Christophe Le Bot

  • Navigation rapide
Pratique de la conception numérique

Derniers commentaires

  • Une excellente thèse sur Simile Exhibit
    • Olivier Rossel | Bonjour. Malgre les annees, avez vous toujours en memoire vos usages d’Exhibit? Je serais ravi d’en discuter avec vous. Cordialement, Olivier Rossel.
  • Utiliser le planificateur de tâches OVH (crontab) avec PHP
    • Max | Bonjour, comme faire pour appeler une version de PHP qui n’est plus proposée par défaut dans le manager ? J’essaie de lancer un cron avec php 5.3 mais le log affiche No such file...
    • Christophe | @absolument Merci pour ces précisions. Je n’ai pas mis en place de tâches cron récemment, mais j’ai reçu quelques notifications étranges d’OVH il y a quelques...
  • Récupérer le dernier auto-incrément MySQL avec PHP
    • Thy | Sujet toujours *très* utile en 2015 ! Je réponds à Serge tsimba qui récupère un « Resource id ». (Et à tous ceux qui ont le même souci mais qui ne le disent pas) :)...
  • Régler l’heure de serveurs virtuels sous Debian
    • Ares_XL | Il semble que sur Débian la commande « tzconfig &ra quo; soit dépréciée et remplacée par : « dpkg-reconfigure tzdata » elle donne accès à une...
 

Essayez vos lunettes avec Enjoy Sunglasses

Accueil Enjoy Sunglasses

Et voilà, Enjoy Sunglasses est en ligne ! Ce site e-commerce qui vend des lunettes de soleil, est l’un des rares à proposer d’essayer ses produits… en temps réel et en ligne !

Pour un client, rien n’est plus frustrant que d’acheter un produit qui ne lui va pas. Pour un vendeur, rien n’est plus frustrant que de perdre des ventes parce que le client n’a pas essayé le produit. Partant de ce constat, Enjoy Sunglasses a misé sur des technologies innovantes et propose l’essayage des paires de lunettes sur son propre visage. Une prouesse rendue possible par l’utilisation des outils d’essayage de Fitting Box.

Intégré à chaque étape-clé de la navigation, l’essayage virtuel offre enfin un moyen rapide de sélectionner la bonne paire de lunettes en fonction de la forme de son visage.

Retours d’expérience

Au-delà du concept plus qu’intéressant, j’ai eu la chance et le plaisir de vivre ce projet de l’intérieur. Toute l’équipe d’Ekinos a, en effet, participé à la construction de ce site autour de la plate-forme e-commerce Magento. Un travail parfois long et souvent difficile car les besoins étaient très éloignés du standard et les technologies utilisées longues à caler.

Sans tout dévoiler (ce n’est pas fini, une suite est déjà en route…), ce projet nous a permis de sortir des sentiers battus et de mettre à profit l’architecture si particulière de Magento. Oui, Magento est un gigantesque Lego. Oui, on peut faire des choses étonnantes avec. Mais quelle exigence ! J’avoue que la jeunesse de la solution nous a causé pas mal de soucis, cependant nous avons acquis une belle expertise dans le développement de modules, l’optimisation des performances et les méthodes de production adaptées à Magento (cycles de tests, packages, données de test et de production, installation, migration, etc.).

Nous avons maintenant une longue liste de points d’amélioration pour les futures versions de Magento, avec, en première ligne, la gestion des règles de calcul de prix pour le marché français et européen (prix HT, prix TTC, TVA, remises et escomptes, règles officielles d’arrondis sur 5 décimales, contextes d’application, etc.). Je reviendrai sur ce sujet pour préciser les aspects métier et fiscaux qui doivent être intégrés dans le standard Magento. C’est curieux : tous les intégrateurs Magento ont ce soucis, mais personne n’ose le dire…

Manque plus que l’soleil !

Maintenant, le site est en production. Avec l’arrivée du printemps (plus quelques fonctionnalités…), Enjoy Sunglasses sera, je l’espère, l’un des piliers du e-commerce ! Il faut bien rêver un peu, d’autant que les équipes d’Enjoy Sunglasses et de Fitting Box méritent bien ce succès : le projet est réfléchi, exigeant, précis et bien piloté. J’avoue prendre beaucoup de plaisir à travailler avec des gens qui ont des idées et de l’énergie pour les concrétiser. Surtout quand ils ont l’intelligence d’être souples face aux obstacles !

Je tiens aussi à remercier l’équipe qui partage mon quotidien chez Ekinos et a réalisé ce travail. Le challenge valait le coup, non ? Oui, bon, je sais, on soufflera plus tard : on doit livrer des projets encore plus dingues… J’y retourne !

World of Goo : le design numérique par excellence


World of Goo, LA surprise numérique de cette fin d’année.

Noël approche ! C’est le moment de penser aux cadeaux. Et pour ceux qui cherchent encore, j’ai LE truc qui va plaire à tout le monde : World of Goo.

« Quoi ? Un jeu vidéo !? »

A première vue, oui, mais ce serait passer à côté de l’essentiel : il s’agit surtout d’une oeuvre numérique parfaitement réalisée. Pour calmer cet emballement juvénile soudain (cela doit faire 15 ans que je n’ai pas touché un jeu vidéo), je vais aborder le sujet sous un angle plus rabat-joie technique. Voici donc le cocktail détonnant qui compose la chose…

Un gameplay basique, mais un univers totalement décalé

Pour perdre du temps à jouer sans culpabilité, il faut pouvoir se plonger dans un univers en décalage complet avec la réalité. Avec World of Goo, on est servi ! Le but du jeu est plutôt simple (mettre des Goos dans un tuyau), mais l’histoire, les messages, les transitions entre les scènes nous plongent dans un univers caustique et sarcastique (rien que ça !), à mi-chemin entre le doux rêve et le cauchemar absolu.

Une création graphique originale

Chaque élément de l’interface est travaillé pour servir le jeu. Tous les détails comptent : la forme, le comportement, les interactions avec les autres éléments, les messages dans lesquels sont cachés des astuces. Le tout traité avec une grande cohérence graphique. Un excellent travail !

Une bande son extraordinaire

Les concepteurs de jeu le savent bien : le son est plus efficace que l’image pour immerger l’utilisateur. Et les concepteurs de World of Goo ne l’ont pas oublié. La musique se fond parfaitement aux phases du jeu, les bruitages sont superbes (la palme au bruit du Goo se faisant croquer !).

Une programmation sans faille

Dommage que je ne puisse pas accéder au code source… Quand on voit le jeu tourner, on perçoit immédiatement la qualité de la programmation (orientée objet, cela va de soi). Sa fluidité incroyable offre une parfaite maîtrise des éléments qui composent la scène. Aucun bug constaté.

Les lois de la physique parfaitement respectées

Je finis par ce qui fait le principal intérêt de World of Goo : son respect maniaque des grands principes de la physique : masse, inertie, élasticité, énergie, gravité, mécanique des fluides. Tout repose sur la parfaite intégration de ces notions intuitives. Nul doute que tout est programmé grâce aux formules mathématiques adéquates. D’ailleurs, le résultat semble largement inspiré d’autres projets, comme les animaux de SodaZoo (huit ans déjà !) ou les expériences de Yugo Nakamura.

Joyeux Noël !

Après ce déluge d’éloges, je ne peux que vous inciter à essayer ce jeu, d’autant que son prix reste très abordable (20$). Pour ma part, je garderai de ce projet l’exemple d’une parfaite intégration des différents métiers du numérique : scénario, création graphique, composition musicale, programmation objet, etc. Même si l’équipe derrière ce bijou se résume à quelques fous furieux talentueux !

Journée IHM à Toulouse le 30 juin 2008

Comme l’an dernier, Midi-Pyrénées Innovation et le SIGCHI (Special interest group on computer-human interaction) organisent une Journée Interface homme-machine et interaction innovante. Cette fois-ci, la rencontre se déroulera au Museum d’histoire naturelle de Toulouse le 30 juin 2008.

Au programme, le meilleur de l’ergonomie d’interfaces avec de nombreuses études de cas et des démonstrations : IntuiLab, Thales Avionics, Aeroconseil, Smiths Dectection, Microsoft, Immersive Solutions, Blanc Tailleur, SL Dimension, IRIT, etc. Il y a aura même Metapages, cette boîte de fous furieux (de génie) dans laquelle j’ai passé deux ans inoubliables !

Si l’édition 2008 est aussi réussie que l’an dernier, je vous conseille vivement de vous y rendre !

Naviguer dans les graphes, un défi pour la conception d’interfaces ?

Le web sémantique est à la mode. Cette nouvelle « découverte » des notions fondamentales de l’informatique (le web est jeune, qu’il en soit pardonné…) entraîne une évolution des interfaces, à commencer par celles qui facilitent la compréhension et la manipulation de graphes de données.

Exemple avec le site dédié à l’exposition Design and the Elastic Mind du MoMA.

Interface du site web Design and the Elastic Mind
Interface du site web Design and the Elastic Mind.

L’interface (réalisée en Flash) permet de naviguer d’un article à un autre, grâce aux liens typés affichés sur chaque article sélectionné. L’idée est intéressante et l’aspect très réussi, mais l’ensemble manque d’efficacité (la destination d’un lien est imposée et la représentation mentale de l’ensemble est difficile).

Finalement, malgré son âge (7 ans), je trouve Kartoo plus efficace pour naviguer d’une information à l’autre, via leurs relations intrinsèques (même si ces dernières sont déduites de l’indexation des sites et ne gèrent ni l’orientation, ni la composition). Je l’utilise régulièrement quand un moteur « classique », comme Google, ne peut affiner une recherche floue.

Exemple de résultat Kartoo
Exemple de résultat de recherche avec Kartoo.

Autre approche, Visuwords qui tente de typer fortement les relations entre les données. Le résultat est exhaustif, mais, au-delà d’un item (ce que ne fait pas Visuwords), sa lecture nécessite du temps et un effort intellectuel important.

Visuwords
Recherche d’un mot dans le dictionnaire Visuwords.

Malgré le degré de finition de ces quelques exemples (et de tant d’autres glanés sur le web), je reste encore sur ma faim. Est-ce si difficile de concevoir une interface efficace pour naviguer dans des graphes complexes de données ? Je finis par le penser. A croire que notre (mon) cerveau n’a pas naturellement vocation à maîtriser ce type de représentation de l’information qui nous semble pourtant si intuitif…

Au bout du compte, j’en viens à me demander si la manipulation de graphes ne devrait pas être la chasse gardée des machines. Twine semble parfaitement tirer profit de cette approche.

Graphe de données Twine
Un graphe Twine… que l’utilisateur ne verra jamais !
Interface de Twine
L’interface de Twine, simple et pertinente.

Shoogle, votre téléphone mobile en sera secoué !

Lorsqu’en 2006, je défrichais le terrain de la téléphonie mobile pour quelques projets innovants (dont Goojet), certains ergonomes et designers préconisaient de se servir du mouvement pour manipuler les téléphones dans des contextes d’utilisation particuliers (déplacement, obscurité, discrétion…).

Aujourd’hui, les premiers résultats sont là et le projet de l’université de Glasgow le montre parfaitement.


Le projet Shoogle de l’université de Glasgow.

Le projet Shoogle met ainsi en oeuvre les capteurs de mouvement de certains téléphones pour simuler des interactions du monde matériel, comme secouer un objet pour savoir ce qu’il contient. La modélisation des sons reproduits repose sur une approche purement physique (principe de masses ancrées, ressort, friction, collision, granularité de surface), d’où la grande fidélité de restitution.

Source : InternetActu

Nouvelle année, nouvelles idées

Je souhaite que 2008 soit, pour nous tous, une nouvelle année de création, d’innovation et de réalisation. Avec beaucoup de satisfaction à la clé !

Internet qui fêtera ses 18 ans cette année, sera encore et toujours une source d’inspiration inépuisable. Un florilège pour bien commencer l’année :

Johnny Chung Lee. Etonnant tracking via la caméra infrarouge de la télécommande WII (novembre 2007).


AudioFaktor. Création musicale collaborative par des étudiants du Department of Computer Science (Daimi) de l’Université d’Aarhus (février 2007).
Projet Wiiwiiwiiwii
Wiiwiiwiiwii project. Ou comment jouer de la musique avec la Wiimote (septembre 2007).

Scratch. Un incroyable environnement de programmation accessible aux enfants, créé par Mitchel Resnick du fameux Medialab (mai 2007).
Pianoteq
Pianoteq. La modélisation numérique d’instruments est enfin une réalité commerciale grâce à cette série de pianos de toute beauté… et un beau succès mondial pour une entreprise toulousaine (avril 2007).

Une interface tangible… en pots de yaourt !

Voilà une découverte qui me sort de ma léthargie bloguesque : une interface tangible composée de carton et de pots de yaourt !

Lors d’un précédent article, j’avais présenté le projet Reactable, un instrument de musique électronique collaboratif avec interface tangible multi-touch. Au-delà de la définition qui semble noyer l’incrédule dans un discours technico-commercial bien ficelé, la vidéo de démonstration suffisait à comprendre l’intérêt de la chose. La voici, rien que pour le plaisir :


La Reactable, projet du MTG de l’Université Pompeu Fabra de Barcelone.

Encore un projet de recherche inabordable pour l’internaute bêta ? Cette fois-ci, non, car une partie du projet Reactable est mise à disposition de tous en open source. Il s’agit de reacTIVision, le composant applicatif qui permet de capter les mouvements des objets sur la table.

Il n’en fallait pas plus pour qu’un ingénieux bidouilleur crée sa propre surface tangible, avec si peu de moyens que tout internaute peut l’avoir chez soi ! Voilà le résultat :

Interface tangible économique avec reacTIVision

Grâce à ce didacticiel clair et précis, vous avez là un excellent moyen de recycler vos pots de yaourt ! Très tendance.

Nouvel iMac, et toujours le même phénomène…

Le nouvel iMac d’Apple vient de sortir. Encore une fois, il suffit de voir ce produit Apple pour qu’immédiatement tout ce qui existait auparavant ait un petit air d’obsolescence…

Je ne vais pas m’étendre sur ses caractéristiques puisque des centaines d’autres sites l’ont déjà fait. J’en garde juste une image redoutable.

Comparaison iMac / Dell XPS 410
Comparaison iMac / Dell XPS 410 (photo Apple).

Ce que j’aime dans cette comparaison, c’est qu’Apple a fait l’effort de choisir une machine concurrente au « design soigné » qu’on pourrait qualifier de « belle » dans le monde PC. Pourtant, le fossé qui sépare Apple des autres constructeurs en matière de design et d’innovation est abyssal…

Journée IHM à Toulouse le 18 juin 2007

Midi-Pyrénées Innovation organise, le 18 juin 2007 à la Cité de l’Espace, la Journée Technologique Interface Homme-Machine.

L’objectif est de sensibiliser les décideurs aux atouts de la conception d’interfaces homme-machine dans le développement de projets innovants. Au programme, un état des lieux du métier et de ses enjeux, des témoignages d’industriels et de chercheurs, des démonstrations d’applications interactives, sans oublier l’aspect formation et l’avenir des IHM.

Ce sera surtout l’occasion de découvrir le potentiel de la région Midi-Pyrénées en matière d’ergonomie et de conception d’IHM, avec des intervenants tels que :

Rendez-vous donc à la Cité de l’Espace le 18 juin. J’y serai, bien sûr…

Pour en savoir plus et s’inscrire : site web Midi-Pyrénées Innovation

Les AudioCubes surfent sur la vague des objets communicants

Les AudioCubes

Après le JazzMutant Dexter que j’ai déjà présenté, voici encore un bon exemple d’interface innovante dans le domaine de la musique assistée par ordinateur (MAO) : les AudioCubes de la société belge Percussa.

Vendus par quatre, ces petits cubes permettent de contrôler des applications musicales (via le protocole d’échange MIDI, pour les connaisseurs). Même si la démonstration ne me semble pas à la hauteur du concept, elle est suffisamment limpide pour m’éviter d’écrire 50 lignes sur leur fonctionnement :


Les AudioCubes de la société Percussa.

Outre leur position respective, les AudioCubes gèrent leur rotation et la distance de la main par rapport à leurs faces. Autre détail ergonomique intéressant, la configuration des AudioCubes passe par une extension de l’application musicale habituellement utilisée. L’apprentissage se limite à la manipulation des AudioCubes !

Configuration des AudioCubes sous Ableton Live
Configuration des AudioCubes dans le séquenceur Ableton Live.

Ceux qui ont vu la Reactable de l’Université Pompeu Fabra de Barcelone me diront qu’il n’y a rien de nouveau, sauf que (comme pour le Dexter) les AudioCubes sont en vente. A 600€ les quatre, c’est même très tentant…


La Reactable, projet du MTG de l’Université Pompeu Fabra de Barcelone.

Ces interfaces montrent la tendance actuelle des objets communicants : des objets qui, isolés, répondent à des fonctions très basiques, mais qui, une fois reliés (virtuellement ou physiquement), révolutionnent les usages et rendent notre univers numérique plus tangible.

La musique n’est bien sûr pas le seul secteur à s’intéresser aux objets communicants et à leurs interactions. Les produits de Violet (créateur du fameux Nabaztag) ou de Ambient en sont de bons exemples actuellement. Les technologies Machine to Machine (M2M) ont de l’avenir !