Christophe Le Bot

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Pratique de la conception numérique

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Agile Tour Toulouse 2011

Le mercredi 19 octobre 2011, l’association SigmaT organise l’étape toulousaine de l’Agile Tour.

Agile Tour Toulouse a pour objectif d’être une journée de formation, d’échange, de partage d’expérience, de réflexion et de rencontre autour de l’agilité.
En 2010, pour la 3e édition, plus de 250 personnes ont assisté à la conférence.

Suite au succès des trois précédentes éditions, la journée aura lieu cette année à l’espace de congrès Diagora :

  • Un amphithéâtre de plus de 500 places pour les sessions plénières
  • Trois salles dédiées pour les ateliers et les sessions en parallèle
  • Un espace de plus de 500 m2 – la Place – où seront situés les stands des sponsors
  • Un espace salon de discussion ainsi qu’un buffet traiteur

Toutes les informations sont sur le site dédié à l’évènement :

http://agiletoulouse.org/

Le guide pratique Scrum bientôt dans les bacs

Encore 9 jours de patience avant de découvrir un livre très attendu : Scrum, de Claude Aubry, chez Dunod. Les méthodes agiles ont le vent en poupe et les précurseurs, comme Claude, ont maintenant suffisamment de recul et d’expérience pour nous expliquer Scrum avec beaucoup d’efficacité et de pédagogie.

A lire sans retenue !

Si après ça, vous n’êtes pas convaincus, je ne sais plus quoi faire. Ah si, venir aux ateliers du SigmaT (dont Claude Aubry est le président !). Le prochain est mercredi 3 février et ce sera un XP Game, parfait pour découvrir l’efficacité d’une démarche agile.

L’Agile Tour 2009 à Toulouse le 22 octobre

Agile Tour 2009

L’Agile Tour est de retour à Toulouse ! Le principe reste le même : faire découvrir les méthodes agiles et partager les retours d’expérience de leur application sur des projets réels.

L’édition 2008 a été un réel succès, alors ne boudez pas celle de 2009 ! L’efficacité des organisateurs et un contenu riche et utile vous rempliront la tête d’idées.

Ce sera le 22 octobre toute la journée, mais pas au même endroit que l’an dernier. Hélas ! Je ne pourrai pas m’y rendre, c’est une catastrophe… Heureusement, les comptes-rendus sont toujours complets, avec une copie des présentations faites à l’assistance. Que du bon en somme.

Informations et inscription : Agile Tour 2009

Je me sens agile !

Excellente journée, aujourd’hui !

Pour commencer, une jolie acquisition finalisée ce matin (la 4e entreprise du groupe) dont je laisse au padrone le soin d’annoncer la nouvelle. Ce sera le 21 octobre. Oui, je sais, ça fait un peu buzz

Et puis, c’était surtout la journée Agile Tour 2008 à Toulouse ! Inutile de tourner autour du pot : j’ai été très agréablement surpris ! Et ce, pour plusieurs raisons :

  • L’organisation était parfaite : accueil sympathique, horaires respectés, pauses gourmandes généreuses, matériel et salles adaptés, atmosphère détendue propice aux échanges.
  • Les salles étaient combles, preuve que les méthodes agiles commencent à s’installer doucement mais surement.
  • Les intervenants étaient passionnés, passionnants et pédagogues.
  • Les exemples d’utilisation étaient clairs et convaincants.
  • La programmation était judicieuse pour avoir une vision globale du sujet (1. Origine, théorie ; 2. Application via les ateliers ; 3. Retours d’expérience).
  • L’effort des sponsors a permis d’ouvrir gratuitement cette journée à tous, sans rogner sur la qualité des interventions.

Que du bonheur ! Il faut dire que c’était facile : l’organisation de ces journées Agile Tour a elle-même bénéficié d’une approche agile…

Sur ce coup, les absents ont eu tord, mais ils pourront (légèrement) se rattraper en consultant les supports des conférences sur le site de la SigmaT dès demain.

Pour finir, voici en vrac ce que je retiens de cet événement :

  • Lire deux livres : The Mythical Man-Month, de Frederick P. Brooks, et Peopleware, de Tom DeMarco et Timothy R. Lister.
  • L’Agile Manifesto et ses 12 principes.
  • La complémentarité de l’approche Lean sur les projets agiles.
  • Le constat à l’origine de la création de Scrum : « le processus de développement est imprévisible ».
  • Scrum est utilisé dans 3 projets agiles sur 4 (Scrum seul 49%, Scrum + XP 22%).
  • Le coeur de cible agile : un nouveau projet pas trop critique, piloté par un management accomodant, sur une architecture définie, développé à temps plein par une équipe de 5 à 12 personnes réunies en un même lieu, s’appuyant sur des outils et systèmes interactifs ! C’est un idéal, bien sûr…
  • Sélectionner les méthodes agiles adéquates et les adapter au contexte.
  • Shu Ha Ri : suivre, comprendre, adapter. Auquel j’ajouterais améliorer.
  • Bien penser son architecture avant d’appliquer un développement agile.
  • Ne pas oublier de documenter son travail (non par formalisme, mais parce que tout ne peut pas être déduit du code, comme les séquences).
  • L’atelier XP Game qui a vite montré à tous les participants l’intérêt de l’Extreme Programming pour piloter un projet.
  • L’excellent retour d’expérience d’Igeoss qui a adopté les méthodes agiles dès l’origine pour développer ses solutions, avec un réel avantage productif et qualitatif.
  • L’excellente discussion avec Ramiro Sarmiento, agile coach chez Agilii et organisateur de l’Agile Tour 2008.

Parmi les blogs que je lis régulièrement sur le sujet, je vous recommande :

Merci à tous les organisateurs d’Agile Tour 2008 pour cette belle réussite ! Leurs efforts méritent bien ce petit retour.

Agence web ou SSII : que choisir ?

Lors d’une conférence aux RSI Midi-Pyrénées, j’ai été amené à répondre à une question sur le choix du prestataire pour une plate-forme e-commerce. Ma réponse a été suffisamment maladroite et incomplète pour que plusieurs visiteurs me relancent sur le sujet dans les couloirs de Sup Info.

La fameuse question

La question était à peu près : « est-ce que le choix entre agence web et SSII n’est qu’une simple question de coût ? ».

J’ai donc répondu que le débat ne se situait pas là, puisque nous constatons une évolution profonde des agences web et des SSII autour des prestations Internet.

La fameuse réponse

Il y a 15 ans, quand démarraient les premiers projets Internet, il y a avait peu de technologies associées. Juste du HTML, même pas de CSS ! Ce nouveau canal de diffusion servait essentiellement à la communication d’entreprises. Naturellement, ce sont les services de communication et/ou de marketing qui ont hérité des projets Internet et ont, à leur tour, transmis les demandes à leurs prestataires habituels : les agences de communication et de design.

Résultat : ces agences ont créé des départements web autour de méthodes et outils utilisés dans les métiers de création. Il suffit de relire les cahiers des charges des sites web de l’époque pour s’en convaincre…

Puis, tout a évolué très vite. Les technologies ont débarqué à un rythme effréné. Attirés par ce nouveau marché juteux, les agences web ont fleuri (en débauchant des profils d’agences de communication et de design) et ont intégré de plus en plus de profils techniques, sans radicalement changer leurs méthodes. Jusqu’à l’éclatement de la « Bulle Internet » en 2000 et 2001.

Internet avait prouvé son intérêt, mais il fallait l’aborder autrement. Les entreprises ont donc impliqué d’autres profils, ceux de l’informatique, autour de méthodes et outils très différents.

D’une façon générale, les agences web qui avaient survécu au crash, ont continué leur chemin autour de la communication et de la conception de contenu et d’interfaces. Les SSII ont récupéré les développements techniques et l’exploitation des services Internet.

Avec le temps et parce que les deux mondes coexistaient sans réellement se comprendre, les rapprochements étaient inévitables. C’est ce que nous vivons depuis quelques années, avec les fusions-acquisitions d’agences web par les SSII (l’inverse est plus rare).

J’ai conclus ma « fameuse » réponse sur ce point. J’ai donc pris beaucoup (trop) de raccourcis et oublié la suite !

Ce que j’aurais dû ajouter

Bien sûr, se faire manger tout crû par une SSII n’a pas plu à certains responsables d’agences web qui réclament haut et fort leur indépendance et leur culture. Et je leur donne mille fois raison !

Voici donc la suite de ma pensée… qui reste toujours la mienne et soumise à débat.

En réponse à la demande des internautes (dont le comportement a fortement évolué avec la généralisation du haut débit), les acteurs d’Internet se spécialisent. Les profils et les prestations deviennent très techniques et mettent à l’écart les agences web qui n’ont pas su évoluer ou recentrer leur activité. Non seulement les méthodes des métiers de la création côtoient les méthodes de développement logiciel, mais Internet a fini par favoriser la création de nouvelles méthodes (méthodes agiles, développements pilotés par les tests, conception centrée utilisateur, etc.). S’il existe encore des agences web indépendantes, c’est parce qu’elles utilisent ces nouvelles approches.

A côté de cela, une myriade de nouveaux acteurs se focalise sur les marchés de niche : référencement, marketing viral, e-mailing, e-commerce, vidéo web, réseaux sociaux, univers virtuels, veille, développement RIA/RDA, M2M, convergence web / mobile, etc. Cette dynamique structure le marché des prestations Internet et favorise la créativité, technique à l’appui.

C’est ma vision des choses qui ne demande qu’à évoluer grâce à vos commentaires.

Le développement agile transforme le monde des affaires

Agile Development sur CNN Money

Etrange surprise que de voir le développement agile à la 18e place du classement Business 2.0 de CNN Money. Alors que la plupart des équipes informatiques ne comprennent pas encore pourquoi, ni comment de telles méthodes de gestion de projets apportent des résultats, voilà qu’elles deviennent un des 50 piliers de la profonde transformation du monde des affaires.

C’est oublier un peu vite qu’un bon business man est avant tout visionnaire…

Source : Scrum – Méthodes agiles

UDOD, User documentation oriented design

Allez, je me lance ! Ce soir, j’invente un nouveau concept : le UDOD (User documentation oriented design).

Après tout, chaque jour, les acteurs du web inventent de nouveaux « concepts », toujours révolutionnaires, avec leurs centaines de termes et abréviations à connaître par coeur pour rester « in » ! On recherche, on découvre, on apprend, on applique, on oublie et on recommence. C’est tout le charme d’internet ! En regardant de près (ou plutôt de loin si on veut prendre du recul), il y a peu de concepts réellement nouveaux, mais ça fait monter le « buzz » ! Le « web 2.0 » en est une caricature…

« Et UDOD, ça apporte quoi de neuf ? »

Evidemment, après avoir dit tout ce que je pense des « révolutionnaires du web », je vais avoir un peu de mal à vous convaincre d’utiliser UDOD… Mais comme je l’applique avec de bons résultats, je me dis qu’il y aura bien quelques intéressés !

Le principe de UDOD est simple : après avoir fait un brief rapide et fixer des objectifs assez larges pour votre nouvelle application (méthodologie Paper prototyping), vous commencez par écrire la documentation de l’utilisateur débutant (« User guide for beginners »). L’intérêt est de poser une fois pour toute une description claire, synthétique et compréhensible de votre application. On devrait donc y trouver au moins :

  • une définition de l’application ;
  • une présentation des notions fondamentales ;
  • une description des fonctions principales et de leur utilisation ;
  • une description de l’architecture et de son interaction avec d’autres sytèmes ;
  • des annexes pour les détails techniques ;
  • un glossaire ;
  • un index.

Une architecture claire, des notions définies

Certes, cela a un coût. La rédaction est longue et doit être faite par un spécialiste. Cependant, on découvre vite l’intérêt de cette méthode :

  • La définion de l’application facilite la compréhension des objectifs pour l’équipe de développement.
  • Les notions fondamentales sont exhaustives et définies.
  • La description des fonctions donnent l’étendue du travail (orienté tâches) de développement et de conception de l’interface.
  • La description de l’architecture pose les bases du noyau de l’application.
  • Les annexes précisent les contraintes pour les développeurs.
  • Le glossaire définit tous les éléments de l’application.
  • L’index permet de valider la cohérence des termes utilisés.

Entendons-nous bien, je n’ai pas dit qu’il fallait finir la documentation avant de faire autre chose, mais bien de commencer par elle. Les autres méthodes de conception viendront compléter UDOD sans accroc :

  • Design participatif ;
  • Méthodes agiles ;
  • User task oriented design pour la conception de l’interfaces ;
  • UML pour la modélisation de l’application ;
  • Object oriented programming et Aspect oriented programming pour le développement du code ;
  • Unit tests pour valider chaque brique fonctionnelle définie par UDOD ;
  • et j’en passe…

Des utilisateurs impliqués

L’équipe interne a maintenant de quoi travailler sereinement. Mais il y a mieux encore : UDOD implique très vite les futurs utilisateurs de votre application. Ils peuvent la découvrir avant même qu’elle ne soit codée. Et bien sûr y apporter rapidement des remarques, des contraintes, de nouveaux besoins. Dans le cadre d’une application métier, la qualité des échanges est nettement améliorée. On applique au mieux les méthodes de design participatif !

Une documentation de qualité

Au bout du compte, vous aurez optimisé tous les cycles de développement. Et je garde le meilleur pour la fin : vous avez une documentation utilisateur claire et complète au lancement de l’application ! C’est tellement rare…