 (et la première page web), les utilisateurs mettent en ligne du contenu.

J’ai eu la chance de concevoir des services « à la sauce web 2.0 » dès 1998 : sites communautaires, applications en ligne, outils de travail collaboratif… Et je n’étais pas le seul ! Mais il faut bien avouer que deux choses ont freiné leur expansion : les connexions bas débit et l’inviolabilité de la sphère privée.

Tout le monde peut comprendre qu’avec un modem RTC qui charge une page web en 55 secondes, il est impossible d’avoir des services tels que YouTube. Quant à la sphère privée, il a fallu une bonne dizaine d’années pour que l’internaute s’habitue à publier (donc rendre public) quelques bribes de sa vie personnelle (avec les excès que l’on connait aujourd’hui…).

Finalement, pour moi, le « web 2.0 », c’est :

  • un coup marketing de maître !
  • la généralisation du haut débit
  • l’ouverture de la sphère privée

C’est tout. Enfin presque… J’ai oublié le seul point réellement nouveau dans le « web 2.0 » : Ajax (Asynchronous JavaScript and XML), rendu possible grâce à l’implémentation de XMLHttpRequest dans Internet Explorer (merci Microsoft !).

Ajax change tout, à commencer par la notion de page web. Comme le fait très souvent remarquer Frédéric Cavazza, peut-on encore utiliser le terme de page web, alors que le contenu et la forme évoluent par petites touches au sein d’une seule page ? Netvibes en est un bon exemple.

Nous en sommes à l’ère des single page applications (SPA). Ses effets révolutionnent notre manière de voir et de concevoir le web. Les ergonomes sont obligés de revoir toutes leurs préconisations. Ajax change nos méthodes de production, les éditeurs de code HTML (comme Dreamweaver) ont disparu et font place à des environnements de développement lourd. Ajax bouscule les habitudes chèrement acquises des internautes (on ne touche plus au bouton « Page précédente » du navigateur pourtant si pratique !). Ajax perturbe l’économie du web en faussant la mesure d’audience.

Ajax finira peut-être par tuer le web, en imitant toujours mieux le comportement des applications classiques. Il rendra inutile le navigateur web et favorisera l’émergence des RIA (Rich Internet Applications), puis des RDA (Rich Desktop Applications). Finalement, Ajax entraînera un retour aux sources de l’informatique grand public : un système d’exploitation, des applications locales, des interfaces riches.

A la différence que tous leurs éléments intrinsèques seront connectés à internet et dépendront de lui : WebOS, RDA, Widgets, SaaS. Le web sera, quelques temps encore, un protocole d’échanges de données entre machines, avant de disparaître…

Behaviour, ou comment piloter Javascript par les sélecteurs CSS

En attendant que s’impose un langage web qui réconcilie les développeurs, les marketeurs et les visiteurs (à mon avis, on en est très loin…), on est bien obligé de faire avec le HTML. Donc d’accepter un joyeux mélange dans le code d’une page web : contenu textuel et visuel, méta-données, informations de mise en page et de styles, appels à des comportements interactifs, paramètres d’objets externes, etc. Même avec la meilleure volonté du monde (par exemple, un site « 100% XHTML, 100% accessible, 100% CSS2 »), il est impossible de séparer totalement le contenu, sa présentation et son comportement.

Après avoir critiqué cette situation absurde, Ben Dolan nous propose une solution simple et astucieuse pour la partie interaction, grâce à son script Behaviour. Son objectif : éliminer tous les appels aux comportements Javascript dans le code HTML et les déclencher grâce au DOM et aux sélecteurs CSS.

Une idée toute bête, encore fallait-il y penser. Du coup, toutes les interactions peuvent être modifiées sans toucher au code HTML. Du pur bonheur !

FireBug, l’outil de développement et de test web ultime

Logo Firebug

Développée par Joe Hewitt, à qui l’on doit l’interface de Netscape et de Firefox ou encore la librairie Boxely d’AOL, FireBug est une extension Firefox pour faciliter le test et la correction d’applications web riches (HTML, CSS, Javascript, XML et Ajax).

Attendue depuis quelques mois comme le Graal du développeur web, je viens d’en tester la dernière version (v.0.4.1 du 13 octobre 2006). Bilan ? Il suffit de trente secondes pour comprendre que cet outil est indispensable ! Petite tour de ses atouts.

Après une installation automatique et sans histoire, FireBug est accessible par le menu principal de Firefox. Une icône apparaît également dans la barre d’état et indique si la page web en cours est valide (icône verte) ou si elle contient des erreurs (icône rouge avec le nombre d’erreurs). Un volet permet d’utiliser toutes les fonctions de FireBug directement sous la page web testée.

Inspection du code

FireBug possède un inspecteur contextuel très efficace pour parcourir le code d’une page web. Il suffit de placer le pointeur sur un objet de la page pour en voir le code HTML ou obtenir des données numériques (taille, position, marge, espacement…). Si des fichiers sont liés (styles, scripts), il suffit d’ouvrir la balise HTML correspondante pour voir le code du fichier lié. C’est simple et rapide ! L’inspecteur gère aussi les styles CSS. On peut contrôler leur définition sur n’importe quel objet et détecter rapidement des conflits d’attributs. Quant aux as du DOM (Document Object Model), ils seront ravis d’en consulter les propriétés de façon aussi simple.

FireBug - Inspection des objets HTML
Mise en surbrillance du code HTML d’un objet survolé.
FireBug - Inspection des styles CSS
Valeurs des attributs de style d’un objet survolé.
FireBug - Inspection du DOM
Inspection du DOM.

Affichage des erreurs

En cas d’erreurs dans une page (HTML, CSS, Javascript), FireBug en dresse la liste et le détail (objet, valeurs, numéro de ligne…). Comme l’accès au fichier incriminé est immédiat (lien vers le fichier, puis sélection de la ligne), la détection des erreurs est très efficace.

FireBug - Affichage des erreurs
Affichage des erreurs dans la console.

Debugger Javascript

FireBug ne se contente pas d’afficher les erreurs, il peut aussi servir de debugger en testant les scripts Javascript pas à pas. Bien sûr, beaucoup d’entre nous trouverons ses fonctions trop simples, mais il est suffisant dans 80% des cas. Et il y a une console Javascript en prime pour exécuter des commandes directement !

Contrôle des flux Ajax

Je garde le meilleur (à mon goût) pour la fin : l’Ajax Request Spy. Avec lui, le trafic Ajax entre le client et le serveur n’aura plus rien à cacher ! J’adore.

Conclusion

Même si Joe Hewitt est encore loin de la version 1.0, son travail est déjà remarquable et terriblement efficace. Pour ma part, je garde la version actuelle qui m’a déjà permis de faire le ménage dans plusieurs sites en… 20 minutes ! En ce moment-même, je constate que l’interface de gestion de WordPress (moteur de mon site) contient, elle aussi, des erreurs… C’est redoutable.