Christophe Le Bot

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Pratique de la conception numérique

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Y a-t-il des spécialistes d’Exhibit dans la salle ?

Logo Simile

Cela fait un certain temps que je suis avec beaucoup d’intérêt les travaux du MIT (Massachusetts Institute of Technology) autour de Simile (Semantic Interoperability of Metadata and Information in unLike Environments). Ses intervenants défrichent le terrain du web sémantique avec beaucoup de talent et sans oublier de passer de la théorie à la pratique.

Le projet le plus connu est sans doute Timeline qui se veut le « Google Maps du temps ». J’avoue que le résultat est plutôt à la hauteur de la comparaison, d’autant que l’intégration de Timeline dans un site web est triviale !

Par contre, je suis un peu moins enthousiaste avec Exhibit. Ce framework permet de publier des données structurées et de les manipuler dans une interface web avec une déconcertante facilité. Le concept est génial mais je trouve certains choix techniques très discutables.

Pourquoi avoir créé des attributs HTML spécifiques à Exhibit ? Par exemple, pour réaliser un filtre à facettes, il faut écrire le code suivant :

<div id="exhibit-browse-panel" ex:facets=".discipline, .relationship, .shared, .deceased"></div>

Résultat, le code source n’est pas conforme et la page n’est pas accessible (au sens ergonomique). Des inconvénients qui vont à l’encontre du web sémantique ! Pourquoi ne pas avoir développé une syntaxe particulière pour les valeurs des attributs HTML officiels ? C’est le principe de diffusion adopté par les microformats.

Quant aux données, elles proviennent d’un objet Javascript (plus précisément d’un objet JSON). Adopter JSON est une excellente idée… sauf pour le référencement de la page web. En effet, pour un robot d’indexation, une page Exhibit est vide ! Il y a bien quelques pistes pour résoudre le problème, mais je suis loin d’être convaincu. Il me semblerait plus judicieux d’intégrer les données par défaut dans le code source HTML et de les manipuler via des méthodes non intrusives (unobstrusive Javascript) par le DOM du navigateur.

Et de votre côté, utilisez-vous Exhibit dans vos projets ? Avez-vous trouvé des réponses à ces contraintes ?

Exhibit a un tel potentiel que je ne voudrais pas être bloqué par ces deux défauts majeurs. Surtout qu’un autre projet va en décupler l’intérêt : Potluck (merci Christian pour cette découverte !).

Utiliser les catégories pour gérer les tags sous WordPress

Logo WordPress

Incroyable mais vrai : WordPress ne gère pas les tags ! Ces petites étiquettes qui donnent du sens au contenu généré par les utilisateurs, sont dans tous les services estampillés « Web 2.0″… sauf dans WordPress. Les utilisateurs râlent depuis longtemps : c’est qu’ils les demandent, ces tags ! Et avec insistance ! Ils devaient être intégrés dans la prochaine version (la v.2.2 à paraître ces jours-ci) et ne le seront que dans la version 2.3. Les plus impatients ont déjà migré sur d’autres plates-formes…

Mais au fait, a-t-on vraiment besoin des tags dans WordPress ?

Non, car ce moteur de blog propose les catégories pour les gérer. Certains vont tout de suite me dire qu’il y a une grosse différence entre les deux et qu’il faut donc les deux. C’est vrai, il y a une telle différence que j’utilise les deux dans ce blog… en m’appuyant seulement sur les catégories.

Gérer les catégories comme un arbre sémantique

L’astuce consiste à utiliser la hiérarchie des catégories comme un arbre sémantique. Ensuite, il suffit de placer certains de ses noeuds dans l’interface. Pour illustrer le principe, je vais prendre l’exemple de ce blog qui utilise à la fois des thèmes et des tags.

Etape 1 : créer les racines

Pour commencer, je crée les catégories qui me serviront de racines :

  • Thèmes
    Pour gérer une classification hiérarchique.
  • Mots-clés
    Pour gérer les tags.

WordPress m’indique les identifiants des deux racines : 3 pour Thèmes et 4 pour Mot-clés. Ces identifiants sont importants pour placer les racines dans l’interface. Leur valeur dépend bien sûr de votre propre installation de WordPress. Mais n’allons pas trop vite…

Etape 2 : créer les thèmes

Mes thèmes sont hiérarchiques. Je crée donc les thèmes principaux (Concevoir, Développer, Exploiter, Imaginer, Savoir) en les plaçant sous la catégorie Thèmes. Puis, viennent les thèmes secondaires placés chacun sous un thème principal. Rien de très compliqué, c’est du WordPress basique !

Thèmes sous WordPress
La liste de mes thèmes dans l’interface de WordPress.

Etape 3 : afficher les thèmes

Maintenant, il faut mettre les mains dans le cambouis. Je vais modifier le thème WordPress de mon blog pour afficher mes thèmes dans la partie latérale de mon blog. Par défaut, WordPress gère la navigation par catégories dans un fichier nommé sidebar.php. J’y ajoute le code suivant :

<ul>
<?php
wp_list_categories('title_li=&orderby=name&show_count=0&use_desc_for_title=1&child_of=3');
?>
</ul>

wp_list_categories est une fonction standard de WordPress pour afficher la liste des catégories. Grâce à ses options, je vais pouvoir placer la racine de mon arbre sémantique :

  • title_li=
    Indique que je ne souhaite pas afficher de titre avant la liste.
  • orderby=name
    Ordonne les catégories par nom.
  • use_desc_for_title=1
    Affiche les catégories sous leur catégorie mère.
  • child_of=3
    Limite la liste aux catégories appartenant à la catégorie 3 (donc Thèmes).

Etape 4 : créer les mots-clés

Les mots-clés sont créés sur le même principe. Je les saisie donc dans le gestionnaire de catégories de WordPress, sous la catégorie Mots-clés.

Mots-clés sous WordPress
La liste de mes mots-clés dans l’interface de WordPress.

Etape 5 : afficher les mots-clés… dans un joli tag cloud

Pour afficher les mots-clés, j’aurais pu me simplifier la vie en reprenant le même principe que pour les thèmes. Dans ce cas, le code suivant suffit :

<ul>
<?php
wp_list_categories('title_li=&orderby=name&show_count=0&hierarchical=0&child_of=4');
?>
</ul>

Mais présenter les mots-clés sous forme d’un tag cloud est quand-même plus « tendance ». Un tag cloud met en valeur les mots-clés (tags) les plus utilisés. Pour cela, inutile de réinventer la roue, j’utilise une extension WordPress très simple et efficace : Category Tagging.

Une fois installée et activée, je n’ai plus qu’à générer le tag cloud dans l’interface :

<ul>
<?php
// Affichage du tag cloud (via plugin Category Tagging)
if (function_exists ('cattag_tagcloud') ) {
echo cattag_tagcloud(1,5,1,'NAME_ASC','1,2,3,4,5,6,7,8,9','','<li><a rel="tag" href="%link%" title="%description%" class="tag-cloud-%size%">%title%</a></li>','Aucun mot-clé trouvé');
}
// Affichage simple
else {
wp_list_categories('title_li=&orderby=name&show_count=0&hierarchical=0&child_of=4');
} ?>
</ul>

A chacun de spécifier ses paramètres (voir le détail sur le site de Category Tagging). Le plus important est sans doute le 5e paramètre qui exclut des catégories. Je l’utilise ici pour ne pas afficher les catégories racines (Thèmes et Mots-clés), ainsi que les thèmes de premier niveau qui sont déjà dans l’interface.

Reste à définir les styles CSS pour afficher les mots-clés en fonction de leur utilisation. Pour moi, c’est le code suivant :

a.tag-cloud-1 {
	font-size:1em;
	color:#9B907F;
}
a.tag-cloud-2 {
	font-size:1.2em;
	color:#7C6E59;
}
a.tag-cloud-3 {
	font-size:1.4em;
	color:#7C6E59;
}
a.tag-cloud-4 {
	font-size:1.6em;
	color:#666;
}
a.tag-cloud-5 {
	font-size:1.8em;
	color:#444;
}

Inconvénients

Comme toute astuce, la solution n’est pas idéale. Il y a aussi des inconvénients :

  • L’ajout d’un tag n’est pas possible pendant la saisie d’un article. En effet, WordPress propose l’ajout de catégorie pendant la rédaction, mais il semble impossible d’ajouter une sous-catégorie. Si quelqu’un connait le truc, je suis preneur !
  • Il faut modifier le code du thème WordPress pour gérer la liste des catégories à ne pas afficher dans le tag cloud. C’est le cas quand j’ajoute ou supprime un thème principal… ce qui est très rare.

Avantages

La solution n’est peut-être pas idéale, mais c’est un bon compromis :

  • On se passe d’un gestionnaire de tags. WordPress s’en trouve plus léger et plus stable.
  • Au niveau des articles, je peux afficher les thèmes et les mots-clés dans la même liste pour proposer un choix plus large aux lecteurs.
  • Si un mot-clé prend de l’importance, je peux le placer dans les thèmes sans toucher aux articles, ni aux outils de navigation. Pour faire la même chose avec un système de tags indépendant, il faut modifier chaque article…

Mise à jour. Thomas VdB voit deux autres avantages essentiels à utiliser les catégories comme arbre sémantique :

  • Les doublons disparaissent (comme Sémantique, sémantique et semantique qui sont habituellement considérés comme trois tags différents).
  • Le référencement est optimisé car l’adresse d’une page d’un tag décrit son contenu et facilite son indexation (par exemple, /category/mots-cles/web-semantique/).

FireBug, l’outil de développement et de test web ultime

Logo Firebug

Développée par Joe Hewitt, à qui l’on doit l’interface de Netscape et de Firefox ou encore la librairie Boxely d’AOL, FireBug est une extension Firefox pour faciliter le test et la correction d’applications web riches (HTML, CSS, Javascript, XML et Ajax).

Attendue depuis quelques mois comme le Graal du développeur web, je viens d’en tester la dernière version (v.0.4.1 du 13 octobre 2006). Bilan ? Il suffit de trente secondes pour comprendre que cet outil est indispensable ! Petite tour de ses atouts.

Après une installation automatique et sans histoire, FireBug est accessible par le menu principal de Firefox. Une icône apparaît également dans la barre d’état et indique si la page web en cours est valide (icône verte) ou si elle contient des erreurs (icône rouge avec le nombre d’erreurs). Un volet permet d’utiliser toutes les fonctions de FireBug directement sous la page web testée.

Inspection du code

FireBug possède un inspecteur contextuel très efficace pour parcourir le code d’une page web. Il suffit de placer le pointeur sur un objet de la page pour en voir le code HTML ou obtenir des données numériques (taille, position, marge, espacement…). Si des fichiers sont liés (styles, scripts), il suffit d’ouvrir la balise HTML correspondante pour voir le code du fichier lié. C’est simple et rapide ! L’inspecteur gère aussi les styles CSS. On peut contrôler leur définition sur n’importe quel objet et détecter rapidement des conflits d’attributs. Quant aux as du DOM (Document Object Model), ils seront ravis d’en consulter les propriétés de façon aussi simple.

FireBug - Inspection des objets HTML
Mise en surbrillance du code HTML d’un objet survolé.
FireBug - Inspection des styles CSS
Valeurs des attributs de style d’un objet survolé.
FireBug - Inspection du DOM
Inspection du DOM.

Affichage des erreurs

En cas d’erreurs dans une page (HTML, CSS, Javascript), FireBug en dresse la liste et le détail (objet, valeurs, numéro de ligne…). Comme l’accès au fichier incriminé est immédiat (lien vers le fichier, puis sélection de la ligne), la détection des erreurs est très efficace.

FireBug - Affichage des erreurs
Affichage des erreurs dans la console.

Debugger Javascript

FireBug ne se contente pas d’afficher les erreurs, il peut aussi servir de debugger en testant les scripts Javascript pas à pas. Bien sûr, beaucoup d’entre nous trouverons ses fonctions trop simples, mais il est suffisant dans 80% des cas. Et il y a une console Javascript en prime pour exécuter des commandes directement !

Contrôle des flux Ajax

Je garde le meilleur (à mon goût) pour la fin : l’Ajax Request Spy. Avec lui, le trafic Ajax entre le client et le serveur n’aura plus rien à cacher ! J’adore.

Conclusion

Même si Joe Hewitt est encore loin de la version 1.0, son travail est déjà remarquable et terriblement efficace. Pour ma part, je garde la version actuelle qui m’a déjà permis de faire le ménage dans plusieurs sites en… 20 minutes ! En ce moment-même, je constate que l’interface de gestion de WordPress (moteur de mon site) contient, elle aussi, des erreurs… C’est redoutable.

FeedValidator valide vos flux Atom et RSS

Un petit outil bien pratique pour vérifier la syntaxe de vos flux de syndication : FeedValidator. Le complément idéal des outils de validation déjà bien connus :