Christophe Le Bot

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Pratique de la conception numérique

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Une excellente thèse sur Simile Exhibit

J’ai toujours eu un faible pour le web sémantique. Et encore un peu plus pour les projets Simile. Ceux qui me lisent régulièrement (si, si, il y en a !) auront suivi mes (modestes) contributions au projet Simile Exhibit.

Aujourd’hui, c’est au tour de Josef Dabernig de l’Université des sciences appliquées de Vienne (Technikum Wien) d’apporter sa pierre à l’édifice. Un sacré morceau : une thèse entièrement consacrée au framework Exhibit ! Toutes les informations y sont réunies pour faciliter la mise en place et l’utilisation de cet outil magique.

Le résultat est sur le wiki de Simile Exhibit, sous forme de document PDF (Creating interactive web pages using the Exhibit framework) et de code source.

Au passage, j’ai enfin compris comment je peux gérer des items hiérarchiques dans une même facette, tout en conservant la sélection multiple !

Hiérarchie dans une facette Exhibit
Hiérarchie dans une facette Exhibit

Saine et bonne lecture qui va m’inciter à sortir des cartons de vieux projets…

Magento et le web sémantique

Si vous êtes à Toulouse le mardi 27 mai et voulez tout savoir sur les solutions internet actuelles, je vous invite à vous inscrire aux RSI Midi-Pyrénées. 19 conférences sont programmées autour de trois thèmes majeurs : le e-commerce, les technologies web et les stratégies innovantes.

J’ai l’immense privilège (et la lourde tâche !) d’être invité à deux conférences pour aborder ces sujets et montrer le résultat d’approches innovantes dans le e-commerce. Je vais donc prendre mon sujet de prédilection du moment : Magento ! Et pour compliquer la chose, j’y ajouterai une dose de web sémantique, grâce aux travaux menés par Ekinos et Mondeca sur de nouvelles interfaces de sites marchands (navigation contextuelle, filtres à facettes, moteur de recherche sémantique, association de produits et conseils d’achat en temps réel, etc.). Et comme un bon exemple vaut mieux qu’un long discours, je prendrai comme support un site e-commerce Magento que nous développons en ce moment.

Je serai ravi de vous rencontrer sur place pour discuter de tous ces sujets qui me passionnent. Si vous venez, faites-moi signe ! Maxime et Florent, je vous ai déjà repérés ! D’ailleurs, merci Maxime pour ton dernier billet : je vais en avoir bigrement besoin mardi !

Dernière chose, si vous loupez Toulouse, l’équipe d’Ekinos sera présente à Paris le 5 juin pour le TEC Paris – Île de France.

Naviguer dans les graphes, un défi pour la conception d’interfaces ?

Le web sémantique est à la mode. Cette nouvelle « découverte » des notions fondamentales de l’informatique (le web est jeune, qu’il en soit pardonné…) entraîne une évolution des interfaces, à commencer par celles qui facilitent la compréhension et la manipulation de graphes de données.

Exemple avec le site dédié à l’exposition Design and the Elastic Mind du MoMA.

Interface du site web Design and the Elastic Mind
Interface du site web Design and the Elastic Mind.

L’interface (réalisée en Flash) permet de naviguer d’un article à un autre, grâce aux liens typés affichés sur chaque article sélectionné. L’idée est intéressante et l’aspect très réussi, mais l’ensemble manque d’efficacité (la destination d’un lien est imposée et la représentation mentale de l’ensemble est difficile).

Finalement, malgré son âge (7 ans), je trouve Kartoo plus efficace pour naviguer d’une information à l’autre, via leurs relations intrinsèques (même si ces dernières sont déduites de l’indexation des sites et ne gèrent ni l’orientation, ni la composition). Je l’utilise régulièrement quand un moteur « classique », comme Google, ne peut affiner une recherche floue.

Exemple de résultat Kartoo
Exemple de résultat de recherche avec Kartoo.

Autre approche, Visuwords qui tente de typer fortement les relations entre les données. Le résultat est exhaustif, mais, au-delà d’un item (ce que ne fait pas Visuwords), sa lecture nécessite du temps et un effort intellectuel important.

Visuwords
Recherche d’un mot dans le dictionnaire Visuwords.

Malgré le degré de finition de ces quelques exemples (et de tant d’autres glanés sur le web), je reste encore sur ma faim. Est-ce si difficile de concevoir une interface efficace pour naviguer dans des graphes complexes de données ? Je finis par le penser. A croire que notre (mon) cerveau n’a pas naturellement vocation à maîtriser ce type de représentation de l’information qui nous semble pourtant si intuitif…

Au bout du compte, j’en viens à me demander si la manipulation de graphes ne devrait pas être la chasse gardée des machines. Twine semble parfaitement tirer profit de cette approche.

Graphe de données Twine
Un graphe Twine… que l’utilisateur ne verra jamais !
Interface de Twine
L’interface de Twine, simple et pertinente.

Simile Exhibit 2.0 officiellement en français

Logo Simile

Depuis aujourd’hui, Simile Exhibit 2.0 supporte officiellement le français.

Je remercie David Huynh, créateur talentueux de cet outil précurseur des nouveaux usages du web, d’avoir accepter d’intégrer ma modeste contribution au code source officiel. Je remercie également les french beta testers qui m’ont permis d’affiner la version française, suite à mes précédents articles (ici et ). Et une mention spéciale à Got pour m’avoir remis sur les rails.

Si vous avez quelques exemples d’utilisation d’Exhibit en français, n’hésitez pas à les ajouter dans les commentaires. Amusez-vous bien !

Simile Exhibit 2.0 en français

On sait tous que les rentrées de septembre sont difficiles, mais celle-ci est vraiment infernale ! Même plus le temps de bloguer…

J’ai quand même fini un projet qui me tenait à coeur : la version française de Simile Exhibit 2.0.

Je ne vais pas revenir sur la présentation de cet outil fabuleux, largement décrit dans mon précédent article [Simile Exhibit : la version française est (presque) disponible]. J’ajoute simplement que la version 2.0 est toute fraîche et qu’il était temps d’y apporter une touche « frenchie » !

La voici donc en démonstration sur mon site, avant d’être intégrée à l’API officielle. Si vous constatez un dysfonctionnement ou une erreur de traduction, un petit commentaire sera le bienvenu ! Bien entendu, seule l’interface d’Exhibit est en français, les données (reprises des exemples officielles) restent en anglais. Un jour, quand j’aurai cinq minutes, je donnerai un exemple français…

Liste des exemples à tester

Simile Exhibit : la version française est (presque) disponible

Logo Simile

Simile (Semantic Interoperability of Metadata and Information in unLike Environments), initié par le MIT (Massachusetts Institute of Technology), développe des outils open source robustes et efficaces pour manipuler des données, le tout reposant sur les technologies du web sémantique.

Parmi ces outils, le framework Exhibit est l’un des plus démonstratifs. Il offre une interface riche pour trier, filtrer et consulter des données complexes, via une page web. Sa classification à facettes rend la sélection et la consultation de données très rapides.

Seul petit défaut : Exhibit ne parle actuellement que l’anglais, l’espagnol et le suédois. Pas pour longtemps puisque je viens de terminer la french version ! Elle sera intégrée dans la version stable (v.1.0) et la version 2.0 (bientôt disponible).

Pour valider ce travail, je fais appel à votre bonne volonté afin de tester quelques exemples et me remonter les erreurs et bogues que vous pourriez y trouver (via les commentaires). Une fois corrigée, la version française sera mise à disposition de tous sur le serveur de Simile.

Pour le moment, les exemples reprennent ceux du site officiel. Je n’ai pas traduit les fichiers de données puisqu’ils ne font pas partie d’Exhibit. Par contre, les éléments d’interface (actions, sélections, tris, filtres, copies, messages, aide…) devraient tous être en français. J’ajouterai sans doute un exemple utilisant toutes les options d’Exhibit avec un fichier de données en français. Ce sera plus simple !

Si vous avez déjà mis en place Exhibit sur vos sites, vous pouvez également tester la version française en modifiant (temporairement, bien sûr) le lien de la version Exhibit officielle :

<script src="http://static.simile.mit.edu/exhibit/api/exhibit-api.js?views=timeline" type="text/javascript"></script>

doit être remplacé par

<script src="http://demo.christophelebot.fr/simile-exhibit-fr/api/exhibit-api.js?views=timeline&bundle=false" type="text/javascript"></script>

Votre lien peut ne pas comporter de paramètre views. Par contre, il ne faut pas oublier le paramètre bundle (utile pour ce test seulement) qui permettra de basculer en français. Petit détail, votre navigateur doit être configuré pour afficher en priorité les contenus en français.

Liste des exemples à tester

Merci d’avance pour votre participation à ce test !

Y a-t-il des spécialistes d’Exhibit dans la salle ?

Logo Simile

Cela fait un certain temps que je suis avec beaucoup d’intérêt les travaux du MIT (Massachusetts Institute of Technology) autour de Simile (Semantic Interoperability of Metadata and Information in unLike Environments). Ses intervenants défrichent le terrain du web sémantique avec beaucoup de talent et sans oublier de passer de la théorie à la pratique.

Le projet le plus connu est sans doute Timeline qui se veut le « Google Maps du temps ». J’avoue que le résultat est plutôt à la hauteur de la comparaison, d’autant que l’intégration de Timeline dans un site web est triviale !

Par contre, je suis un peu moins enthousiaste avec Exhibit. Ce framework permet de publier des données structurées et de les manipuler dans une interface web avec une déconcertante facilité. Le concept est génial mais je trouve certains choix techniques très discutables.

Pourquoi avoir créé des attributs HTML spécifiques à Exhibit ? Par exemple, pour réaliser un filtre à facettes, il faut écrire le code suivant :

<div id="exhibit-browse-panel" ex:facets=".discipline, .relationship, .shared, .deceased"></div>

Résultat, le code source n’est pas conforme et la page n’est pas accessible (au sens ergonomique). Des inconvénients qui vont à l’encontre du web sémantique ! Pourquoi ne pas avoir développé une syntaxe particulière pour les valeurs des attributs HTML officiels ? C’est le principe de diffusion adopté par les microformats.

Quant aux données, elles proviennent d’un objet Javascript (plus précisément d’un objet JSON). Adopter JSON est une excellente idée… sauf pour le référencement de la page web. En effet, pour un robot d’indexation, une page Exhibit est vide ! Il y a bien quelques pistes pour résoudre le problème, mais je suis loin d’être convaincu. Il me semblerait plus judicieux d’intégrer les données par défaut dans le code source HTML et de les manipuler via des méthodes non intrusives (unobstrusive Javascript) par le DOM du navigateur.

Et de votre côté, utilisez-vous Exhibit dans vos projets ? Avez-vous trouvé des réponses à ces contraintes ?

Exhibit a un tel potentiel que je ne voudrais pas être bloqué par ces deux défauts majeurs. Surtout qu’un autre projet va en décupler l’intérêt : Potluck (merci Christian pour cette découverte !).

Utiliser les catégories pour gérer les tags sous WordPress

Logo WordPress

Incroyable mais vrai : WordPress ne gère pas les tags ! Ces petites étiquettes qui donnent du sens au contenu généré par les utilisateurs, sont dans tous les services estampillés « Web 2.0″… sauf dans WordPress. Les utilisateurs râlent depuis longtemps : c’est qu’ils les demandent, ces tags ! Et avec insistance ! Ils devaient être intégrés dans la prochaine version (la v.2.2 à paraître ces jours-ci) et ne le seront que dans la version 2.3. Les plus impatients ont déjà migré sur d’autres plates-formes…

Mais au fait, a-t-on vraiment besoin des tags dans WordPress ?

Non, car ce moteur de blog propose les catégories pour les gérer. Certains vont tout de suite me dire qu’il y a une grosse différence entre les deux et qu’il faut donc les deux. C’est vrai, il y a une telle différence que j’utilise les deux dans ce blog… en m’appuyant seulement sur les catégories.

Gérer les catégories comme un arbre sémantique

L’astuce consiste à utiliser la hiérarchie des catégories comme un arbre sémantique. Ensuite, il suffit de placer certains de ses noeuds dans l’interface. Pour illustrer le principe, je vais prendre l’exemple de ce blog qui utilise à la fois des thèmes et des tags.

Etape 1 : créer les racines

Pour commencer, je crée les catégories qui me serviront de racines :

  • Thèmes
    Pour gérer une classification hiérarchique.
  • Mots-clés
    Pour gérer les tags.

WordPress m’indique les identifiants des deux racines : 3 pour Thèmes et 4 pour Mot-clés. Ces identifiants sont importants pour placer les racines dans l’interface. Leur valeur dépend bien sûr de votre propre installation de WordPress. Mais n’allons pas trop vite…

Etape 2 : créer les thèmes

Mes thèmes sont hiérarchiques. Je crée donc les thèmes principaux (Concevoir, Développer, Exploiter, Imaginer, Savoir) en les plaçant sous la catégorie Thèmes. Puis, viennent les thèmes secondaires placés chacun sous un thème principal. Rien de très compliqué, c’est du WordPress basique !

Thèmes sous WordPress
La liste de mes thèmes dans l’interface de WordPress.

Etape 3 : afficher les thèmes

Maintenant, il faut mettre les mains dans le cambouis. Je vais modifier le thème WordPress de mon blog pour afficher mes thèmes dans la partie latérale de mon blog. Par défaut, WordPress gère la navigation par catégories dans un fichier nommé sidebar.php. J’y ajoute le code suivant :

<ul>
<?php
wp_list_categories('title_li=&orderby=name&show_count=0&use_desc_for_title=1&child_of=3');
?>
</ul>

wp_list_categories est une fonction standard de WordPress pour afficher la liste des catégories. Grâce à ses options, je vais pouvoir placer la racine de mon arbre sémantique :

  • title_li=
    Indique que je ne souhaite pas afficher de titre avant la liste.
  • orderby=name
    Ordonne les catégories par nom.
  • use_desc_for_title=1
    Affiche les catégories sous leur catégorie mère.
  • child_of=3
    Limite la liste aux catégories appartenant à la catégorie 3 (donc Thèmes).

Etape 4 : créer les mots-clés

Les mots-clés sont créés sur le même principe. Je les saisie donc dans le gestionnaire de catégories de WordPress, sous la catégorie Mots-clés.

Mots-clés sous WordPress
La liste de mes mots-clés dans l’interface de WordPress.

Etape 5 : afficher les mots-clés… dans un joli tag cloud

Pour afficher les mots-clés, j’aurais pu me simplifier la vie en reprenant le même principe que pour les thèmes. Dans ce cas, le code suivant suffit :

<ul>
<?php
wp_list_categories('title_li=&orderby=name&show_count=0&hierarchical=0&child_of=4');
?>
</ul>

Mais présenter les mots-clés sous forme d’un tag cloud est quand-même plus « tendance ». Un tag cloud met en valeur les mots-clés (tags) les plus utilisés. Pour cela, inutile de réinventer la roue, j’utilise une extension WordPress très simple et efficace : Category Tagging.

Une fois installée et activée, je n’ai plus qu’à générer le tag cloud dans l’interface :

<ul>
<?php
// Affichage du tag cloud (via plugin Category Tagging)
if (function_exists ('cattag_tagcloud') ) {
echo cattag_tagcloud(1,5,1,'NAME_ASC','1,2,3,4,5,6,7,8,9','','<li><a rel="tag" href="%link%" title="%description%" class="tag-cloud-%size%">%title%</a></li>','Aucun mot-clé trouvé');
}
// Affichage simple
else {
wp_list_categories('title_li=&orderby=name&show_count=0&hierarchical=0&child_of=4');
} ?>
</ul>

A chacun de spécifier ses paramètres (voir le détail sur le site de Category Tagging). Le plus important est sans doute le 5e paramètre qui exclut des catégories. Je l’utilise ici pour ne pas afficher les catégories racines (Thèmes et Mots-clés), ainsi que les thèmes de premier niveau qui sont déjà dans l’interface.

Reste à définir les styles CSS pour afficher les mots-clés en fonction de leur utilisation. Pour moi, c’est le code suivant :

a.tag-cloud-1 {
	font-size:1em;
	color:#9B907F;
}
a.tag-cloud-2 {
	font-size:1.2em;
	color:#7C6E59;
}
a.tag-cloud-3 {
	font-size:1.4em;
	color:#7C6E59;
}
a.tag-cloud-4 {
	font-size:1.6em;
	color:#666;
}
a.tag-cloud-5 {
	font-size:1.8em;
	color:#444;
}

Inconvénients

Comme toute astuce, la solution n’est pas idéale. Il y a aussi des inconvénients :

  • L’ajout d’un tag n’est pas possible pendant la saisie d’un article. En effet, WordPress propose l’ajout de catégorie pendant la rédaction, mais il semble impossible d’ajouter une sous-catégorie. Si quelqu’un connait le truc, je suis preneur !
  • Il faut modifier le code du thème WordPress pour gérer la liste des catégories à ne pas afficher dans le tag cloud. C’est le cas quand j’ajoute ou supprime un thème principal… ce qui est très rare.

Avantages

La solution n’est peut-être pas idéale, mais c’est un bon compromis :

  • On se passe d’un gestionnaire de tags. WordPress s’en trouve plus léger et plus stable.
  • Au niveau des articles, je peux afficher les thèmes et les mots-clés dans la même liste pour proposer un choix plus large aux lecteurs.
  • Si un mot-clé prend de l’importance, je peux le placer dans les thèmes sans toucher aux articles, ni aux outils de navigation. Pour faire la même chose avec un système de tags indépendant, il faut modifier chaque article…

Mise à jour. Thomas VdB voit deux autres avantages essentiels à utiliser les catégories comme arbre sémantique :

  • Les doublons disparaissent (comme Sémantique, sémantique et semantique qui sont habituellement considérés comme trois tags différents).
  • Le référencement est optimisé car l’adresse d’une page d’un tag décrit son contenu et facilite son indexation (par exemple, /category/mots-cles/web-semantique/).

Navicrawler transforme Firefox en fouine

Navicrawler

Depuis un certain temps, je cherche un outil qui assiste intelligemment ma navigation à travers le web. Il y a bien sûr les favoris, l’historique, les agrégateurs et autres services web 2.0, mais je n’ai encore rien trouvé d’idéal pour m’assister quand je navigue.

Enfin, je n’avais pas trouvé car je teste actuellement Navicrawler (une extension pour Firefox) et il se pourrait bien que ce soit la réponse à mes besoins. Dixit les auteurs de ce bijou, « le Navicrawler est un outil d’exploration du web qui analyse le contenu et la structure des pages et des liens hypertextes pour accompagner l’utilisateur au cours de sessions de navigation. »

La description sur le site officiel est très claire, mais j’en garde les meilleurs morceaux :

Il s’adresse en premier lieu à la recherche en Sciences Humaines et Sociales, mais il peut être utilisé à d’autres fins. Il permet notamment de mieux comprendre sa propre activité de navigation, de la contextualiser en indexant tous les liens hypertextes (même ceux qu’on n’a pas cliqués) et de constituer des prises pour interpréter le web. Le Navicrawler produit ainsi des graphes dans lesquels les sites sont les noeuds et les liens sont les arcs ; ces dessins à plat ou en trois dimensions manifestent le parcours web de la session de navigation, à condition de les visualiser dans un logiciel adapté (par exemple Guess ou Graphiltre). Les graphes produits par le Navicrawler sont enrichis de nombreuses données issues de la navigation, qui permettent une interprétation poussée du terrain-web qu’on a exploré.

[…]

Contrairement aux crawlers classiques qui produisent des graphes à interpréter dans un second temps hors du web, le Navicrawler fournit le graphe de l’exploration pendant laquelle l’utilisateur a essayé de comprendre quelque chose du web. Le Navicrawler accompagne l’utilisateur et capitalise sa navigation : toutes ses fonctionnalités sont pensées pour l’aider à s’orienter et à voir ce qui est caché.

[…]

Le Navicrawler permet d’enrichir les données à la main. L’utilisateur peut ainsi commenter et classer les sites dans des catégories qu’il crée d’après la compréhension qu’il a des sites sur lesquels il navigue. Petit à petit, il peut affiner cette couche de description pour construire une première interprétation du domaine web qui l’intéresse.

[…]

Il est possible d’exporter la session de navigation sous différents formats : Graphes en .gdf (Guess) ou .net (Pajek), ou encore données brutes au format .csv (tableurs comme Excel ou OpenOffice Calc).

Stop, n’en jetez plus ! Je craque ! Et je le garde !

User Generated Applications : utopie ou réalité ?

Même si le web 2.0 n’a pas inventé les réseaux sociaux, il a permis de généraliser la notion de User Generated Content, c’est-à-dire la création et la gestion du contenu par les utilisateurs. Tous les services « à la sauce web 2.0 » fonctionnent sur ce principe (à commencer par les blogs).

Et après ? Va t-on s’arrêter en si bon chemin ? Que peut-on apporter de plus à l’utilisateur ? Christian Fauré nous en donne la réponse : les User Generated Applications. A priori, son billet peut semer le doute (il date du 1er avril), et pourtant il ne manque ni de pertinence, ni de justesse.

Une réalité, soutenue par la demande des particuliers

« Les User Generated Applications ? Nous n’y sommes pas encore ! » Détrompez-vous : elles sont déjà là !

Un des meilleurs exemples est sans doute Yahoo! Pipes. Ce service permet de créer son propre agrégateur à partir de flux d’informations choisis, filtrés et manipulés. Pour cela, une interface graphique simple mais puissante permet de définir les règles de sélection et de traitements des flux.

Yahoo! Pipes - Accueil
Page d’accueil Yahoo! Pipes.
Yahoo! Pipes - Editor
Yahoo! Pipes Editor.

Ning est un service tout aussi intéressant. Il se définit comme « un service pour créer vos propres réseaux sociaux ». Certains y verront une plate-forme de blogs améliorée, alors qu’il s’agit bien de concevoir sa propre application de diffusion et de partage de contenu. Du User Generated Content servi par une User Generated Application, en quelque sorte.

Ning - Acceuil
Ning, page d’accueil.
Ning - IHM
Ning, interface de création.

Pour achever de vous convaincre, il me reste à citer Coghead. Là, nous touchons à la personnalisation ultime pour un résultat qui sort totalement des services web classiques. Coghead crée des applications complexes, à partir de données structurées par l’utilisateur, via une interface graphique.

Coghead
Interface de Coghead.

La difficulté d’une implémentation en entreprise

S’il est facile de faire du « cousu main » pour les particuliers, l’exercice est tout autre en entreprise. Christian Fauré nous dresse le tableau idyllique :

Personne n’aurait vraiment la même application, la notion même d’application deviendrait floue. Chacun créerait aisément ses propres services, au besoin en utilisant une librairie de composants génériques.

[…]

Le métier change ? Hop, je m’adapte immédiatement en modifiant mes services paramétrés. Pas besoin d’attendre le déploiement de la nouvelle version d’un progiciel.

[…]

Ce que cela change :
– plus de notion de processus métiers, ni de re-engineering : chacun outille son processus
– le management du SI se concentre sur l’architecture de l’information, l’interopérabilité et la sémantique des données.
– plus de MOE et de MOA, on arrête de travailler comme si l’on construisait un bâtiment (ouf!)

Et sa contrepartie :

Cela suppose une plus grande sensibilité et maturité des salariés dans la maîtrise de l’informatique. Cette sensibilité et cette éducation ne peut être assumée par l’entreprise seule. L’école elle-même ne pourra assumer ce rôle, ou en tout cas pas tels que les systèmes éducatifs sont actuellement conçus.

[…]

Le malaise des décideurs : ceux dont la fonction consiste à demander des rapports : bye, bye !

[…]

Il faut une population de salariés compétents pour être autonomes.

Les applications générées par les salariés sont-elles utopiques ou une réalité à court terme ? J’opte pour la seconde réponse, à condition de maîtriser la sémantique et l’interopérabilité des informations de l’entreprise. Tout l’enjeu (et les risques !) sont là. Le but est de qualifier le moindre fragment de contenu pour l’exploiter dans des conditions inconnues lors de sa création. Utopique ? Encore une fois, non. Encore une fois, les exemples existent.

Prenons Freebase. Ce projet a pour ambition d’être une base de données géante et universelle, alimentée par ses visiteurs. A priori, rien ne la démarque d’autres services web, sauf qu’ici, chaque information est qualifiée, « sémantisée ». Là où Google tente de comprendre le sens du contenu par des algorithmes évolués, Freebase découpe chaque information en fragments qui ont du sens. Là où Google vous donne une probabilité qu’une page web réponde à votre question, Freebase apportera la réponse exacte, fusse-t-elle unique !

Freebase
Site web de Freebase.

Avec l’explosion des données qualifiées et l’inévitable indisgestion qui s’en suivra, l’utilisateur en entreprise devra s’appuyer sur des outils de recherche, de sélection et de visualisation des données, avant de construire sa propre application. A ce titre, je citerai l’étonnant projet Many Eyes d’IBM.

Projet Many Eyes - IBM
Projet Many Eyes d’IBM.

Un séisme pour les acteurs informatiques ?

Je n’entrerai pas dans les détails d’un sujet connexe et sensible (cet article est suffisamment long, je pense…), celui de la génération automatique de codes qui touche directement les professionnels de l’informatique. On reste dans la même logique : accélérer la mise à disposition d’outils informatiques. Avec des conséquences importantes sur l’activité de certaines entreprises.

Les agences web sont les premières touchées. Elles sont souvent gérées par des créatifs qui ont une vision artisanale du développement web. Je n’ai rien contre les artisans talentueux, mais face à un serveur qui crée une application web en 2 minutes à partir d’un fichier UML 2, après avoir effectué des tests unitaires pour rendre l’application « 100% bug free », il devient très difficile de lutter, sauf à utiliser les mêmes méthodes de production et à se démarquer par une réelle créativité (là où l’homme aura toujours sa place).

Ensuite, à qui le tour ? Aux SSII qui facturent le déploiement et la maintenance de solutions applicatives ? Aux éditeurs de logiciels qui vendent des licences poste à poste ?

Pour ma part, je vois plusieurs évolutions importantes :

  • Les projets informatiques se focaliseront sur l’interopérabilité des systèmes d’information (l’open source les y aidera sûrement).
  • La sémantique va jouer un rôle fondamental dans la manipulation et la transformation de l’information.
  • Le développement informatique se concentrera sur la capacité de l’outil à s’adapter, à se personnaliser et à s’autogénérer.
  • La conception centrée utilisateur sera la seule conception possible.
  • Les managers devront intégrer les contraintes liées à l’autonomie des utilisateurs et à la plasticité de leur outil de production.
  • Les éditeurs de logiciels se transformeront en fournisseurs de services (la bataille Google / Microsoft est un bon exemple) ou en spécialistes métiers (comme Adobe, par exemple).
  • Les entreprises de services informatiques devront inventer le « support utilisateur individuel ».
  • La création prendra une place prépondérante et sera enfin facturée, puisqu’elle seule ne pourra être automatisée (enfin, pas à court terme…).
  • Nous utiliserons enfin les outils que nous imaginerons.

Du grain à moudre

Deux articles (en anglais) de CNN Money qui montrent que le sujet est d’actualité :

Pour finir, une excellente vidéo de Nigel Parker (48 minutes, tout de même !) qui reprend ce qui fait le web d’aujourd’hui et ce que seront les services applicatifs de demain :