Christophe Le Bot

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Pratique de la conception numérique

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Naviguer dans les graphes, un défi pour la conception d’interfaces ?

Le web sémantique est à la mode. Cette nouvelle « découverte » des notions fondamentales de l’informatique (le web est jeune, qu’il en soit pardonné…) entraîne une évolution des interfaces, à commencer par celles qui facilitent la compréhension et la manipulation de graphes de données.

Exemple avec le site dédié à l’exposition Design and the Elastic Mind du MoMA.

Interface du site web Design and the Elastic Mind
Interface du site web Design and the Elastic Mind.

L’interface (réalisée en Flash) permet de naviguer d’un article à un autre, grâce aux liens typés affichés sur chaque article sélectionné. L’idée est intéressante et l’aspect très réussi, mais l’ensemble manque d’efficacité (la destination d’un lien est imposée et la représentation mentale de l’ensemble est difficile).

Finalement, malgré son âge (7 ans), je trouve Kartoo plus efficace pour naviguer d’une information à l’autre, via leurs relations intrinsèques (même si ces dernières sont déduites de l’indexation des sites et ne gèrent ni l’orientation, ni la composition). Je l’utilise régulièrement quand un moteur « classique », comme Google, ne peut affiner une recherche floue.

Exemple de résultat Kartoo
Exemple de résultat de recherche avec Kartoo.

Autre approche, Visuwords qui tente de typer fortement les relations entre les données. Le résultat est exhaustif, mais, au-delà d’un item (ce que ne fait pas Visuwords), sa lecture nécessite du temps et un effort intellectuel important.

Visuwords
Recherche d’un mot dans le dictionnaire Visuwords.

Malgré le degré de finition de ces quelques exemples (et de tant d’autres glanés sur le web), je reste encore sur ma faim. Est-ce si difficile de concevoir une interface efficace pour naviguer dans des graphes complexes de données ? Je finis par le penser. A croire que notre (mon) cerveau n’a pas naturellement vocation à maîtriser ce type de représentation de l’information qui nous semble pourtant si intuitif…

Au bout du compte, j’en viens à me demander si la manipulation de graphes ne devrait pas être la chasse gardée des machines. Twine semble parfaitement tirer profit de cette approche.

Graphe de données Twine
Un graphe Twine… que l’utilisateur ne verra jamais !
Interface de Twine
L’interface de Twine, simple et pertinente.

Goojet : le premier envol

Logo Goojet

Je ne suis pas sûr que Goojet ait vraiment besoin de cet article pour assurer son succès, tant le concept, l’approche, l’expertise et la technique sont solides. La levée de fonds de 2,3 millions d’euros, annoncée aujourd’hui, confirme mon avis. C’est juste une façon pour moi de marquer l’événement autour d’un projet que je suis (de loin) depuis le début.

Bonne chance à toute l’équipe dans cette aventure de la convergence web / mobile ! En même temps, connaissant leurs compétences, je ne me fais pas trop de soucis…

Simile Exhibit 2.0 officiellement en français

Logo Simile

Depuis aujourd’hui, Simile Exhibit 2.0 supporte officiellement le français.

Je remercie David Huynh, créateur talentueux de cet outil précurseur des nouveaux usages du web, d’avoir accepter d’intégrer ma modeste contribution au code source officiel. Je remercie également les french beta testers qui m’ont permis d’affiner la version française, suite à mes précédents articles (ici et ). Et une mention spéciale à Got pour m’avoir remis sur les rails.

Si vous avez quelques exemples d’utilisation d’Exhibit en français, n’hésitez pas à les ajouter dans les commentaires. Amusez-vous bien !

Simile Exhibit 2.0 en français

On sait tous que les rentrées de septembre sont difficiles, mais celle-ci est vraiment infernale ! Même plus le temps de bloguer…

J’ai quand même fini un projet qui me tenait à coeur : la version française de Simile Exhibit 2.0.

Je ne vais pas revenir sur la présentation de cet outil fabuleux, largement décrit dans mon précédent article [Simile Exhibit : la version française est (presque) disponible]. J’ajoute simplement que la version 2.0 est toute fraîche et qu’il était temps d’y apporter une touche « frenchie » !

La voici donc en démonstration sur mon site, avant d’être intégrée à l’API officielle. Si vous constatez un dysfonctionnement ou une erreur de traduction, un petit commentaire sera le bienvenu ! Bien entendu, seule l’interface d’Exhibit est en français, les données (reprises des exemples officielles) restent en anglais. Un jour, quand j’aurai cinq minutes, je donnerai un exemple français…

Liste des exemples à tester

Simile Exhibit : la version française est (presque) disponible

Logo Simile

Simile (Semantic Interoperability of Metadata and Information in unLike Environments), initié par le MIT (Massachusetts Institute of Technology), développe des outils open source robustes et efficaces pour manipuler des données, le tout reposant sur les technologies du web sémantique.

Parmi ces outils, le framework Exhibit est l’un des plus démonstratifs. Il offre une interface riche pour trier, filtrer et consulter des données complexes, via une page web. Sa classification à facettes rend la sélection et la consultation de données très rapides.

Seul petit défaut : Exhibit ne parle actuellement que l’anglais, l’espagnol et le suédois. Pas pour longtemps puisque je viens de terminer la french version ! Elle sera intégrée dans la version stable (v.1.0) et la version 2.0 (bientôt disponible).

Pour valider ce travail, je fais appel à votre bonne volonté afin de tester quelques exemples et me remonter les erreurs et bogues que vous pourriez y trouver (via les commentaires). Une fois corrigée, la version française sera mise à disposition de tous sur le serveur de Simile.

Pour le moment, les exemples reprennent ceux du site officiel. Je n’ai pas traduit les fichiers de données puisqu’ils ne font pas partie d’Exhibit. Par contre, les éléments d’interface (actions, sélections, tris, filtres, copies, messages, aide…) devraient tous être en français. J’ajouterai sans doute un exemple utilisant toutes les options d’Exhibit avec un fichier de données en français. Ce sera plus simple !

Si vous avez déjà mis en place Exhibit sur vos sites, vous pouvez également tester la version française en modifiant (temporairement, bien sûr) le lien de la version Exhibit officielle :

<script src="http://static.simile.mit.edu/exhibit/api/exhibit-api.js?views=timeline" type="text/javascript"></script>

doit être remplacé par

<script src="http://demo.christophelebot.fr/simile-exhibit-fr/api/exhibit-api.js?views=timeline&bundle=false" type="text/javascript"></script>

Votre lien peut ne pas comporter de paramètre views. Par contre, il ne faut pas oublier le paramètre bundle (utile pour ce test seulement) qui permettra de basculer en français. Petit détail, votre navigateur doit être configuré pour afficher en priorité les contenus en français.

Liste des exemples à tester

Merci d’avance pour votre participation à ce test !

Le web 2.0 par l’exemple ? Commencez par cette liste !

Si votre voisin de pallier vous demande à quoi sert le web 2.0, autant lui montrer des exemples de référence. Pour nous épargner des jours de sélection et de tests, Christophe Lefevre nous propose une liste de services en ligne largement démonstrative, classée par catégorie.

Bien sûr, c’est tout aussi efficace avec un client un peu conservateur…

Source : Le Top du Top du web 2.0 international

Le “Mobile web 2.0″, un marché encore immature

La pandémie « web 2.0 » gagne du terrain et touche maintenant le marché de la téléphonie mobile. Ce n’est pas un scoop puisque les projets fleurissent partout, y compris en France… et surtout à Toulouse où j’aide quelques « groupes de travail » à développer des services mobiles qui vont, bien sûr, changer le monde. Mais promis, je ne dirais rien !

Le web 2.0 pour mobiles vous rend euphorique ? Voici l’heure de la douche froide. Dans le rôle du rabat-joie, un petit article de MocoNews a le mérite de décrire objectivement la situation : le Mobile web 2.0 est trop ambitieux, nous devrions l’appeler Mobile 0.5.

Un avis que je partage totalement, car il ne rejette pas la révolution à venir des applications mobiles mais insiste seulement sur l’immaturité du marché, des interfaces et des modèles économiques :

If there is a wireless revolution under way, then it’s certainly a slow one. “We’re really at mobile Web 0.5, to be completely honest,” Sumit Agarwal, a product manager in Google’s mobile division, was quoted as saying.

[…]

Mobile web 2.0 will happen – in good time.

La voie est pourtant tracée :

The real thing about Web 2.0 is people introducing applications to each other. […] True viral applications, something sent from one person to another, will absolutely be a big part of mobile.

J’en connais un qui va être ravi de voir ses décisions stratégiques confirmées de la sorte…

“Web 2.0″, Ajax, interfaces riches et prospective

J’ai toujours détesté le terme « web 2.0 ». Il ne signifie rien. Il englobe ce que chacun veut y mettre et ne sert qu’à convaincre les clients crédules de la nécessité d’une refonte de leurs services en ligne.

Les acteurs du web n’ont pas attendu la vague du « web 2.0 » (à quand le ressac ?) pour créer des communautés ou des applications en ligne (on remarquera au passage que les web applications sont devenues des SaaS, softwares as a service, c’est plus « tendance »).

Et que dire du contenu généré par les utilisateurs (le fameux User Generated Content si cher au « web 2.0 ») ? N’est-ce pas la fonction première du web que de permettre la diffusion rapide, massive et économique de contenu ? Depuis 1990 (et la première page web), les utilisateurs mettent en ligne du contenu.

J’ai eu la chance de concevoir des services « à la sauce web 2.0 » dès 1998 : sites communautaires, applications en ligne, outils de travail collaboratif… Et je n’étais pas le seul ! Mais il faut bien avouer que deux choses ont freiné leur expansion : les connexions bas débit et l’inviolabilité de la sphère privée.

Tout le monde peut comprendre qu’avec un modem RTC qui charge une page web en 55 secondes, il est impossible d’avoir des services tels que YouTube. Quant à la sphère privée, il a fallu une bonne dizaine d’années pour que l’internaute s’habitue à publier (donc rendre public) quelques bribes de sa vie personnelle (avec les excès que l’on connait aujourd’hui…).

Finalement, pour moi, le « web 2.0 », c’est :

  • un coup marketing de maître !
  • la généralisation du haut débit
  • l’ouverture de la sphère privée

C’est tout. Enfin presque… J’ai oublié le seul point réellement nouveau dans le « web 2.0 » : Ajax (Asynchronous JavaScript and XML), rendu possible grâce à l’implémentation de XMLHttpRequest dans Internet Explorer (merci Microsoft !).

Ajax change tout, à commencer par la notion de page web. Comme le fait très souvent remarquer Frédéric Cavazza, peut-on encore utiliser le terme de page web, alors que le contenu et la forme évoluent par petites touches au sein d’une seule page ? Netvibes en est un bon exemple.

Nous en sommes à l’ère des single page applications (SPA). Ses effets révolutionnent notre manière de voir et de concevoir le web. Les ergonomes sont obligés de revoir toutes leurs préconisations. Ajax change nos méthodes de production, les éditeurs de code HTML (comme Dreamweaver) ont disparu et font place à des environnements de développement lourd. Ajax bouscule les habitudes chèrement acquises des internautes (on ne touche plus au bouton « Page précédente » du navigateur pourtant si pratique !). Ajax perturbe l’économie du web en faussant la mesure d’audience.

Ajax finira peut-être par tuer le web, en imitant toujours mieux le comportement des applications classiques. Il rendra inutile le navigateur web et favorisera l’émergence des RIA (Rich Internet Applications), puis des RDA (Rich Desktop Applications). Finalement, Ajax entraînera un retour aux sources de l’informatique grand public : un système d’exploitation, des applications locales, des interfaces riches.

A la différence que tous leurs éléments intrinsèques seront connectés à internet et dépendront de lui : WebOS, RDA, Widgets, SaaS. Le web sera, quelques temps encore, un protocole d’échanges de données entre machines, avant de disparaître…

Encyclopedia of Life, un projet ambitieux et prometteur

Encyclopedia of Life

Encore une encyclopédie ! Encore un projet qui exploite la tendance « ecolo-citoyenne » ! Encore une référence en matière de préservation de la biodiversité et de la protection des espèces ! Et pourtant, l’Encyclopedia of Life (EOL) a toutes les chances d’atteindre ces objectifs.

A quoi sert EOL ? A répertorier les 1,8 million d’espèces vivantes, avec un soin du détail digne d’un maniaque. L’interface est particulièrement réussie, non seulement sur la forme mais surtout dans sa navigation intuitive et efficace.

Les fonctions sont aussi nombreuses qu’utiles :

  • Interface et contenu en plusieurs langues
  • Filtres et classification à facettes
  • Moteur de recherche
  • Cladogramme
  • Photographies
  • Vidéos
  • Graphiques
  • Cartes
  • Flux RSS
  • Discussion avec les experts
  • Articles scientifiques
  • Experts de référence
  • etc.

L’interface offre des outils de personnalisation, notamment un curseur pour définir son niveau d’expertise et ainsi adapter le contenu au lecteur.

EOL - Fiche de l’ours polaire
Un exemple de fiche EOL, ici celle de l’ours polaire.

Offrir autant d’informations (oui, j’ai oublié de dire que l’accès est gratuit !) demande des moyens conséquents. EOL se donne dix ans pour y parvenir, avec des fonds privés, la participation d’institutions scientifiques et chercheurs du monde entier et une équipe actuelle de 30 personnes.

Seule ombre au tableau : EOL n’est pas encore en ligne… et ne le sera sans doute pas avant fin 2008, le temps de développer l’interface et le contenu essentiel.

Source : L’Atelier

Launchpad, un bon exemple de service collaboratif

Launchpad

Canonical, éditeur des solutions Ubuntu, nous propose Launchpad (version 1.0 beta), un service dédié aux développeurs open source, similaire à SourceForge.

Après une visite rapide, cet outil me laisse une impression très positive. Tout a été pensé pour faciliter le travail quotidien des développeurs et les fonctionnalités sont riches (code repositories, gestion de versions via CVS et Subversion, bugs tracker, support, gestion des traductions, etc.).

Hormis les produits développés par Canonical, Launchpad héberge quelques projets essentiels, comme Zope ou Creative Commons. J’y mettrai peut-être aussi les projets que j’ai dans mes cartons…

Il n’y a qu’un truc que je n’ai pas trouvé : la liste des projets hébergés. Cette fonction m’est très utile dans SourceForge pour suivre l’actualité des projets open source et trouver des perles rares.
Mise à jour : si, si, on peut avoir la liste de tous les projets. Merci Christian pour ton oeil de lynx !