Christophe Le Bot

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Pratique de la conception numérique

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Navicrawler transforme Firefox en fouine

Navicrawler

Depuis un certain temps, je cherche un outil qui assiste intelligemment ma navigation à travers le web. Il y a bien sûr les favoris, l’historique, les agrégateurs et autres services web 2.0, mais je n’ai encore rien trouvé d’idéal pour m’assister quand je navigue.

Enfin, je n’avais pas trouvé car je teste actuellement Navicrawler (une extension pour Firefox) et il se pourrait bien que ce soit la réponse à mes besoins. Dixit les auteurs de ce bijou, « le Navicrawler est un outil d’exploration du web qui analyse le contenu et la structure des pages et des liens hypertextes pour accompagner l’utilisateur au cours de sessions de navigation. »

La description sur le site officiel est très claire, mais j’en garde les meilleurs morceaux :

Il s’adresse en premier lieu à la recherche en Sciences Humaines et Sociales, mais il peut être utilisé à d’autres fins. Il permet notamment de mieux comprendre sa propre activité de navigation, de la contextualiser en indexant tous les liens hypertextes (même ceux qu’on n’a pas cliqués) et de constituer des prises pour interpréter le web. Le Navicrawler produit ainsi des graphes dans lesquels les sites sont les noeuds et les liens sont les arcs ; ces dessins à plat ou en trois dimensions manifestent le parcours web de la session de navigation, à condition de les visualiser dans un logiciel adapté (par exemple Guess ou Graphiltre). Les graphes produits par le Navicrawler sont enrichis de nombreuses données issues de la navigation, qui permettent une interprétation poussée du terrain-web qu’on a exploré.

[…]

Contrairement aux crawlers classiques qui produisent des graphes à interpréter dans un second temps hors du web, le Navicrawler fournit le graphe de l’exploration pendant laquelle l’utilisateur a essayé de comprendre quelque chose du web. Le Navicrawler accompagne l’utilisateur et capitalise sa navigation : toutes ses fonctionnalités sont pensées pour l’aider à s’orienter et à voir ce qui est caché.

[…]

Le Navicrawler permet d’enrichir les données à la main. L’utilisateur peut ainsi commenter et classer les sites dans des catégories qu’il crée d’après la compréhension qu’il a des sites sur lesquels il navigue. Petit à petit, il peut affiner cette couche de description pour construire une première interprétation du domaine web qui l’intéresse.

[…]

Il est possible d’exporter la session de navigation sous différents formats : Graphes en .gdf (Guess) ou .net (Pajek), ou encore données brutes au format .csv (tableurs comme Excel ou OpenOffice Calc).

Stop, n’en jetez plus ! Je craque ! Et je le garde !

UDOD, User documentation oriented design

Allez, je me lance ! Ce soir, j’invente un nouveau concept : le UDOD (User documentation oriented design).

Après tout, chaque jour, les acteurs du web inventent de nouveaux « concepts », toujours révolutionnaires, avec leurs centaines de termes et abréviations à connaître par coeur pour rester « in » ! On recherche, on découvre, on apprend, on applique, on oublie et on recommence. C’est tout le charme d’internet ! En regardant de près (ou plutôt de loin si on veut prendre du recul), il y a peu de concepts réellement nouveaux, mais ça fait monter le « buzz » ! Le « web 2.0 » en est une caricature…

« Et UDOD, ça apporte quoi de neuf ? »

Evidemment, après avoir dit tout ce que je pense des « révolutionnaires du web », je vais avoir un peu de mal à vous convaincre d’utiliser UDOD… Mais comme je l’applique avec de bons résultats, je me dis qu’il y aura bien quelques intéressés !

Le principe de UDOD est simple : après avoir fait un brief rapide et fixer des objectifs assez larges pour votre nouvelle application (méthodologie Paper prototyping), vous commencez par écrire la documentation de l’utilisateur débutant (« User guide for beginners »). L’intérêt est de poser une fois pour toute une description claire, synthétique et compréhensible de votre application. On devrait donc y trouver au moins :

  • une définition de l’application ;
  • une présentation des notions fondamentales ;
  • une description des fonctions principales et de leur utilisation ;
  • une description de l’architecture et de son interaction avec d’autres sytèmes ;
  • des annexes pour les détails techniques ;
  • un glossaire ;
  • un index.

Une architecture claire, des notions définies

Certes, cela a un coût. La rédaction est longue et doit être faite par un spécialiste. Cependant, on découvre vite l’intérêt de cette méthode :

  • La définion de l’application facilite la compréhension des objectifs pour l’équipe de développement.
  • Les notions fondamentales sont exhaustives et définies.
  • La description des fonctions donnent l’étendue du travail (orienté tâches) de développement et de conception de l’interface.
  • La description de l’architecture pose les bases du noyau de l’application.
  • Les annexes précisent les contraintes pour les développeurs.
  • Le glossaire définit tous les éléments de l’application.
  • L’index permet de valider la cohérence des termes utilisés.

Entendons-nous bien, je n’ai pas dit qu’il fallait finir la documentation avant de faire autre chose, mais bien de commencer par elle. Les autres méthodes de conception viendront compléter UDOD sans accroc :

  • Design participatif ;
  • Méthodes agiles ;
  • User task oriented design pour la conception de l’interfaces ;
  • UML pour la modélisation de l’application ;
  • Object oriented programming et Aspect oriented programming pour le développement du code ;
  • Unit tests pour valider chaque brique fonctionnelle définie par UDOD ;
  • et j’en passe…

Des utilisateurs impliqués

L’équipe interne a maintenant de quoi travailler sereinement. Mais il y a mieux encore : UDOD implique très vite les futurs utilisateurs de votre application. Ils peuvent la découvrir avant même qu’elle ne soit codée. Et bien sûr y apporter rapidement des remarques, des contraintes, de nouveaux besoins. Dans le cadre d’une application métier, la qualité des échanges est nettement améliorée. On applique au mieux les méthodes de design participatif !

Une documentation de qualité

Au bout du compte, vous aurez optimisé tous les cycles de développement. Et je garde le meilleur pour la fin : vous avez une documentation utilisateur claire et complète au lancement de l’application ! C’est tellement rare…

La théorie des graphes vulgarisée

Théorie des graphes

La théorie des graphes est très puissante pour modéliser les relations qui existent entre des entités. Purement théorique, son application à la programmation permet de concevoir des architectures à la fois robustes et souples.

Le seul problème, c’est de la maîtriser. Je vous conseille donc l’excellent site « Théorie des graphes » du Laboratoire Gilco, au contenu clair, précis et illustré.

Un fois ce savant cours ingurgité, la modélisation d’architectures relationnelles complexes sera un jeu d’enfants !

Théorie des graphes (document PDF)