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Essayez vos lunettes avec Enjoy Sunglasses

Accueil Enjoy Sunglasses

Et voilà, Enjoy Sunglasses est en ligne ! Ce site e-commerce qui vend des lunettes de soleil, est l’un des rares à proposer d’essayer ses produits… en temps réel et en ligne !

Pour un client, rien n’est plus frustrant que d’acheter un produit qui ne lui va pas. Pour un vendeur, rien n’est plus frustrant que de perdre des ventes parce que le client n’a pas essayé le produit. Partant de ce constat, Enjoy Sunglasses a misé sur des technologies innovantes et propose l’essayage des paires de lunettes sur son propre visage. Une prouesse rendue possible par l’utilisation des outils d’essayage de Fitting Box.

Intégré à chaque étape-clé de la navigation, l’essayage virtuel offre enfin un moyen rapide de sélectionner la bonne paire de lunettes en fonction de la forme de son visage.

Retours d’expérience

Au-delà du concept plus qu’intéressant, j’ai eu la chance et le plaisir de vivre ce projet de l’intérieur. Toute l’équipe d’Ekinos a, en effet, participé à la construction de ce site autour de la plate-forme e-commerce Magento. Un travail parfois long et souvent difficile car les besoins étaient très éloignés du standard et les technologies utilisées longues à caler.

Sans tout dévoiler (ce n’est pas fini, une suite est déjà en route…), ce projet nous a permis de sortir des sentiers battus et de mettre à profit l’architecture si particulière de Magento. Oui, Magento est un gigantesque Lego. Oui, on peut faire des choses étonnantes avec. Mais quelle exigence ! J’avoue que la jeunesse de la solution nous a causé pas mal de soucis, cependant nous avons acquis une belle expertise dans le développement de modules, l’optimisation des performances et les méthodes de production adaptées à Magento (cycles de tests, packages, données de test et de production, installation, migration, etc.).

Nous avons maintenant une longue liste de points d’amélioration pour les futures versions de Magento, avec, en première ligne, la gestion des règles de calcul de prix pour le marché français et européen (prix HT, prix TTC, TVA, remises et escomptes, règles officielles d’arrondis sur 5 décimales, contextes d’application, etc.). Je reviendrai sur ce sujet pour préciser les aspects métier et fiscaux qui doivent être intégrés dans le standard Magento. C’est curieux : tous les intégrateurs Magento ont ce soucis, mais personne n’ose le dire…

Manque plus que l’soleil !

Maintenant, le site est en production. Avec l’arrivée du printemps (plus quelques fonctionnalités…), Enjoy Sunglasses sera, je l’espère, l’un des piliers du e-commerce ! Il faut bien rêver un peu, d’autant que les équipes d’Enjoy Sunglasses et de Fitting Box méritent bien ce succès : le projet est réfléchi, exigeant, précis et bien piloté. J’avoue prendre beaucoup de plaisir à travailler avec des gens qui ont des idées et de l’énergie pour les concrétiser. Surtout quand ils ont l’intelligence d’être souples face aux obstacles !

Je tiens aussi à remercier l’équipe qui partage mon quotidien chez Ekinos et a réalisé ce travail. Le challenge valait le coup, non ? Oui, bon, je sais, on soufflera plus tard : on doit livrer des projets encore plus dingues… J’y retourne !

Journée riche pour Magento

Trois événements majeurs pour le projet Magento, pratiquement au même moment :

Voilà les quelques informations qui manquaient encore pour convaincre les plus réticents !

Concernant la nouvelle version, tout a déjà été écrit sur le blog officiel ou sur celui de Fragento. J’ajouterai que nous avons maintenant la maturité qui manquait pour réaliser de jolis projets e-commerce !

Magento et le web sémantique

Si vous êtes à Toulouse le mardi 27 mai et voulez tout savoir sur les solutions internet actuelles, je vous invite à vous inscrire aux RSI Midi-Pyrénées. 19 conférences sont programmées autour de trois thèmes majeurs : le e-commerce, les technologies web et les stratégies innovantes.

J’ai l’immense privilège (et la lourde tâche !) d’être invité à deux conférences pour aborder ces sujets et montrer le résultat d’approches innovantes dans le e-commerce. Je vais donc prendre mon sujet de prédilection du moment : Magento ! Et pour compliquer la chose, j’y ajouterai une dose de web sémantique, grâce aux travaux menés par Ekinos et Mondeca sur de nouvelles interfaces de sites marchands (navigation contextuelle, filtres à facettes, moteur de recherche sémantique, association de produits et conseils d’achat en temps réel, etc.). Et comme un bon exemple vaut mieux qu’un long discours, je prendrai comme support un site e-commerce Magento que nous développons en ce moment.

Je serai ravi de vous rencontrer sur place pour discuter de tous ces sujets qui me passionnent. Si vous venez, faites-moi signe ! Maxime et Florent, je vous ai déjà repérés ! D’ailleurs, merci Maxime pour ton dernier billet : je vais en avoir bigrement besoin mardi !

Dernière chose, si vous loupez Toulouse, l’équipe d’Ekinos sera présente à Paris le 5 juin pour le TEC Paris – Île de France.

Goojet : le premier envol

Logo Goojet

Je ne suis pas sûr que Goojet ait vraiment besoin de cet article pour assurer son succès, tant le concept, l’approche, l’expertise et la technique sont solides. La levée de fonds de 2,3 millions d’euros, annoncée aujourd’hui, confirme mon avis. C’est juste une façon pour moi de marquer l’événement autour d’un projet que je suis (de loin) depuis le début.

Bonne chance à toute l’équipe dans cette aventure de la convergence web / mobile ! En même temps, connaissant leurs compétences, je ne me fais pas trop de soucis…

Le web 2.0 par l’exemple ? Commencez par cette liste !

Si votre voisin de pallier vous demande à quoi sert le web 2.0, autant lui montrer des exemples de référence. Pour nous épargner des jours de sélection et de tests, Christophe Lefevre nous propose une liste de services en ligne largement démonstrative, classée par catégorie.

Bien sûr, c’est tout aussi efficace avec un client un peu conservateur…

Source : Le Top du Top du web 2.0 international

Le “Mobile web 2.0″, un marché encore immature

La pandémie « web 2.0 » gagne du terrain et touche maintenant le marché de la téléphonie mobile. Ce n’est pas un scoop puisque les projets fleurissent partout, y compris en France… et surtout à Toulouse où j’aide quelques « groupes de travail » à développer des services mobiles qui vont, bien sûr, changer le monde. Mais promis, je ne dirais rien !

Le web 2.0 pour mobiles vous rend euphorique ? Voici l’heure de la douche froide. Dans le rôle du rabat-joie, un petit article de MocoNews a le mérite de décrire objectivement la situation : le Mobile web 2.0 est trop ambitieux, nous devrions l’appeler Mobile 0.5.

Un avis que je partage totalement, car il ne rejette pas la révolution à venir des applications mobiles mais insiste seulement sur l’immaturité du marché, des interfaces et des modèles économiques :

If there is a wireless revolution under way, then it’s certainly a slow one. “We’re really at mobile Web 0.5, to be completely honest,” Sumit Agarwal, a product manager in Google’s mobile division, was quoted as saying.

[…]

Mobile web 2.0 will happen – in good time.

La voie est pourtant tracée :

The real thing about Web 2.0 is people introducing applications to each other. […] True viral applications, something sent from one person to another, will absolutely be a big part of mobile.

J’en connais un qui va être ravi de voir ses décisions stratégiques confirmées de la sorte…

“Web 2.0″, Ajax, interfaces riches et prospective

J’ai toujours détesté le terme « web 2.0 ». Il ne signifie rien. Il englobe ce que chacun veut y mettre et ne sert qu’à convaincre les clients crédules de la nécessité d’une refonte de leurs services en ligne.

Les acteurs du web n’ont pas attendu la vague du « web 2.0 » (à quand le ressac ?) pour créer des communautés ou des applications en ligne (on remarquera au passage que les web applications sont devenues des SaaS, softwares as a service, c’est plus « tendance »).

Et que dire du contenu généré par les utilisateurs (le fameux User Generated Content si cher au « web 2.0 ») ? N’est-ce pas la fonction première du web que de permettre la diffusion rapide, massive et économique de contenu ? Depuis 1990 (et la première page web), les utilisateurs mettent en ligne du contenu.

J’ai eu la chance de concevoir des services « à la sauce web 2.0 » dès 1998 : sites communautaires, applications en ligne, outils de travail collaboratif… Et je n’étais pas le seul ! Mais il faut bien avouer que deux choses ont freiné leur expansion : les connexions bas débit et l’inviolabilité de la sphère privée.

Tout le monde peut comprendre qu’avec un modem RTC qui charge une page web en 55 secondes, il est impossible d’avoir des services tels que YouTube. Quant à la sphère privée, il a fallu une bonne dizaine d’années pour que l’internaute s’habitue à publier (donc rendre public) quelques bribes de sa vie personnelle (avec les excès que l’on connait aujourd’hui…).

Finalement, pour moi, le « web 2.0 », c’est :

  • un coup marketing de maître !
  • la généralisation du haut débit
  • l’ouverture de la sphère privée

C’est tout. Enfin presque… J’ai oublié le seul point réellement nouveau dans le « web 2.0 » : Ajax (Asynchronous JavaScript and XML), rendu possible grâce à l’implémentation de XMLHttpRequest dans Internet Explorer (merci Microsoft !).

Ajax change tout, à commencer par la notion de page web. Comme le fait très souvent remarquer Frédéric Cavazza, peut-on encore utiliser le terme de page web, alors que le contenu et la forme évoluent par petites touches au sein d’une seule page ? Netvibes en est un bon exemple.

Nous en sommes à l’ère des single page applications (SPA). Ses effets révolutionnent notre manière de voir et de concevoir le web. Les ergonomes sont obligés de revoir toutes leurs préconisations. Ajax change nos méthodes de production, les éditeurs de code HTML (comme Dreamweaver) ont disparu et font place à des environnements de développement lourd. Ajax bouscule les habitudes chèrement acquises des internautes (on ne touche plus au bouton « Page précédente » du navigateur pourtant si pratique !). Ajax perturbe l’économie du web en faussant la mesure d’audience.

Ajax finira peut-être par tuer le web, en imitant toujours mieux le comportement des applications classiques. Il rendra inutile le navigateur web et favorisera l’émergence des RIA (Rich Internet Applications), puis des RDA (Rich Desktop Applications). Finalement, Ajax entraînera un retour aux sources de l’informatique grand public : un système d’exploitation, des applications locales, des interfaces riches.

A la différence que tous leurs éléments intrinsèques seront connectés à internet et dépendront de lui : WebOS, RDA, Widgets, SaaS. Le web sera, quelques temps encore, un protocole d’échanges de données entre machines, avant de disparaître…

Utiliser les catégories pour gérer les tags sous WordPress

Logo WordPress

Incroyable mais vrai : WordPress ne gère pas les tags ! Ces petites étiquettes qui donnent du sens au contenu généré par les utilisateurs, sont dans tous les services estampillés « Web 2.0″… sauf dans WordPress. Les utilisateurs râlent depuis longtemps : c’est qu’ils les demandent, ces tags ! Et avec insistance ! Ils devaient être intégrés dans la prochaine version (la v.2.2 à paraître ces jours-ci) et ne le seront que dans la version 2.3. Les plus impatients ont déjà migré sur d’autres plates-formes…

Mais au fait, a-t-on vraiment besoin des tags dans WordPress ?

Non, car ce moteur de blog propose les catégories pour les gérer. Certains vont tout de suite me dire qu’il y a une grosse différence entre les deux et qu’il faut donc les deux. C’est vrai, il y a une telle différence que j’utilise les deux dans ce blog… en m’appuyant seulement sur les catégories.

Gérer les catégories comme un arbre sémantique

L’astuce consiste à utiliser la hiérarchie des catégories comme un arbre sémantique. Ensuite, il suffit de placer certains de ses noeuds dans l’interface. Pour illustrer le principe, je vais prendre l’exemple de ce blog qui utilise à la fois des thèmes et des tags.

Etape 1 : créer les racines

Pour commencer, je crée les catégories qui me serviront de racines :

  • Thèmes
    Pour gérer une classification hiérarchique.
  • Mots-clés
    Pour gérer les tags.

WordPress m’indique les identifiants des deux racines : 3 pour Thèmes et 4 pour Mot-clés. Ces identifiants sont importants pour placer les racines dans l’interface. Leur valeur dépend bien sûr de votre propre installation de WordPress. Mais n’allons pas trop vite…

Etape 2 : créer les thèmes

Mes thèmes sont hiérarchiques. Je crée donc les thèmes principaux (Concevoir, Développer, Exploiter, Imaginer, Savoir) en les plaçant sous la catégorie Thèmes. Puis, viennent les thèmes secondaires placés chacun sous un thème principal. Rien de très compliqué, c’est du WordPress basique !

Thèmes sous WordPress
La liste de mes thèmes dans l’interface de WordPress.

Etape 3 : afficher les thèmes

Maintenant, il faut mettre les mains dans le cambouis. Je vais modifier le thème WordPress de mon blog pour afficher mes thèmes dans la partie latérale de mon blog. Par défaut, WordPress gère la navigation par catégories dans un fichier nommé sidebar.php. J’y ajoute le code suivant :

<ul>
<?php
wp_list_categories('title_li=&orderby=name&show_count=0&use_desc_for_title=1&child_of=3');
?>
</ul>

wp_list_categories est une fonction standard de WordPress pour afficher la liste des catégories. Grâce à ses options, je vais pouvoir placer la racine de mon arbre sémantique :

  • title_li=
    Indique que je ne souhaite pas afficher de titre avant la liste.
  • orderby=name
    Ordonne les catégories par nom.
  • use_desc_for_title=1
    Affiche les catégories sous leur catégorie mère.
  • child_of=3
    Limite la liste aux catégories appartenant à la catégorie 3 (donc Thèmes).

Etape 4 : créer les mots-clés

Les mots-clés sont créés sur le même principe. Je les saisie donc dans le gestionnaire de catégories de WordPress, sous la catégorie Mots-clés.

Mots-clés sous WordPress
La liste de mes mots-clés dans l’interface de WordPress.

Etape 5 : afficher les mots-clés… dans un joli tag cloud

Pour afficher les mots-clés, j’aurais pu me simplifier la vie en reprenant le même principe que pour les thèmes. Dans ce cas, le code suivant suffit :

<ul>
<?php
wp_list_categories('title_li=&orderby=name&show_count=0&hierarchical=0&child_of=4');
?>
</ul>

Mais présenter les mots-clés sous forme d’un tag cloud est quand-même plus « tendance ». Un tag cloud met en valeur les mots-clés (tags) les plus utilisés. Pour cela, inutile de réinventer la roue, j’utilise une extension WordPress très simple et efficace : Category Tagging.

Une fois installée et activée, je n’ai plus qu’à générer le tag cloud dans l’interface :

<ul>
<?php
// Affichage du tag cloud (via plugin Category Tagging)
if (function_exists ('cattag_tagcloud') ) {
echo cattag_tagcloud(1,5,1,'NAME_ASC','1,2,3,4,5,6,7,8,9','','<li><a rel="tag" href="%link%" title="%description%" class="tag-cloud-%size%">%title%</a></li>','Aucun mot-clé trouvé');
}
// Affichage simple
else {
wp_list_categories('title_li=&orderby=name&show_count=0&hierarchical=0&child_of=4');
} ?>
</ul>

A chacun de spécifier ses paramètres (voir le détail sur le site de Category Tagging). Le plus important est sans doute le 5e paramètre qui exclut des catégories. Je l’utilise ici pour ne pas afficher les catégories racines (Thèmes et Mots-clés), ainsi que les thèmes de premier niveau qui sont déjà dans l’interface.

Reste à définir les styles CSS pour afficher les mots-clés en fonction de leur utilisation. Pour moi, c’est le code suivant :

a.tag-cloud-1 {
	font-size:1em;
	color:#9B907F;
}
a.tag-cloud-2 {
	font-size:1.2em;
	color:#7C6E59;
}
a.tag-cloud-3 {
	font-size:1.4em;
	color:#7C6E59;
}
a.tag-cloud-4 {
	font-size:1.6em;
	color:#666;
}
a.tag-cloud-5 {
	font-size:1.8em;
	color:#444;
}

Inconvénients

Comme toute astuce, la solution n’est pas idéale. Il y a aussi des inconvénients :

  • L’ajout d’un tag n’est pas possible pendant la saisie d’un article. En effet, WordPress propose l’ajout de catégorie pendant la rédaction, mais il semble impossible d’ajouter une sous-catégorie. Si quelqu’un connait le truc, je suis preneur !
  • Il faut modifier le code du thème WordPress pour gérer la liste des catégories à ne pas afficher dans le tag cloud. C’est le cas quand j’ajoute ou supprime un thème principal… ce qui est très rare.

Avantages

La solution n’est peut-être pas idéale, mais c’est un bon compromis :

  • On se passe d’un gestionnaire de tags. WordPress s’en trouve plus léger et plus stable.
  • Au niveau des articles, je peux afficher les thèmes et les mots-clés dans la même liste pour proposer un choix plus large aux lecteurs.
  • Si un mot-clé prend de l’importance, je peux le placer dans les thèmes sans toucher aux articles, ni aux outils de navigation. Pour faire la même chose avec un système de tags indépendant, il faut modifier chaque article…

Mise à jour. Thomas VdB voit deux autres avantages essentiels à utiliser les catégories comme arbre sémantique :

  • Les doublons disparaissent (comme Sémantique, sémantique et semantique qui sont habituellement considérés comme trois tags différents).
  • Le référencement est optimisé car l’adresse d’une page d’un tag décrit son contenu et facilite son indexation (par exemple, /category/mots-cles/web-semantique/).

Le Web 2.0 atteint ses limites

Un contenu réapproprié

Sur son blog Ecosphère, Emmanuel Parody nous alerte sur une des limites du Web 2.0 : les services en ligne autogérés. Prenant l’exemple de Digg, il montre que l’appropriation de la gestion du contenu par des petits groupes d’utilisateurs très actifs entraîne un détournement du service. Des dérives qui signeront inévitablement un retour vers le contrôle a priori du contenu :

J’en discutais avec Emmanuel Davidenkoff […]. Son choix, très motivé, consiste à imposer la modération a priori des commentaires et des contributions au nom de la cohérence éditoriale et de la qualité. Du coup on perd sans doute en spontanéité et on doit aussi supporter le coût de l’opération. Pourquoi ne pas faire le pari de laisser ses contributeurs s’autogérer ? Parce que, selon lui, derrière la communauté se crée un noyau dur qui tend à développer sa propre culture, ses codes, s’approprie l’espace au point d’exclure rapidement les nouveaux arrivants. Bref en apparence le site gagne son pari en fidélisant un noyau dur mais passe à côté de sa mission fédératrice. (extrait de l’article Digg : 1$ par vote, c’est cher payé sur Ecosphère)

Un contenu inapproprié

Cet exemple me fait penser aux déboires de USA Today qui a joué à 100% la carte du Web 2.0 pour la dernière version de son site web… sans avoir mesuré préalablement le désintérêt de 92% des lecteurs pour ses services participatifs. Si l’origine du problème vient d’une mauvaise conception du projet (overdose de « buzz » ?), il montre également que les principes du Web 2.0 ne s’appliquent pas à tous les projets web.

Un contenu inexploité

Les réseaux sociaux très permissifs du Web 2.0 ne sont pas les seuls à montrer leurs limites. Nova Spivack, le président de Radar Networks, montre, schémas à l’appui, l’inadéquation des mots-clés (les fameux « tags ») pour qualifier l’information à mesure que le web grossit :

La recherche par mots-clefs ne comprend pas le sens de l’information. La recherche en langage naturel est un peu meilleure pour comprendre le sens de l’information – mais elle ne s’intéresse pas plus à la structure de l’information. Pour vraiment améliorer la productivité de la recherche sur le web, nous aurons besoin de nouvelles approches qui structureront les données – c’est-à-dire qui seront capable de chercher dans et entre des bases de données structurées et pas seulement sur du texte sans structure ou de l’HTML semi-structuré. (extrait de l’article Beyond Keyword (and Natural Language) Search, traduit par InternetActu)

Verra-t-on un retour vers une classification plus classique (arbre, hiérarchie, facettes, graphes…) ? Sans nul doute, à condition de créer des interfaces suffisamment simples et rapides pour éviter de transformer chaque internaute en documentaliste. Le web sémantique dont on parle depuis que le web existe va devenir incontournable.

Un contenu réexploité

Je terminerai par ce qui me semble être la principale limite du Web 2.0 : la propriété intellectuelle. Il ne faut pas oublier que le monde réel est entièrement fondé sur la propriété : biens, marques, modèles, brevets, etc. Sauf à créer un autre monde, il faudra bien que le web se plie à cette règle du jeu séculaire. Les conflits et les enjeux en croissance constante le prouvent : purge de YouTube, signatures d’accords avec les auteurs, presse belge contre Google. Or le Web 2.0 doit notamment son succès au pillage des contenus. Que restera-t-il des réseaux sociaux une fois les procédures judiciaires abouties ? Comment garantir la stabilité du marché de la publicité en ligne sur des contenus instables ? Comment les internautes vivront ce douloureux passage d’un web anarchique et prolifique à un web raisonné et respectueux ? Ou bien, se dirige-t-on vers un web totalement libre, comme le voyait son créateur, Tim Berners-Lee ? Devra-t-on rendre l’économie classique « open source » ? Nous n’en sommes encore qu’à la préhistoire de l’internet…